Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511892
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Le tribunal a jugé que sa demande de titre de séjour pour raison médicale, formulée par voie postale par un ressortissant algérien, n'avait pas été régulièrement déposée, car elle devait être effectuée via un téléservice obligatoire. Par conséquent, le silence gardé par la préfète n'a pu faire naître une décision implicite de rejet attaquable. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2 et l'arrêté du 22 juin 2023, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600850
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant s'est borné à transmettre une copie de sa demande indemnitaire préalable à la commune, sans formuler de moyens et conclusions dans sa requête. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent qu'une requête contienne un exposé des moyens et conclusions pour être recevable.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603507
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a suspendu une mesure conservatoire d'opposition à la sortie du territoire prise par la préfète de la Savoie à l'encontre de deux enfants mineurs. Le juge a estimé que cette mesure, fondée sur le décret n° 2010-569 relatif au fichier des personnes recherchées, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'aller et venir des enfants, leur père titulaire de l'autorité parentale n'étant pas suspecté d'enlèvement. L'ordonnance enjoint à l'autorité administrative de procéder à la radiation des enfants du fichier.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603435
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de liquidation d'une astreinte. Le juge constate que l'injonction initiale (ordonnance du 11 février 2026) a été exécutée, malgré un léger retard, et qu'une précédente ordonnance (du 26 février 2026) a déjà constaté l'absence de lieu de liquider l'astreinte. La requête, fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, est donc irrecevable en l'absence d'éléments nouveaux justifiant une nouvelle demande.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511190
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602489
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de communication de documents administratifs par la commune de Roscoff. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la procédure disciplinaire engagée contre un géomètre-expert, qui motive la demande, permet au conseil régional de l'ordre d'ordonner un complément d'enquête si nécessaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles 95 et 101 du décret du 31 mai 1996 régissant la procédure disciplinaire des géomètres-experts.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602418
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de rejet de renouvellement de carte de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge a constaté que le requérant, initialement en rétention à Rennes, avait été libéré et résidait en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : CIMADE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602654
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a constaté que la requérante avait été placée en rétention administrative au centre de Metz (Moselle) après l'introduction de son recours. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de rétention (Nancy pour Metz), la magistrate a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nancy.
Avocat : BOURQUENEY
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507315
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le retrait d'une prime MaPrimeRénov' par l'Anah et demande d'injonction de paiement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les conclusions doivent être regardées comme dirigées contre la décision implicite de rejet née du silence de l'Anah sur le recours administratif préalable. Le moyen tiré du défaut de motivation est jugé inopérant, les requérants n'ayant pas préalablement demandé la communication des motifs de cette décision implicite comme le permet la loi. **Textes appliqués** : Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2, L. 232-4 et L. 412-7) et décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 (article 9).
Avocat : AOUIZERATE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600761
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante concernant sa demande de suspension et d'injonction, rendu sans objet par l'accord de principe de l'ordre professionnel. Il rejette les demandes de condamnation aux dépens formulées par les deux parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen au fond, suite au règlement amiable intervenu sur le refus initial de validation des statuts d'une SELARL et d'un contrat d'exercice.
Avocat : FACELINA-TABARD
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503965
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant suite à l'abrogation de l'arrêté préfectoral qui l'interdisait d'exercer auprès de mineurs dans le domaine sportif. Il condamne l'État à verser au requérant une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés pour l'instance. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DESMONTS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503498
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision du maire de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de détachement de terrains. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, relatifs au bornage et à une ancienne délibération municipale sur l'usage des sols, sont inopérants car ils ne démontrent pas la méconnaissance d'une règle d'urbanisme applicable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne contenant que des moyens manifestement infondés ou inopérants.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502991
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, la décision implicite de rejet initialement attaquée a été remplacée par un arrêté préfectoral exprès de refus, qui fait l'objet d'un nouveau recours. La demande d'allocation de frais de l'instance est rejetée. La juridiction s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1.
Avocat : BARA CARRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605475
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un agent communal visant à obtenir l'injonction de requalifier un jour de congé annuel en autorisation spéciale d'absence pour fête religieuse. Le juge a estimé que l'urgence, condition nécessaire de la procédure de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, l'agent n'étant pas empêché de pratiquer son culte puisqu'il disposait déjà d'une autorisation d'absence. La requête a donc été jugée irrecevable au titre du référé-liberté et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605242
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de perception. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant, M. B..., n'a pas introduit de recours principal en annulation contre la décision contestée, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans débat contradictoire en cas d'irrecevabilité manifeste.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605110
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension d'un permis de construire délivré par le maire d'Istres. Le juge des référés estime que les moyens soulevés par l'association requérante, fondés sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative, ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La requête est donc jugée manifestement mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL SINDRES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601132
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler les résultats d'un concours de technicien supérieur hospitalier. Le juge estime que la requérante, en contestant uniquement l'appréciation des mérites des candidats par le jury, ne présente que des moyens inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance dans ce cas.
Avocat : BRUSCHI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601860
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite hors du délai légal de deux mois suivant la notification de la décision contestée. Elle relève également que le requérant ne conteste pas utilement le motif d'incomplétude de son dossier et ne soulève aucun moyen opérant. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602823
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir des documents administratifs liés à la fin d'un contrat de travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). Solution retenue : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à l'instance sans examen du fond. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pour acter le désistement) ; la demande initiale était fondée sur l'article L. 521-3 du même code (référé mesures utiles).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609055
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la date d'audience au fond prévue à bref délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIEROT