Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2508277
mardi 31 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2508277 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PEISSEL BAUDAT ERTEL |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un arrêté d'éloignement. En effet, l'acte attaqué a déjà été annulé par un jugement définitif du même tribunal postérieur à l'introduction du recours, ce qui prive la demande de son objet. La juridiction rejette également la demande d'allocation d'une somme d'argent fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Baudat Ertel, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 7 mai 2025 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d’éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…). ».
M. B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 7 mai 2025 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination de la mesure d’éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Toutefois, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, postérieurement à l’introduction de la requête, par un jugement n° 2508426 du 22 juillet 2025 devenu définitif, annulé cet arrêté du 7 mai 2025. Par suite, les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. B..., qui tend à l’annulation d’un acte annulé en cours d’instance, ont perdu leur objet en cours d’instance. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les concluions à fin d’annulation de la requête de M. B....
Article 2 : Les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Cergy, le 31 mars 2026.
La première vice-présidente,
Signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 14 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Baudat Ertel, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 7 mai 2025 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d’éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…). ».
M. B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 7 mai 2025 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination de la mesure d’éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Toutefois, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, postérieurement à l’introduction de la requête, par un jugement n° 2508426 du 22 juillet 2025 devenu définitif, annulé cet arrêté du 7 mai 2025. Par suite, les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. B..., qui tend à l’annulation d’un acte annulé en cours d’instance, ont perdu leur objet en cours d’instance. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les concluions à fin d’annulation de la requête de M. B....
Article 2 : Les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Cergy, le 31 mars 2026.
La première vice-présidente,
Signé
S. Marzoug
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.