Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604300
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette les demandes de deux requérants visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de leur demande de titre de séjour. Le juge considère que leurs demandes de titre de séjour ont fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA, et qu'il ne saurait faire obstacle à cette décision en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Les requêtes sont donc jugées mal fondées et rejetées sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604307
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante camerounaise visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre de séjour de la requérante, déposée en août 2025, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : FREMOND
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502843
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Le litige portait sur une demande de dégrèvement de taxe foncière, mais l'administration ayant accordé le dégrèvement demandé, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de son recours. L'OPAC n'ayant pas répondu dans le délai imparti, il a été réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ACC
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500872
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait l'imposition d'une taxe sur les logements vacants. Le juge estime que la requête, qui ne fait qu'affirmer que la requérante n'est pas à l'origine de la vacance du logement, est manifestement dépourvue des précisions et des éléments de fait nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601095
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de la continuité de son séjour ni de l'existence de liens familiaux établis à Mayotte, et que son recours n'était donc pas fondé au regard de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement dénuée de fondement.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405792
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., qui sollicitait une injonction au préfet pour l'attribution d'un logement adapté. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement convenable en octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande de logement social. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'elle bénéficiait de l'aide juridictionnelle totale et que son avocat n'avait pas réclamé de frais.
Avocat : GIBON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406206
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction de logement contre le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal constate que le recours, enregistré le 24 juin 2024, est manifestement tardif, car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Cette décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la procédure de recours après une décision de priorité de la commission de médiation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406264
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement. La juridiction estime que le recours, fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est manifestement irrecevable car il a été introduit hors délai. En effet, la requête a été enregistrée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administratif, qui court à compter de l'expiration du délai accordé au préfet pour faire une offre de logement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406521
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... demandant l'attribution d'un logement adapté. Cette décision est motivée par le fait que la requérante a signé un bail pour un tel logement en mai 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette extinction de l'instance.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502842
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Ce désistement est prononcé car le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après que l'administration eut accordé le dégrèvement demandé, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour constater ce désistement d'office, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : SELARL ACC
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600124
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de contribuables demandant une réduction de leur impôt sur le revenu 2022 pour des versements sur un plan d'épargne retraite. La juridiction a jugé la réclamation irrecevable car elle avait été présentée à l'administration après l'expiration du délai légal du 31 décembre 2025, fixé par l'article R*196-1 du livre des procédures fiscales. Les moyens invoqués par les requérants (information tardive, indisponibilité des services bancaires) n'ont pas été retenus, conduisant au rejet de la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515508
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société TPA Sedgwick France comme étant manifestement irrecevable. Le juge constate que la société s'est bornée à produire des pièces et une demande de paiement, sans formuler de conclusions ni exposer de moyens juridiques dans sa requête. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui exigent que toute requête contienne un exposé des moyens et des conclusions.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531717
Le Tribunal administratif de Paris constate le désistement de la requérante, Mme A..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à contester le rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de rémunération par l'université Paris Cité. Ce désistement est la conséquence de l'application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après le rejet de sa demande de référé-suspension. La juridiction donne donc acte de ce désistement par ordonnance, mettant ainsi fin à la procédure.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601630
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction de sept jours de cellule disciplinaire prononcée contre une détenue. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, considérant que l'administration avait pris des mesures pour s'assurer de la compatibilité de l'état de santé de la requérante avec son maintien en cellule disciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Avocat : AIT-TALEB
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602917
**Sujet principal** : Demande de décharge d'impôts par une ancienne dirigeante au nom d'une société dissoute. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (ordonnance d'un magistrat désigné). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, la requérante n'ayant plus qualité pour agir au nom de la société, celle-ci ayant été radiée du registre du commerce. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503537
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., de son action en responsabilité visant à obtenir une provision pour un accident de service. La procédure est ainsi éteinte. La décision s'appuie sur les dispositions générales du code de justice administrative relatives au désistement.
Avocat : FREICHET
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303153
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à la communication de ses dossiers administratif et médical. Sur le seul point restant à juger, le tribunal condamne l'État à verser au requérant la somme de 1 300 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2601033
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... qui demandait l'annulation des résultats du premier tour des élections municipales et communautaires de La Rochelle du 15 mars 2026. La juridiction estime que la protestation est sans objet et donc irrecevable, car le premier tour n'a abouti à la proclamation d'aucun élu et le requérant ne demande pas la proclamation de candidats. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2205449
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la requête introduite par la direction départementale des finances publiques du Val-d’Oise. Cette requête visait initialement l'annulation d'un arrêté municipal de mise en sécurité. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorisent à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517318
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour absence de relogement, rejetée pour irrecevabilité manifeste. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée car la requérante, invitée à régulariser sa demande en chiffrant ses prétentions et en produisant un mandat de représentation, n'a pas donné suite dans le délai imparti. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°), R. 612-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et à la procédure de régularisation.