Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401254
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande en responsabilité pour défaut d'entretien de la voie publique suite à un accident de moto survenu le 6 décembre 2023. Le requérant, M. B..., assignait alternativement la commune de Vallauris et le département des Alpes-Maritimes, sollicitant une expertise médicale, une indemnité provisionnelle et la réparation de son préjudice. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le requérant n'avait pas rapporté la preuve d'une faute dans l'entretien de la route départementale par la collectivité compétente, ni établi de manière certaine un lien de causalité entre l'état de la chaussée et son accident.
Avocat : CABINET JENNIFER LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401212
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Villakulla, qui demandait l'annulation d'un titre de perception de 80 418 euros émis pour des indemnités d'occupation sans titre du domaine public maritime (années 2014-2015). Le tribunal a jugé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite, car le délai de prescription quinquennale avait été interrompu par le précédent recours juridictionnel de la SCI et n'avait recommencé à courir qu'après l'arrêt de la cour d'appel en 2022. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et 2224 du code civil.
Avocat : BERNION
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401207
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A..., victime d'une chute sur un trottoir de la commune de Mouans-Sartoux. La juridiction a jugé que la requérante, en tant qu'usagère de la voie publique, ne pouvait pas invoquer le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics prévu pour les tiers. Elle a également estimé que la commune avait apporté la preuve de l'entretien normal de l'ouvrage, l'irrégularité du dallage ne constituant pas un danger excédant les risques normaux. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise médicale ont été rejetées.
Avocat : PIERSON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306035
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B... suite à la résiliation de ses contrats d'amodiation de places de parking par la Régie Parcs d'Azur. Le tribunal a jugé que les clauses contractuelles (articles 8 des contrats) fixaient valablement le régime indemnitaire, et que la requérante ne justifiait pas d'un préjudice indemnisable distinct, notamment pour la perte de loyers futurs liée à une sous-location interdite. La décision s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et le code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400224
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de propriétaires demandant réparation au département des Alpes-Maritimes suite à l'effondrement d'un mur de soutènement bordant une route départementale. La juridiction a jugé que les désordres étaient principalement imputables aux importants travaux de terrassement et de construction réalisés par les requérants sur leur terrain, et non à un défaut d'entretien de l'ouvrage public. En conséquence, la responsabilité du département n'a pas été retenue au titre du dommage de travaux publics.
Avocat : BENSA & TROIN AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400912
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête d'un patient contestant des avis de sommes à payer pour des frais d'hospitalisation en chambre individuelle. Le patient invoquait une erreur de diagnostic à l'origine d'une hospitalisation prolongée, engageant la responsabilité du centre hospitalier. Le tribunal estime que le requérant n'apporte pas la preuve de cette faute ou d'un lien de causalité avec la durée de son séjour, fondant sa décision sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les règles de preuve.
Avocat : SELARL CABINET DELMAS-CALVINI-MONDINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401505
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudices corporels et matériels suite à une chute sur un trottoir public, imputée à un défaut d'entretien d'une grille d'évacuation d'eaux pluviales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (5ème Chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que la saillie de la grille (moins de 2 cm) ne constitue pas un défaut d'entretien anormal de l'ouvrage public, mais une imperfection habituelle à laquelle les usagers doivent s'attendre, ce qui n'engage pas la responsabilité de la collectivité. **Textes appliqués** : Principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics (issus de la jurisprudence), permettant à la collectivité de s'exonérer en prouvant l'entretien normal de l'ouvrage.
Avocat : DEMES AVOCATS
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500093
Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'injonction contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter des jugements civils reconnaissant un droit de propriété sur un terrain en Polynésie française. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française. Solution retenue : Le tribunal examine la recevabilité et le fond des requêtes, notamment la prescription des créances, la responsabilité de l'État (avec ou sans faute), et le quantum du préjudice locatif allégué. Un moyen d'irrecevabilité a été relevé d'office concernant certains requérants. Textes appliqués : Article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles), et articles R. 611-7 et R. 613-1-1 du même code (procédure). La prescription quadriennale en matière de responsabilité de la puissance publique est également en jeu.
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500386
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête d'un agent public contestant le refus de régularisation de sa rémunération et de son indemnité (IFSE). Le tribunal a jugé la demande irrecevable, considérant que le haut-commissaire en Polynésie française n'était pas compétent pour statuer sur des périodes de service et des droits afférents à une affectation antérieure en Guyane. La décision s'appuie sur les règles de compétence territoriale et de recevabilité des recours préalables en matière de contentieux indemnitaire.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500417
**Sujet principal** : Recours d'une contribuable contestant le montant de son impôt forfaitaire annuel (TPE) pour 2024, estimant que l'imposition basée sur un chiffre d'affaires prévisionnel est disproportionnée par rapport à ses revenus réels. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'impôt forfaitaire des TPE, régi par l'article LP. 368-3 du code des impôts local, est déterminé sur la base du chiffre d'affaires de l'année précédente (N-1) et non sur les revenus effectifs de l'année d'imposition (N). Le régime forfaitaire, par nature, ne tient pas compte des variations de chiffre d'affaires de l'année en cours. **Textes appliqués** : L'article LP. 368-3 du code des impôts de la Polynésie française (régime fiscal simplifié des TPE). Le principe de proportionnalité et le droit à l'erreur (loi du 10 août 2018) sont écartés comme inapplicables en l'espèce.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601306
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme B..., qui retirait sa demande d'expertise sur sa prise en charge hospitalière. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. La décision applique les règles de procédure du code de justice administrative relatives au désistement.
Avocat : ENSEN AVOCAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410656
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour les années 2021 et 2022. La requérante soutenait que le bien constituait sa résidence secondaire occupée, mais le tribunal a constaté l'absence de preuves d'une occupation effective pendant au moins 90 jours consécutifs au cours des périodes de référence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts définissant les conditions d'assujettissement à cette taxe.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316681
La décision concerne un recours en plein contentieux contre des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) pour la société O'Dada. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête, la déclarant irrecevable pour tardiveté, car elle a été introduite après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond des arguments de la société sur la méthode de reconstitution des recettes ou la pénalité appliquée.
Avocat : CREAC'H
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312525
La décision concerne un litige fiscal opposant la société Familia à l'administration concernant des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA, ainsi que des pénalités, pour les exercices 2017 et 2018. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que la société, dont la comptabilité avait été rejetée, n'avait pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions établies d'office, conformément aux articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, et a considéré que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration était régulière.
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308100
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Europa Kimache qui contestait la remise en cause par l'administration fiscale de son crédit d'impôt recherche (CIR) au titre des années 2018 à 2021. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était régulière, car suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et a estimé que l'activité de la société ne relevait pas du champ d'application de l'article 244 quater B du code général des impôts ouvrant droit au CIR pour le secteur textile.
Avocat : WATRIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602164
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à la requérante pour la remise de son titre de voyage de réfugiée, déjà accordé mais non remis. Le juge a estimé que le retard de l'administration portait une atteinte grave et immédiate à sa liberté d'aller et venir, satisfaisant ainsi aux conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le droit à un titre de voyage pour les réfugiés, garanti par l'article L. 561-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DODIER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602141
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande d'une ressortissante ghanéenne visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté un dysfonctionnement persistant du site ANEF l'empêchant de déposer sa demande en ligne, ce qui justifiait l'urgence. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer la requérante pour un rendez-vous dans un délai de trois semaines afin d'enregistrer sa demande complète.
Avocat : AMZALLAG
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302259
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Pizza 335, qui contestait des rehaussements d'impôts (TVA, TVS, impôt sur les sociétés) et des amendes fiscales pour la période 2017-2019. La juridiction a estimé que la procédure de vérification et de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration fiscale était régulière et que la société n'apportait pas la preuve de l'inexactitude des redressements. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET TARAN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302028
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de décharge d'impôts présentée par les ayants droit d'une contribuable. Le litige portait sur la déductibilité, au titre des revenus fonciers 2019, de travaux importants réalisés par une SCI sur des parcelles louées. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, bien que conséquents, ne constituaient pas des travaux d'urgence au sens de la force majeure fiscale, et que l'administration avait correctement appliqué les règles de plafonnement des charges déductibles prévues par l'article 60 de la loi de finances pour 2017.
Avocat : ORATIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301859
**Sujet principal** : La société Macompta.fr conteste son imposition au titre de l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2020 et 2021, en demandant le bénéfice du crédit d'impôt pour l'innovation (CII) et du régime fiscal réduit pour les logiciels. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la suite logicielle développée par Macompta.fr ne présente pas le caractère d'originalité nécessaire pour bénéficier du régime fiscal spécifique prévu à l'article 238 du code général des impôts (CGI). Par conséquent, la société n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés contestées. **Textes appliqués** : Les dispositions de l'article 238 du CGI concernant le régime fiscal des logiciels, ainsi que les articles relatifs au crédit d'impôt pour l'innovation (article 244 quater B du CGI). Le tribunal se fonde également sur les principes du code de la propriété intellectuelle pour apprécier l'originalité du logiciel.
Avocat : SELARL MARTIN HATIER