Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602693
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un avis de mise en recouvrement fiscal présentée par la SARL JMB-Savoy holding. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la société n'a pas justifié avoir saisi au préalable le juge de l'impôt d'une demande de décharge, ni produit l'avis de mise en recouvrement contesté, en méconnaissance des conditions de l'article R. 551-1 du code de justice administrative. Le rejet est fondé sur le défaut de preuve de l'exigibilité de l'imposition et de la saisine du juge du fond, conditions nécessaires pour examiner une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411363
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la société SMA SA de sa requête en plein contentieux. La requête visait initialement à engager la responsabilité solidaire de plusieurs sociétés pour des désordres survenus lors de la réhabilitation d'une salle omnisport à La Baule. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : SELARL PARTHEMA AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517422
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement et d'allocation adulte handicapé. Concernant l'allocation adulte handicapé, le tribunal s'est déclaré incompétent et a transmis cette partie du litige au tribunal judiciaire de Nantes, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. Concernant l'aide personnalisée au logement, la requête a été rejetée comme irrecevable car Mme A... n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522658
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... pour irrecevabilité manifeste. Le sujet principal est l'absence de production de la décision attaquée, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que le défaut n'a pas été couvert dans le délai imparti.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601015
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge reconnaît l'urgence de la situation mais estime que la requérante ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant français. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601016
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que le requérant, un ressortissant congolais, ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les éléments produits n'établissent pas une communauté de vie stable ou une insertion socio-professionnelle suffisante en France.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601017
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, fondée sur une atteinte à la vie privée et familiale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que, malgré l'urgence caractérisée par le risque d'éloignement imminent, le requérant ne démontre pas que l'OQTF porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (vie privée et familiale) et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge relève notamment la condamnation pénale du requérant et l'absence de démonstration de l'absence d'attaches dans son pays d'origine.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601018
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge reconnaît l'urgence due au risque d'éloignement imminent, mais estime que le requérant n'apporte aucun élément pour établir une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601019
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge a reconnu l'urgence de la situation mais a estimé que le requérant, qui invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), n'apportait aucun élément probant pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601020
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge a reconnu l'urgence due à un éloignement imminent, mais a estimé que le requérant n'apportait aucun élément justifiant d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311310
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête principale. Le sujet concernait une demande d'injonction au préfet pour l'attribution d'un logement social, mais cette demande est devenue sans objet puisque le requérant a signé un bail adapté avant le jugement. La juridiction a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande et a refusé d'allouer une somme à la charge de l'État.
Avocat : CASTEL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401874
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que le requérant a signé un bail pour un tel logement en octobre 2025, rendant sa demande sans objet. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603901
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte et d'une nouvelle injonction contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour défaut de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a liquidé provisoire l'astreinte précédemment prononcée à hauteur de 1 050 euros et en a augmenté le taux journalier, mais a rejeté la demande d'une nouvelle injonction, la jugeant inutile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative ainsi que sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501315
Le Tribunal Administratif de La Réunion donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant un dégrèvement de taxe foncière. Le désistement intervient après que l'administration a accordé le dégrèvement sollicité, rendant l'affaire sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement par ordonnance.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600097
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable car il a été introduit bien après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, intervenue en janvier 2022. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative relatifs aux requêtes irrecevables et aux délais de recours.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400843
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait l'attribution d'un logement adapté. Le juge relève que la demande est devenue sans objet puisque le requérant a signé un bail pour un tel logement en décembre 2024, entraînant la radiation de sa demande. Cette décision de clôture de l'instance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401312
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que la requête est devenue sans objet, Mme B... ayant signé un bail pour un tel logement en novembre 2025, entraînant la radiation de sa demande. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402449
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement. La juridiction relève que la demande est devenue sans objet, M. B... ayant signé un bail pour un logement adapté le 11 juillet 2025, entraînant la radiation de sa demande de logement social. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402540
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante, Mme B..., sous astreinte. Le tribunal a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation de la requérante. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516910
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable. Le juge estime que la requérante, qui conteste le bien-fondé de l'indu, n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire (recours gracieux) auprès de la CAF, condition nécessaire pour pouvoir en discuter le fond devant lui dans le cadre d'une opposition à contrainte. **Textes appliqués** : Articles L. 845-2 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale (conditions du recours contentieux et de l'opposition à contrainte), ainsi que les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative (procédure de rejet par ordonnance pour irrecevabilité).