Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530645
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée car la demanderesse n'a pas fourni, malgré une mise en demeure, les justificatifs nécessaires permettant au juge d'apprécier sa situation de précarité et sa bonne foi. **Textes appliqués** : Article L. 845-3 du code de la sécurité sociale (régime de remise de l'indu) et les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative (procédure de rejet pour insuffisance de motivation).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530751
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... B... contestant l'arrêt de son RSA par la CAF de Paris. La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance, rendue en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, rejette donc la requête comme manifestement irrecevable, la régularisation demandée par le greffe n'ayant pas été effectuée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532471
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, se prononce sur sa compétence territoriale pour connaître d'un recours contre le refus d'une habilitation d'accès à la zone de sûreté de l'aéroport Paris-Orly. Il estime que ce litige, relatif à l'application d'une législation régissant une activité professionnelle, relève en premier ressort du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'exercice de la profession concernée. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet donc le dossier au tribunal administratif de Melun, dont le ressort comprend l'aérodrome de Paris-Orly.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533761
**Sujet principal** : Compétence territoriale d'un tribunal administratif pour un recours contre des mesures d'éloignement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Melun. Il estime que la compétence territoriale revient au tribunal du lieu de résidence du requérant à la date des décisions attaquées. **Textes appliqués** : Les articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, relatifs à la transmission du dossier et aux règles de compétence territoriale.
Avocat : BENHAMOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601142
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Constatant que le préfet avait ultérieurement accordé un certificat de résidence au requérant, le juge a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet. Cependant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser au requérant une somme de 1 000 euros.
Avocat : EL MOUTAOUKIL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600451
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le préfet ayant délivré postérieurement le certificat de résidence sollicité. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a condamné l'Etat à lui verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative si l'aide définitive n'est pas accordée.
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600982
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Le juge constate que le recours, formé le 12 janvier 2026 contre un arrêté notifié le 5 décembre 2025, est manifestement tardif, ayant été introduit hors du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc déclarée irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601434
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable pour tardiveté. Le recours contre l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 (refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire) a été introduit hors du délai de 30 jours prévu par les articles L. 614-4 du CESEDA et R. 776-2 du code de justice administrative. La notification de la décision, réputée faite le 25 septembre 2024, rendait le recours tardif au regard de l'article R. 421-1 du même code.
Avocat : CALVO-PARDO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605606
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est le recours contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction constate que le recours, enregistré le 20 février 2026, est tardif car l'arrêté contesté du 28 juin 2025 a été notifié le 7 juillet 2025, dépassant ainsi le délai d'un mois prévu par les articles L. 911-1 et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : MAGBONDO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607051
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus d'entrée au titre de l'asile. Cette solution est motivée par le fait que la requérante, suite à une décision de la cour d'appel, a pu entrer sur le territoire et y solliciter l'asile, privant ainsi sa demande d'objet. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour constater cette absence d'objet et a rejeté la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIALLO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607391
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d'exécution d'un redressement fiscal. La requérante, qui contestait la mise en recouvrement d'impositions sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2010 à 2019, n'a pas justifié de l'urgence de la situation. Le juge des référés a statué sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, considérant que les conditions légales pour ordonner une suspension n'étaient pas réunies.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601161
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis prolongeant l'interdiction de retour sur le territoire français d'un ressortissant nigérian. La juridiction a retenu une méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, car l'intéressé n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations avant la décision. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601173
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... D... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du règlement (UE) n° 604/2013, notamment son article 13-1, l'Espagne ayant accepté de prendre en charge le demandeur d'asile. En revanche, le requérant a été admis au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601321
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence du 27 février 2026 pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée et que les conditions légales de l'assignation à résidence, prévues aux articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont remplies, l'intéressé faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal accorde toutefois l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601472
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de l'Eure de transférer son dossier de renouvellement de titre de séjour vers les Bouches-du-Rhône. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement dépourvue d'utilité, car la préfecture des Bouches-du-Rhône avait déjà autorisé la requérante à déposer directement une nouvelle demande sur son nouveau ressort. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions d'urgence et d'utilité des référés.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405319
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait une sanction disciplinaire (interdiction et amende) infligée par la fédération de pétanque, mais n'avait pas respecté le préalable obligatoire de conciliation devant le Comité national olympique et sportif français, comme l'exige l'article R. 141-5 du code du sport. Ses conclusions indemnitaires ont également été jugées irrecevables pour défaut de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : KELTEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500188
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Eiffage Génie Civil de sa requête en responsabilité contre le département de la Seine-Maritime. La juridiction rejette les conclusions de toutes les parties sollicitant une condamnation sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de statuer par ordonnance lorsqu'il ne reste plus à juger que cette question de procédure.
Avocat : SELARL CABINET DRAGHI-ALONSO
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503117
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'État au paiement de frais d'avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503156
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette décision est motivée par le fait que l'intéressé a, postérieurement à son recours, obtenu une carte de résident de dix ans, ce qui prive sa requête de son objet. Le tribunal rejette également sa demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503814
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant. Le sujet principal est le recours contre une contrainte pour recouvrement d'indu d'allocation de solidarité spécifique. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête par notification électronique régulière, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, ce silence vaut désistement pur et simple, mettant fin à l'instance.