Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600851
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement à un demandeur prioritaire. La juridiction constate que l'obligation a été exécutée avec retard et liquide l'astreinte due pour la période d'inexécution. Elle en modère toutefois le montant, fixant la somme définitive à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement à 18 000 euros, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600852
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement à un demandeur prioritaire. Considérant que l'obligation a été exécutée le 8 octobre 2025, le juge liquide l'astreinte due pour la période de retard, mais en modère le montant. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603130
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de la requérante. Le juge a constaté que, bien que reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation départementale, elle n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard, prononcée en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603167
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance en référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger le requérant, M. A..., en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que la commission de médiation avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande, et qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602826
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement d'un demandeur prioritaire reconnu par la commission de médiation départementale. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 750 euros par mois de retard au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601975
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet du ministère de l'intérieur concernant la rectification d'un décret de naturalisation, s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes, au motif que l'autorité administrative à l'origine de la décision attaquée a son siège à Rezé (Loire-Atlantique). Cette solution d'incompétence est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués conformément à la procédure de transmission prévue à l'article R. 351-3 du même code.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606630
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé d'une ressortissante russe demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, ce qui fait obstacle à une mesure d'injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante est informée qu'elle peut désormais former un recours en annulation contre cette décision implicite de rejet, assorti éventuellement d'une demande de suspension en référé.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506153
Sujet principal : Demande d'annulation d'un arrêté d'éloignement et de suspension de son exécution. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête comme irrecevable, car le requérant n'a pas joint la décision attaquée à sa requête, malgré une mise en demeure de régularisation. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507017
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de changement de logement social par l'office HLM. La juridiction a constaté que la requête, irrecevable car non accompagnée de la décision attaquée, n'avait pas été régularisée dans le délai imparti. Le rejet est fondé sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508277
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un arrêté d'éloignement. En effet, l'acte attaqué a déjà été annulé par un jugement définitif du même tribunal postérieur à l'introduction du recours, ce qui prive la demande de son objet. La juridiction rejette également la demande d'allocation d'une somme d'argent fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PEISSEL BAUDAT ERTEL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606817
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a suspendu l'exécution d'un arrêté d'expulsion pris à l'encontre d'un ressortissant marocain titulaire d'une carte de résident. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la mise en rétention du requérant et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), au regard de son intégration ancienne en France et de l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAMBA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606198
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement, car le requérant résidait dans le département de la Seine-Saint-Denis à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : SMIRA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602198
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une mise en demeure de quitter les lieux prise par le préfet des Alpes-Maritimes. Le juge estime que le requérant, occupant sans droit ni titre, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour justifier la suspension. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de la légalité de la décision préfectorale prise sur le fondement de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007.
Avocat : PAZZANO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516365
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir contre le refus d'une allocation d'aide sociale à l'enfance. Le tribunal estime que la requête, qui contestait l'appréciation des ressources, ne comporte pas les précisions et pièces justificatives nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées après l'expiration du délai de recours.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604161
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de sanctions disciplinaires (interdiction d'inscription post-bac et nullité d'épreuves) prononcées contre un candidat au baccalauréat pour suspicion de fraude. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : FUSTER
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600667
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. La requérante, dont le permis de visite en établissement pénitentiaire avait été suspendu, ne demandait pas l'annulation de cette décision mais uniquement la rectification des mentions la concernant dans l'acte. Le tribunal a jugé que de telles conclusions, assimilables à une injonction présentée à titre principal en l'absence de demande d'annulation, ne relevaient pas de sa compétence, conformément aux articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600343
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur une requête en excès de pouvoir visant le refus de délivrance d'une carte de résident. La juridiction constate un désistement d'office du requérant, faute d'avoir confirmé le maintien de sa demande après mise en demeure. Elle donne acte de ce désistement par ordonnance, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : JEANNOT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600958
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir visant respectivement un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté de maintien en rétention. Considérant que l'intéressé, initialement en rétention à Metz, a été libéré et assigné à résidence dans le Cher, le tribunal s'est déclaré incompétent. Il a transmis les dossiers au Tribunal administratif d'Orléans, en application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d'assignation à résidence.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603723
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’une décision de placement en disponibilité d’office pour maladie d’une agent public. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante ne démontre pas que cette mesure lui cause une atteinte grave et immédiate, notamment en termes de perte substantielle de rémunération. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ACTIVE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603845
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction faite à la préfète du Rhône de statuer sous dix jours sur une demande de regroupement familial. Le juge a considéré que le délai légal de six mois pour statuer, prévu à l’article R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas expiré. Par conséquent, la condition d’absence de contestation sérieuse requise par l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas remplie, justifiant le rejet de la requête.