Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503428
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour motif médical (article L. 425-9 du CESEDA) formée par un ressortissant congolais. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision pour défaut de communication des motifs, malgré une demande régulière de l'intéressé, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation du requérant, sans accorder l'injonction spécifique de délivrance du titre de séjour sollicitée.
Avocat : DRAHY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505339
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant albanais contestant le refus implicite d'abroger son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé la demande irrecevable car le requérant ne justifiait pas résider hors de France à la date de sa saisine, condition exigée par l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les conclusions accessoires, dont une demande d'injonction et l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont également été rejetées.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509646
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'une demande de titre de séjour. La juridiction constate un non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation et d'injonction, la préfète ayant accordé une carte de séjour pluriannuelle en cours d'instance. En revanche, elle retient la responsabilité de l'État pour faute, en raison du délai illégal ayant causé un préjudice professionnel à la requérante, et l'en condamne à réparer.
Avocat : CADOUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510188
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante rwandaise, visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation du pays de destination prononcés par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux travailleurs temporaires. Il a également estimé que les moyens soulevés concernant l'atteinte disproportionnée à ses droits fondamentaux et l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
Avocat : GALLOUZE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510207
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, justifiant ainsi le refus de titre et les mesures d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions internationales invoquées.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511671
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler les décisions de refus de titre de séjour et d'éloignement prises par la préfète du Rhône. La juridiction a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en estimant que le refus était suffisamment motivé au regard des articles L. 423-23, L. 432-1-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.
Avocat : KOKO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603200
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet des conclusions de la requérante demandant la suspension et l'injonction. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieurement à l'introduction du recours, d'un titre de séjour par la préfète du Rhône. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603764
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident d'une réfugiée. La juridiction constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet suite à la délivrance d'une nouvelle carte par la préfète postérieurement à l'introduction du recours. Elle accorde néanmoins l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante et met à la charge de l'État une somme au profit de son avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MUSCILLO
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604307
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du 23 mai 2025 de la préfète de l'Ain, qui obligeait le requérant à quitter le territoire français, fixait son pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour. Cette annulation est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, l'administration n'ayant pas pris en compte l'intégration sociale et professionnelle récente du requérant, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605182
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les allégations de défaillances systémiques dans la procédure d'asile croate n'étaient pas suffisamment étayées pour constituer un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH. Il a également rappelé que la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 est discrétionnaire et ne confère pas de droit au demandeur.
Avocat : DAVILA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606512
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler son transfert vers la Roumanie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal estime que l'administration a procédé à un examen suffisant de sa situation personnelle et qu'aucun élément ne démontre l'existence de défaillances systémiques en Roumanie exposant le requérant à un risque de traitement inhumain ou dégradant. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : AMATALA BEFOUCK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606709
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin. La juridiction a jugé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée et ne révélait ni vice de procédure ni erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 742-3, et sur le règlement (UE) n° 604/2013.
Avocat : OKILA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606723
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant pakistanais visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Le juge estime que le préfet de police, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision est fondée sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire et l'absence de liens suffisamment anciens ou forts avec la France.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607397
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté de radiation des cadres et d'une décision de remboursement de trop-perçu, présentée par une maître de conférences hospitalière. La juridiction estime que la requérante n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, notamment au regard du délai écoulé depuis son départ de poste. Elle applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Avocat : MALILI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607492
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) visant à obtenir une convocation en préfecture pour le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci ayant perdu son objet puisque le requérant a finalement obtenu un rendez-vous en préfecture. Cependant, il condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé-liberté) et L. 761-1 (frais d'instance) du code de justice administrative.
Avocat : CABINET AMERHA AVOCAT SELARL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608067
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et à enjoindre au préfet de police de lui en délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la situation du requérant, qui avait obtenu un rendez-vous en cours d'instance, ne subissait pas de préjudice grave et immédiat justifiant une mesure provisoire. Seule sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire, fondée sur l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, a été accordée.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608568
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'annulation d'un refus implicite de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Il a ensuite pris acte du désistement de la requérante concernant les conclusions en suspension et injonction, et a rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais d'instance.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608640
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, car l'administration avait, postérieurement à l'introduction du recours, convoqué le requérant pour la délivrance du récépissé, rendant ainsi la demande sans objet. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et a également rejeté la demande de condamnation de l'Etat aux frais d'instance.
Avocat : CABINET EXILAE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609183
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour « carte bleue européenne » et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale du 7 juillet 2025, notamment au regard des conditions de ressources et de l'emploi effectif requises par l'article L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction sous astreinte est également rejetée, l'urgence n'étant pas caractérisée pour cette mesure distincte.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601598
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'assignation à résidence de M. B... F... et a jugé irrecevable sa requête en annulation de la décision de refus de titre de séjour. Le tribunal a considéré que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la mesure d'assignation à résidence n'étaient pas réunies, et que la requête relative au titre de séjour, introduite devant une juridiction territorialement incompétente (Rennes), ne pouvait être examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : VERCOUSTRE