Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609131
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document provisoire de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, car le requérant réside à Colombes (Hauts-de-Seine). Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence du tribunal du lieu de résidence pour les décisions de police.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609545
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), rejette la demande de M. B... visant à suspendre son éloignement et à organiser son retour depuis le Mali vers l'Espagne ou la France. Le juge estime que la procédure de droit commun de l'article L. 614-3 du CESEDA, déjà utilisée et ayant abouti à un rejet de son recours, est exclusive des procédures de référé, sauf si l'exécution de la mesure crée des effets nouveaux et excédentaires. Aucun tel changement de circonstance n'étant caractérisé, la demande est jugée irrecevable.
Avocat : CLOUZEAU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609476
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d'urgence du placement d'un détenu dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension de la décision ministérielle. L'ordonnance conclut que les allégations concernant l'aggravation des conditions de détention et l'éloignement familial ne caractérisent pas, en l'espèce, une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure provisoire.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609463
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un avocat étranger sollicitant l'injonction de délivrer un récépissé justifiant de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ses arguments professionnels et familiaux ne démontrant pas une menace imminente et irrémédiable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Avocat : FELTESSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609904
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de M. A... qui sollicitait une injonction à l'encontre du secrétaire général du Conseil constitutionnel concernant l'enregistrement de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC). Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (sauvegarde d'une liberté fondamentale), n'est pas recevable. Il considère que le contrôle de la légalité de la décision du Conseil constitutionnel, organe juridictionnel, échappe à la compétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609718
Le Tribunal administratif de Paris rejette une requête en excès de pouvoir visant à obtenir un réexamen bienveillant et un rétablissement sur une liste d'attente pour une autorisation de taxi. Le tribunal estime que la requête, assimilée à un recours gracieux contre la décision préfectorale de radiation, est manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge de se substituer à l'administration pour prendre une telle mesure. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601878
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, se déclare incompétent pour connaître d'une requête visant à enjoindre au maire de célébrer un mariage. Le juge administratif estime que le refus du maire, en sa qualité d'officier d'état civil, de fixer la date de la cérémonie n'est pas détachable de l'exercice de ses fonctions judiciaires déléguées et relève donc de la compétence de l'ordre judiciaire. La demande est rejetée sans examen au fond, sur le fondement de la répartition des compétences entre les ordres de juridiction.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410857
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office du requérant, M. A..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai prescrit. Elle a donc appliqué les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408184
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de la requérante, Mme A..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416163
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge estime en effet que l'État, partie perdante, doit supporter cette charge dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400298
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus d'indemnisation de la mairie suite à sa garde à vue. Le tribunal estime que les litiges liés à une opération de police judiciaire relèvent de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407472
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est donc close.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408091
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., dans son recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603417
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence de l’administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est exclu par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604252
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante marocaine visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet, née du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est donc pas remplie, la requête étant mal fondée.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606111
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pour irrecevabilité manifeste. Le tribunal constate que le recours, formé par un étranger en rétention, a été introduit après l'expiration du délai impératif de 48 heures suivant la notification de la décision. La solution s'appuie sur les articles L. 921-2 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 922-17 du même code relatif aux irrecevabilités manifestes.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606114
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un étranger dans le Val-d'Oise. Il a déclaré incompétent et transmis le dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La compétence territoriale est en effet déterminée par le lieu de l'assignation à résidence.
Avocat : RADHOINI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606964
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie, notamment en raison du délai de plus de trois ans écoulé depuis que le requérant a été informé de la décision et du fait qu'il détient un document provisoire de séjour valide. Par conséquent, il n'y a pas lieu d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : RAMADAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524460
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé qu'il n'était pas territorialement compétent, car l'intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, juridiction compétente.
Avocat : FRATACCI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603642
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'une requête en excès de pouvoir visant notamment l'annulation d'un arrêté d'éloignement et d'une assignation à résidence d'une étrangère. Le juge a constaté que la requérante était assignée à résidence dans les Yvelines, département relevant du ressort du tribunal administratif de Versailles. En application des articles R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a décidé de transmettre le dossier à cette dernière juridiction, qui est territorialement compétente.
Avocat : GRANDSIRE