Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601153
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande d'un requérant visant à obtenir une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, notamment au regard de la situation familiale et médicale invoquée, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée.
Avocat : GHAEM
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601161
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante comorienne, n'établissait pas que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits fondamentaux, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens des articles L. 522-3 du code de justice administrative et 7 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601165
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la requérante, bien que née à Mayotte, ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La demande est jugée mal fondée, sans qu'il soit besoin de statuer sur le caractère d'urgence.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609255
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour les élections des conseillers des Français de l'étranger. La juridiction a jugé que le dépôt du dossier complet après l'heure limite de 18h, fixée par l'article 19 de la loi du 22 juillet 2013, constituait un motif légal de refus, plaçant le consul général en situation de compétence liée. Les arguments de l'électeur concernant une erreur technique imputable à l'administration n'ont pas été retenus comme suffisants pour écarter l'application stricte du délai réglementaire.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606338
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le requérant, qui n'avait pas joint de requête principale en annulation distincte de sa demande de suspension, a présenté une requête manifestement irrecevable. Le juge a appliqué les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension d'une décision à l'existence d'une requête au fond préalable.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606343
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête ne relève pas manifestement de sa compétence, car la demande initiale a été déposée via une plateforme en ligne non prévue par la réglementation pour ce type de titre, ce qui la rend irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MALIK
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602205
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à obtenir la désignation d’un AESH pour un enfant handicapé. Le juge estime que la requête, déposée seulement quatre mois avant l’expiration de la décision de la CDAPH et après un délai important sans mise en œuvre, ne démontre pas le caractère d’urgence requis. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602214
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de M. C... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de voyage. Le juge estime que la situation du requérant, qui invoque une difficulté psychologique et une atteinte à sa liberté de voyager, ne présente pas le caractère d'urgence à 48 heures requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600811
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de provision d'un million d'euros formée par un patient contre l'ONIAM. Le juge estime que l'obligation de l'ONIAM d'indemniser un accident médical non fautif est sérieusement contestable, notamment sur le lien de causalité entre l'acte médical et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux et sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504342
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante dans le cadre d'un contentieux relatif au financement d'une revalorisation salariale ("Oubliés du Ségur") par le conseil départemental. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administratif qui l'autorisent à enregistrer ce désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et de réformation des décisions départementales.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605095
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante turque visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605100
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé provisoire dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée en ligne le 12 août 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 12 décembre 2025. La requête est donc jugée mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605105
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante sénégalaise visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a considéré que le silence gardé par la préfecture pendant plus de 90 jours sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant impossible une injonction en référé. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 422-10, R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600935
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... A... contestant les résultats des élections municipales de Saint-Denis-de-Méré. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car les griefs soulevés (utilisation du bilan de mandat et refus d'accès au budget) ne constituent pas une protestation électorale valable au sens de l'article R. 119 du code électoral, faute de conclusions précises demandant l'annulation du scrutin. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600986
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. E... A... qui contestait la légalité d'une liste concurrente aux élections municipales. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut examiner les irrégularités liées à la constitution d'une liste que dans le cadre d'un recours contestant les résultats de l'élection, conformément aux articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600035
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge relève que la requérante se borne à contester la réalité de l'indu, un moyen inopérant dans le cadre d'un recours contre un refus de remise gracieuse, et qu'elle n'allègue aucun élément sur sa situation de précarité financière. La décision s'appuie sur les articles R. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatif à la remise de l'indu, et R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600137
Le Tribunal administratif de Besançon rejette la requête de Mme A... qui contestait des décisions de la CAF du Jura accordant une remise partielle de dettes pour des trop-perçus d'APL et de RSA. Le tribunal estime que les moyens invoqués, qui contestent le principe même de l'indu sans démontrer une situation de précarité justifiant une remise totale, sont inopérants dans le cadre de ce litige. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 553-2 du code de la sécurité sociale, L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, et 1302 du code civil.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600775
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal ordonnant des travaux de démolition. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une copie du recours en annulation principal, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge n'a pas à examiner les arguments sur l'urgence ou le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100483
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande en responsabilité contre le centre hospitalier de Valence concernant la prise en charge par le SAMU d'une patiente décédée. Les requérants invoquaient des fautes du médecin régulateur et sollicitaient une indemnisation pour perte de chance et divers préjudices. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que les dysfonctionnements allégués dans l'organisation du service n'étaient pas établis comme étant à l'origine du décès, et qu'aucune faute caractérisée n'était démontrée. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute de service.
Avocat : RICOUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208217
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le juge constate que Mme B..., ayant été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après consultation de la mise en demeure sur Télérecours, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour acter ce désistement réputé pur et simple.