Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326451
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que les agents inscrits ne remplissaient pas les conditions légales prévues par l'article 15 du décret n°92-1432 du 30 décembre 1992. La juridiction a estimé que le ministre avait méconnu ces dispositions en inscrivant des agents ne satisfaisant ni aux conditions d'ancienneté et de détachement, ni à la dérogation limitée à 20% des nominations pour "valeur professionnelle exceptionnelle".
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326833
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un tableau d'avancement et de nominations au grade de pharmacien général de santé publique pour vice de procédure. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté du 18 septembre 2023 portant tableau d'avancement ainsi que les décisions de nomination individuelles qui en découlent, car le tableau a été établi par ordre alphabétique au lieu de l'ordre de mérite requis. **Textes appliqués** : L'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et l'article 13 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, qui imposent l'établissement du tableau d'avancement par ordre de mérite.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503421
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que l'arrêté préfectoral du 2 août 2024, qui motivait le refus par une menace à l'ordre public, était légal. La décision s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518325
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 21 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'avis médical et à la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ANGLIVIEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522391
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la décision était suffisamment motivée, fondée sur le séjour irrégulier de l'intéressé (article L. 611-1 du CESEDA). Il a également estimé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), n'étaient pas établis en l'absence d'éléments concrets sur sa situation personnelle.
Avocat : DARROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522891
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au vice de procédure et à la méconnaissance du droit au maintien sur le territoire (articles L. 541-1 et L. 542-1 du CESEDA), n'étaient pas fondés. La juridiction a jugé que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légal.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523061
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante marocaine, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en considérant que son parcours académique, marqué par l'absence de validation de cinq années successives et un troisième changement d'orientation, ne caractérisait pas des études réelles et sérieuses au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également écarté les moyens tirés d'un vice d'incompétence, d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526190
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que, à la date de la décision attaquée, l'intéressé ne justifiait plus du suivi d'un enseignement en France, condition essentielle prévue par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que le refus et l'obligation de quitter le territoire, fondés sur l'article L. 611-1 du même code, ne constituaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée au sens de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : GONZALEZ ASTURIAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605840
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile sri-lankais vers la Suisse au titre du règlement Dublin III. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure et une méconnaissance du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a examiné les moyens soulevés, en commençant par rejeter le grief d'incompétence de l'auteur de l'arrêté. L'analyse de la motivation de la décision et du respect des procédures du règlement Dublin III était en cours au moment de l'extrait.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606031
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que les arguments fondés sur sa vulnérabilité et la présence de sa famille en France ne suffisaient pas à écarter l'application des critères de ce règlement. Elle a également jugé non établi le risque d'un traitement contraire à l'article 3 de la CEDH lié à ce transfert, l'Italie ayant accepté de reprendre le demandeur.
Avocat : PETIT FRERE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607320
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale classant sans suite une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En revanche, il a rejeté sa demande de suspension de la décision, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment parce qu'elle avait tardé à déposer sa demande de renouvellement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : CARLES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607448
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le CROUS de Paris d'une demande d'expulsion en référé d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement en résidence universitaire. Le juge a estimé que l'occupation irrégulière portait atteinte à la continuité du service public et satisfaisait aux conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a donc ordonné l'expulsion de l'occupant, en s'appuyant également sur le règlement intérieur des résidences du CROUS et les articles du code de l'éducation relatifs à sa mission.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607512
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de certificat de résidence. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est soulevé, le requérant n'ayant pas produit l'autorisation de travail requise pour compléter son dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 414-12 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : NIGHAIRBHIA GARVEY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607990
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. C... d'un logement de fonction situé dans une piscine municipale, ainsi que le paiement d'une indemnité d'occupation. Le juge a considéré que la demande de la Ville de Paris, propriétaire des lieux, était urgente, utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'occupation étant devenue sans droit ni titre après le licenciement de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608338
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de référé-liberté (article L. 521-1 du CJA) concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant, un ressortissant afghan bénéficiaire d'une protection subsidiaire, demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le juge a admis le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a considéré que la condition d'urgence était caractérisée, en raison de la présomption d'urgence attachée à un refus de renouvellement de titre de séjour.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608863
**Sujet principal** : Demande de référé-suspension visant à obtenir l'enregistrement d'une demande d'asile en procédure normale, suite à un refus du préfet de police fondé sur l'état de "fuite" de la requérante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il ordonne la suspension de la décision de refus d'enregistrement de la demande d'asile et enjoint au préfet de police d'enregistrer cette demande, de délivrer une attestation et un formulaire de saisine à l'OFPRA dans un délai de trois jours, sous astreinte. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative (condition d'urgence et doute sérieux sur la légalité). Le juge relève que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) est de nature à créer un doute sérieux, la qualification de "fuite" paraissant infondée au vu du comportement de la requ
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605225
**Sujet principal** : Demande en référé d'un ressortissant étranger pour obtenir une autorisation provisoire de travail et une convocation préfectorale, en raison du retard dans l'instruction de sa demande de changement de statut de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car le requérant ne démontre pas l'existence d'un préjudice imminent et grave, tel qu'une rupture définitive de son contrat de travail, lié au défaut de titre. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de délivrance des titres de séjour).
Avocat : SEBBAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604259
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que, le silence de l'administration ayant fait naître une décision implicite de rejet de sa demande initiale, l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUIMELCHAIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600539
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour "visiteur". **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que la requérante, en situation irrégulière depuis plusieurs mois, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée de sa situation, malgré la présomption d'urgence qui s'applique normalement aux refus de renouvellement. Le moyen soulevé (défaut d'examen sérieux de sa situation) n'a pas été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Avocat : FAVAIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603714
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de son parcours d'athlète, et que les mesures contestées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GAUSSERES