Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505808

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a partiellement fait droit à la requête d'un conducteur contestant la perte de validité de son permis et des retraits de points. Le juge a déclaré sans objet les conclusions concernant l'infraction du 15 février 2024, mais a annulé le retrait de 4 points pour l'infraction du 23 mars 2025. Cette annulation est fondée sur le manque de preuve par l'administration de la transmission de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, condition essentielle à la régularité de la procédure.

Avocat : LE BORGNE

16 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601843

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre les actes de poursuite pour ses impôts 2020. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance présumée de son plan de surendettement, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité des mesures contestées. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

16 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601879

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré les allégations du requérant concernant son jeune âge, son isolement et la perte d'un accompagnement social. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RIVIERE

16 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318244

**Sujet principal** : Contestation par une gérante-actionnaire unique de l'assiette et du taux des prélèvements sociaux appliqués à des dividendes perçus. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge. Il estime que la requérante, en tant que gérante majoritaire, ne peut bénéficier du régime social avantageux des travailleurs indépendants pour la part de ses dividendes excédant 10% du capital social. Ces sommes relèvent bien du régime des revenus du patrimoine, soumis aux contributions sociales au taux de 17,2%. **Textes appliqués** : Articles L. 131-6, L. 136-3 et L. 136-6 du code de la sécurité sociale, définissant les assiettes distinctes des cotisations sociales pour les travailleurs indépendants et des contributions sur les revenus du patrimoine.

Avocat : DE LISLEROY

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319986

La société Sneaksize a demandé au Tribunal Administratif de Paris, en plein contentieux, la restitution ou le reversement à l'Allemagne de la TVA collectée sur des ventes à distance vers ce pays, invoquant un risque de double imposition. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable au motif que la société se trouvait en situation de crédit permanent de TVA au cours des années litigieuses, ce qui faisait obstacle à l'exercice d'une réclamation sur le fondement de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux réclamations et à la déduction de la TVA.

Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2302929

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre une imposition d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014, suite à une rectification sur des provisions contestées pour l'exercice 2013. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par l'administration (défaut de signature) car la requête transmise via Télérecours vaut signature. Sur le fond, il rejette la demande de décharge de la société, estimant que la reprise d'une provision au bilan d'ouverture d'un exercice suivant ne constitue pas en soi une double imposition lorsque la déductibilité de cette provision a été légalement remise en cause pour l'exercice d'origine. **Textes appliqués** : Code de Justice Administrative (articles R. 414-3 et R. 414-4 pour la recevabilité) et Livre des Procédures Fiscales (article R. 194-1 concernant la charge de la preuve).

Avocat : ROUMIER

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2302931

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Emil Frey France visant à réduire les cotisations d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. La juridiction a jugé que la requête était recevable malgré une fin de non-recevoir initiale, mais a estimé que la société n'apportait pas la preuve du caractère excessif de l'imposition contestée, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. Le litige portait sur la déductibilité de provisions pour engagement de reprise de véhicules (buy back) et sur une éventuelle double imposition.

Avocat : ROUMIER

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402988

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux, rejette la demande de Mme B... C... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité et d'APL d'un montant total de 6 431,63 euros. Le juge, saisi en tant que juge de fond, estime que la requérante ne démontre pas être dans une situation de précarité justifiant la remise, et que les erreurs de déclaration à l'origine de l'indu, même non frauduleuses, ne permettent pas d'établir sa bonne foi au sens des textes applicables. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale qui régissent la récupération et la remise possible des prestations indûment versées.

16 mars 2026• Aide sociale
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506923

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un certificat confirmant un permis de construire tacite. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale, car la commune a délivré le certificat après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Il rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre des frais du litige. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du Code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et article L. 761-1 du même code (frais du litige).

Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI

16 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601109

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande des parents visant à enjoindre à l'État d'attribuer un accompagnant individuel à leur enfant en situation de handicap. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré le non-respect partiel de la décision de la commission des droits et de l'autonomie. Il a notamment relevé que l'enfant bénéficiait déjà d'un accompagnement, bien que mutualisé et inférieur au volume prescrit, et a pris en compte les difficultés de recrutement de l'académie.

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406824

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en matière de plein contentieux, a annulé une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Le juge a retenu la prescription de l'action de l'organisme payeur, fondée sur le délai de deux ans prévu par les articles L. 821-7 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-1 du code de la sécurité sociale. La décision estime que la caisse des allocations familiales n'a pas agi dans ce délai pour interrompre la prescription.

16 mars 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406825

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme D... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge, statuant en plein contentieux, estime que l'omission de déclarer ses revenus de pension de retraite exclut sa bonne foi, condition nécessaire à une remise. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui régit la récupération et la remise des indus de RSA.

16 mars 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601877

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'expertise et de provision présentée par une requérante alléguant une chute due à un défaut d'entretien de la voirie par la commune d'Aix-en-Provence. La juridiction estime que les éléments produits sont contradictoires et incohérents, privant de vraisemblance l'existence même du fait générateur allégué. En conséquence, elle juge la mesure d'instruction inutile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administratif et l'existence de l'obligation à indemniser sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code.

Avocat : HAOULIA

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602294

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des inondations récurrentes affectant une propriété à Jausiers, susceptibles d'être liées à des travaux communaux. Le juge a fait droit à la demande d'expertise en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour éclairer une future action en responsabilité. En revanche, il a rejeté la demande de provision sur les frais d'instance dirigée contre la commune, au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SOULIÉ

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602317

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur demande d'une salariée. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour évaluer les préjudices liés à une maladie professionnelle reconnue. L'expertise vise à établir le lien entre les pathologies et l'activité professionnelle, ainsi qu'à quantifier l'ensemble des préjudices subis.

Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604304

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant congolais visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de séjour pour poursuivre son stage. Le juge constate que le silence gardé par la préfecture au-delà du délai de 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement, en application des articles R. 426-17 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la délivrance du récépissé ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : MANIQUET

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604308

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de notifier une décision de titre de séjour et de le convoquer pour sa remise. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, car le requérant, titulaire d'un document provisoire valable et ne sollicitant pas un renouvellement, ne justifiait pas de circonstances particulières. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : ABDOULAYE YOUNSA

16 mars 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601054

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la communauté d'agglomération de l'Auxerrois pour nommer un expert en référé, dans le cadre d'une procédure de mise en sécurité d'un immeuble présentant un danger. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert, en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à réaliser sous 24 heures, consiste à constater l'état de l'immeuble, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures nécessaires pour y remédier.

16 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601651

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, fait droit à la demande de la SA SNCF Réseau en désignant un expert judiciaire. Cette décision, prise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état d'immeubles avoisinants avant, pendant et après des travaux ferroviaires, afin d'établir un état des lieux préalable et d'évaluer d'éventuels dommages ultérieurs. La mission d'expertise est ordonnée pour sécuriser l'exécution de travaux publics en prévenant et documentant tout préjudice aux propriétés riveraines.

Avocat : FABRESSE

16 mars 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508558

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'un patient visant à rendre opposable au CHU de Montpellier une ordonnance d'expertise rendue par une juridiction judiciaire. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car le patient pouvait solliciter la mise en cause du CHU directement dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative relatif aux mesures d'instruction en référé.

Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

16 mars 2026