Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411567
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société Poujol bâtiment de sa demande de provision. Il rejette la demande de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille de condamner la requérante aux frais, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, faute de justification de frais spécifiques. La procédure, initialement fondée sur l'article R. 541-1 du même code, est ainsi close.
Avocat : MAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604043
Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour le remplacement d'un accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH). Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car un accompagnant remplaçant avait déjà été mis en place avant l'ordonnance, rendant la demande sans objet. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative relatifs aux mesures d'urgence et au caractère provisoire des ordonnances de référé.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600977
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet après la délivrance d'une attestation de décision favorable par la préfecture. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604394
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Espagne. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que l'administration n'avait pas rapporté la preuve que l'entretien individuel préalable, exigé par l'article 5 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), avait été conduit par une personne qualifiée en droit national. La décision s'appuie sur le droit de l'Union européenne, en particulier le règlement Dublin III, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604643
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de reconduite suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, sans méconnaître l'article 3 de la CEDH. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
Avocat : KOSO OMAMBODI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404571
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante camerounaise et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, méconnaissait son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son pacte civil de solidarité et de sa vie familiale établie en France. Le préfet est enjoint de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601711
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre son arrêté d'expulsion et les mesures associées. La juridiction estime qu'en raison de la gravité et de la récence de ses condamnations pénales, notamment pour des faits de stupéfiants et de vol, sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public, justifiant l'expulsion malgré son parcours d'insertion et son état de santé. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement et considère que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'est pas disproportionnée au regard de cette menace.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601937
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., qui retirait sa demande de suspension d'une sanction disciplinaire universitaire. Le juge constate que ce désistement est pur et simple et qu'aucun motif ne s'oppose à y donner suite. La procédure est close sans examen du fond, sur le fondement des règles générales de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600853
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur deux requêtes en référé-suspension concernant le retrait d'agrément et le licenciement d'une assistante familiale par le département des Vosges. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement. Il rejette ses conclusions subsidiaires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : CACCIAPAGLIA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601935
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a jugé la demande **manifestement irrecevable** car le requérant n'avait pas introduit une requête distincte à fin d'annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond.
Avocat : MALEYSSON MARIELLE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607363
**Sujet principal** : Demande de suspension et d'injonction concernant le refus de délivrance d'une carte de résident, suivie d'un désistement partiel du requérant. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement du requérant concernant les conclusions en suspension et injonction, et condamne l'État à lui verser 800 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), réduisant ainsi le montant initialement demandé. **Textes appliqués** : Article L. 761-1 du code de justice administrative pour l'allocation des frais irrépétibles.
Avocat : CABINET LGAVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603660
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de Seine-et-Marne demandant l'expulsion d'une demandeur d'asile d'un centre d'hébergement. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies, notamment au regard de la situation de vulnérabilité de l'intéressée et de la présence de ses enfants. Par ailleurs, les conclusions reconventionnelles de la requérante visant à annuler la décision de fin de prise en charge ont été jugées irrecevables, car elles excèdent l'office du juge des référés.
Avocat : SOLTANI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604120
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus d'octroi d'un "contrat jeune majeur" à un jeune majeur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a admis l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative, au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a suspendu l'exécution de la décision de refus et enjoint au département de prendre en charge le requérant jusqu'au jugement au fond.
Avocat : ZENNOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604122
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre le refus d'exécuter une décision d'accompagnement mutualisé (AESH-m) pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, relevant notamment une évaluation scolaire "bonne" en cours d'année. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le code de l'éducation.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604131
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un changement d'affectation d'un infirmier hospitalier. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence de communication préalable du dossier et le défaut de motivation, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu du contexte de menaces de mort pesant sur l'agent et de l'obligation de protection de l'employeur public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAKES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606123
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension contre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugiée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et **suspend l'exécution de la décision implicite de rejet**. Il enjoint au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail, sous astreinte. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux) et l'article R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai de délivrance de la carte de résident). Le juge estime que le dépassement du délai légal et la situation précaire de la requérante caractérisent l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : ADRIEN MÉLANIE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604459
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de référé-suspension formée par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex contre l'arrêté municipal d'opposition à un projet d'antenne relais. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation au regard du PLU, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, sans avoir à statuer sur la condition d'urgence ou la recevabilité, la suspension de l'arrêté et les demandes subsidiaires ont été refusées.
Avocat : SELARL LAZARE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601707
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'injonction visant à ordonner le remplacement d'une enseignante absente, la fourniture de supports pédagogiques et la désinsectisation d'une école primaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une urgence justifiant une mesure conservatoire, au regard notamment de l'obligation de l'État d'assurer le service public de l'éducation (articles L. 122-1-1 et D. 321-1 du code de l'éducation). La demande de provision au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : KRZISCH
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604870
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement d'une carte de séjour. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire, notamment en ne démontrant pas que son impossibilité de travailler lui cause un préjudice irréversible. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NUNES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605432
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Colas France visant à annuler son éviction d'un marché public de travaux d'assainissement pour offre anormalement basse. Le juge estime que la collectivité, la communauté d'agglomération Val Parisis, a correctement mis en œuvre la procédure de vérification des offres anormalement basses prévue par le code de la commande publique, en sollicitant des explications et en procédant à une appréciation globale. La décision d'écarter l'offre est donc jugée légale.
Avocat : SPI AVOCATS