Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304698

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un agent contractuel du ministère de la culture pour un préjudice lié à son reclassement et à sa rémunération, fondée sur la circulaire du 23 juin 2009. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la circulaire du 23 juin 2009, qui établit une classification des emplois, est une simple instruction de service dépourvue de caractère réglementaire et ne crée donc pas de droits directement invocables par l'agent. Le pouvoir de fixation de la rémunération relève de l'autorité administrative, conformément aux articles L. 713-1 et L. 713-2 du code général de la fonction publique et au décret du 17 janvier 1986. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique (articles L. 713-1 et L. 713-2), décret n°86-83 du 17 janvier 1986, et circulaire du 23 juin 2009 (dont le caractère non réglementaire est constaté).

7 avril 202610ème chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603711

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA pour une demande d'asile tardive (au-delà de 90 jours) sans motif légitime, est suffisamment motivée et que l'office n'était pas tenu d'y détailler l'évaluation de la vulnérabilité du requérant. Il écarte également les griefs tirés d'une prétendue méconnaissance de la directive "accueil" et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : DAHANI

7 avril 2026- Etrangers - 15 jours
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202201

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour une centrale d'enrobés. Les juges ont estimé que le projet était conforme à la carte communale le classant en zone artisanale et industrielle, et ont écarté les moyens tirés de la procédure d'enregistrement ICPE, relevant d'une législation distincte. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.

Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202204

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour une centrale d'enrobés. Les juges ont estimé que le projet était conforme à la carte communale le classant en zone artisanale et industrielle, et ont écarté les griefs liés à la procédure environnementale, celle-ci relevant de la législation distincte des installations classées (ICPE). La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme.

Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202207

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré pour une centrale d'enrobés. Les juges ont estimé que les vices de procédure allégués, liés à la consultation environnementale, relevaient du régime distinct des installations classées (ICPE) et non de celui du permis de construire. Ils ont également jugé que le projet était conforme à la carte communale qui prévoyait une zone artisanale et industrielle sur le site, et ont écarté les autres moyens soulevés contre l'arrêté municipal.

Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202953

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par l'association Les Pyrénées rebelles contre l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 enregistrant une centrale d'enrobage à chaud. La juridiction a jugé que le dossier de demande d'enregistrement, soumis aux articles L. 512-7 et L. 512-7-1 du code de l'environnement, était complet et que les risques de pollution des sols et des eaux souterraines étaient suffisamment pris en compte et justifiés. Elle a également écarté l'exception d'irrecevabilité soulevée pour défaut d'intérêt à agir de l'association requérante.

Avocat : LABORDE-APELLE

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202956

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 enregistrant une centrale d'enrobage à chaud. Le juge a estimé que le dossier de demande d'enregistrement, soumis aux articles L. 512-7-1 et R. 512-46-3 du code de l'environnement, était complet et permettait une appréciation suffisante des incidences notables du projet sur l'environnement et des mesures de prévention des risques de pollution. La juridiction a également écarté l'exception d'irrecevabilité pour défaut d'intérêt à agir soulevée par les sociétés exploitantes.

Avocat : LABORDE-APELLE

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202958

La société Pyrénées Conceptions demande l'annulation d'un arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 autorisant l'enregistrement d'une centrale d'enrobage à chaud. Le Tribunal Administratif de Pau, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, rejette la requête. Il estime que le dossier de demande d'enregistrement, examiné au regard des articles L. 512-7 et L. 512-7-1 du code de l'environnement, était suffisamment complet pour permettre au préfet d'apprécier les incidences du projet et les mesures de prévention des risques.

Avocat : LABORDE-APELLE

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600944

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal du 8 janvier 2026 interdisant temporairement certains regroupements. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition nécessaire pour ordonner la suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, sans se prononcer sur la recevabilité de la requête, il a refusé de suspendre l'exécution de l'arrêté.

Avocat : CASAU

7 avril 2026
TA67DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402852

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le retard de plus de 90 jours dans le dépôt de sa demande d'asile, sans motif légitime justifié, rendait légal le refus de l'allocation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 552-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : GAUDRON

7 avril 20265e chambre
TA67DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602361

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à une demandeuse d'asile turque. Le tribunal a jugé que le retard de plus de 90 jours pour déposer la demande d'asile était justifié par un motif légitime, à savoir les persécutions subies en Turquie après la signature de la déclaration « D... pour la paix ». La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la directive 2013/33/UE.

Avocat : HEBRARD

7 avril 2026Reconduite à la frontière
TA67DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602738

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et le refus de titre de séjour. La juridiction a estimé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement caractérisé une menace pour l'ordre public, justifiant la mesure, en se fondant sur les multiples condamnations pénales du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a examiné, sans les retenir, les moyens tirés de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KLING

7 avril 2026Reconduite à la frontière
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604297

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 février 2026, considérant que la motivation était insuffisante, notamment sur l'absence de réel examen de la situation personnelle et familiale du requérant au regard de l'article 8 de la CEDH. Les décisions ont été prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : HAPPI CHRISTELLA NGASSA

7 avril 2026ELOIGNEMENT
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601310

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'une salariée visant à obtenir le versement d'une provision sur son indemnité de fin de contrat et la délivrance de documents. Le juge estime que l'obligation de paiement invoquée par la requérante à l'encontre de l'EHPAD est sérieusement contestable, notamment sur le point de savoir si elle a refusé tacitement le renouvellement de son contrat. La décision est rendue en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative relatif au référé-provision.

Avocat : VALLAR

7 avril 2026
TA101DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600378

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre le refus d'une bourse doctorale par le président du conseil départemental. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le refus de financement ne constituant pas une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant. Seule la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Avocat : KARJANIA

7 avril 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309108

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de propriétaires visant à faire déplacer des armoires de fibre optique d'Orange et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le préjudice allégué (gêne d'accès au garage) ne constituait pas un dommage anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du gestionnaire d'un ouvrage public. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité publique pour dommages de travaux publics.

Avocat : AVERSANO

7 avril 20265ème Chambre
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514901

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné plusieurs requêtes de la Métropole Aix-Marseille-Provence visant à l'expulsion d'occupants d'une aire d'accueil pour gens du voyage. La juridiction a donné acte du désistement de la Métropole pour deux requêtes. Pour les autres, elle a ordonné l'expulsion des occupants concernés, considérant qu'ils étaient sans droit ni titre après avoir dépassé la durée maximale de stationnement autorisée sans dérogation, au regard du règlement intérieur de l'aire et de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : SCP VEDESI ASSOCIATION D'AVOCATS

7 avril 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603501

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge a constaté que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait que partiellement exécuté l'injonction de réexaminer la demande de séjour de M. A..., bien qu'il ait délivré une autorisation provisoire. En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné au préfet de procéder à ce réexamen et de prendre une nouvelle décision dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Avocat : RUDLOFF

7 avril 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604476

La société France gardiennage demandait l'annulation d'une procédure de marché public devant le Tribunal Administratif de Marseille. Le juge des référés a rejeté la requête comme irrecevable, car le contrat avait déjà été signé avant le recours. La décision s'appuie sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, qui conditionne la saisine du juge à une intervention avant la conclusion du contrat.

Avocat : CLARAC

7 avril 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604491

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence en tant que parent d'enfant français. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la mesure, ni soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : JULES

7 avril 2026