Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA31DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601850

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête du préfet de la Haute-Garonne visant à expulser Mme D... A... d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge des référés a estimé que le préfet ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de plus de trois mois entre la mise en demeure et la saisine du tribunal. La juridiction a également considéré que l'expulsion, au regard de la situation médicale grave d'un enfant et de la scolarisation des autres, porterait une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressée et de sa famille.

Avocat : MACHADO TORRES

3 avril 2026
TA31DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601851

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d'une demande d'expulsion en référé de deux occupants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a fait droit à cette demande, ordonnant l'expulsion des intéressés, au motif qu'ils se maintenaient illégalement dans les lieux après avoir été déboutés de leur demande d'asile et avoir fait l'objet d'une mise en demeure infructueuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent une telle injonction pour libérer une place d'hébergement.

3 avril 2026
TA31DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602601

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de Toulouse Métropole de sa requête initiale. Cette requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir l'expulsion d'occupants sans titre d'un espace enherbé du domaine public. Le juge constate l'absence d'obstacle à l'acte de désistement, mettant ainsi fin à la procédure.

Avocat : D'AVOCATS FLINT-SANSON-SAINT GENIEST

3 avril 2026
TA33DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507637

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices de la requérante suite à une chute sur un trottoir. Le juge a estimé l'expertise utile au vu des éléments produits (témoignages, photographies) établissant un lien de causalité possible entre la chute et un défaut d'entretien de la voirie communale. Cette mesure, prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est destinée à éclairer un futur litige au fond sur la responsabilité de la commune de Libourne.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CAYOL PIERSON

3 avril 2026
TA33DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602416

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. E... visant à annuler l'arrêté de transfert vers la Slovénie pris au titre du règlement Dublin. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que le signataire était compétent, que la situation personnelle du requérant a été sérieusement examinée, et que l'entretien a été conduit par un agent qualifié. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GAST

3 avril 2026Eloignement 72 heures
TA35DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601843

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande en référé de la commune visant à expulser une famille d'un logement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la commune n'a pas démontré un préjudice grave et immédiat pour le service public, malgré les incidents allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARTIN AVOCATS

3 avril 2026
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503681

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'allocation de retour à l'emploi (ARE) après sa démission. Le juge a considéré que la démission, même motivée par un projet de formation, constitue une perte volontaire d'emploi ne permettant pas de bénéficier de cette allocation, sauf dans les cas strictement prévus par la réglementation. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 5421-1, L. 5424-1 et L. 5422-1 du code du travail, ainsi que sur le décret n° 2020-731 du 16 juin 2020.

Avocat : RENOUARD

3 avril 2026Juge unique 7
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511300

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante algérienne. Le juge a retenu que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait signé l'arrêté en méconnaissance d'une clause de sa propre délégation de signature, ce qui constitue une incompétence. Cette illégalité entache l'ensemble de la procédure, rendant inutile l'examen des autres moyens soulevés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à la compétence et à la forme des actes.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

3 avril 20268ème Chambre
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511321

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, qu'un examen particulier de la situation avait été réalisé, et que les conditions exceptionnelles de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.

Avocat : COLLANGE

3 avril 20268ème Chambre
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600816

La requérante demandait au Tribunal Administratif de Grenoble, en référé, d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à l'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-3 relatif au référé.

3 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600859

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à une ressortissante étrangère dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par un délai anormalement long de près de onze mois depuis la décision favorable, ayant causé un préjudice professionnel à la requérante. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant des mesures utiles en cas d'urgence, et accorde également une provision sur frais irrépétibles.

Avocat : HUARD

3 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600871

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète de la Haute-Savoie d'expulser un couple de demandeurs d'asile déboutés de leur logement en CADA. Le juge a estimé que la mesure d'expulsion, bien que ne se heurtant à aucune contestation sérieuse sur le fond, ne présentait pas le caractère d'urgence et d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

3 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602394

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un réfugié occupant indûment un hébergement pour demandeurs d'asile, en autorisant le recours à la force publique. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au vu de la saturation du dispositif d'accueil, et a constaté l'absence de contestation sérieuse de la demande préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

3 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602833

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal ordonnant le placement d'un chien considéré comme dangereux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que les requérants n'établissent pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, notamment au regard des pouvoirs de police du maire pour prévenir les dangers. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code rural et de la pêche maritime relatives à la dangerosité des chiens (notamment articles L. 211-11 et suivants).

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

3 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602845

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une requête concernant un refus implicite de délivrance de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge a donné acte de ce désistement. La décision a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MIRAN

3 avril 2026
TA38DécisionExécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603058

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer une carte de séjour à la requérante sous astreinte. Le juge a considéré que l'arrêté de rejet et d'obligation de quitter le territoire pris par la préfète, après l'injonction de délivrer un titre, méconnaissait l'autorité de la chose décidée attachée à l'ordonnance de référé antérieure. La solution retenue est donc l'octroi d'une astreinte pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle.

Avocat : MIRAN

3 avril 2026
TA38DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603538

Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Juridiction : Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge constate que le requérant n'a pas préalablement saisi le juge du fond d'une requête en annulation distincte, condition nécessaire pour une demande de suspension.

3 avril 2026
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603717

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bons-en-Chablais en désignant un expert pour constater l'état d'un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui organise cette procédure d'urgence. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à évaluer le péril et à proposer les mesures nécessaires pour assurer la sécurité publique.

3 avril 2026
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205891

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse de sa dette de RSA et la remise totale de celle-ci. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par le département de la Vendée, jugeant la requête recevable car la décision attaquée du 29 avril 2022 n'était pas purement confirmative de décisions antérieures. Sur le fond, il a considéré que la situation financière précaire de la requérante, bien que réelle, ne constituait pas en l'espèce une cause d'extinction de la dette au sens de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

3 avril 20266ème Chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307376

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle de rejet, qui se substitue à la décision préfectorale initiale, est régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation fondée sur l'insuffisance d'insertion professionnelle de la requérante. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation pour accorder, rejeter ou ajourner une demande de naturalisation.

Avocat : SEYREK

3 avril 202612eme chambre