Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604944

**Sujet principal** : Demande de désignation d'un expert pour un constat d'état des lieux préalable à une occupation temporaire de terrains pour travaux publics. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande de la SNCF Réseau et désigne un expert. Sa mission sera de dresser, en cas de refus du propriétaire, le procès-verbal de constat d'état des lieux nécessaire à l'évaluation ultérieure d'un éventuel préjudice. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution des travaux publics, notamment ses articles 3, 5 et 7 qui encadrent la procédure d'occupation temporaire et de constat contradictoire.

13 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605068

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de Nantes Métropole en désignant un expert pour examiner un immeuble présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure d'urgence. L'expert devra procéder à un constat contradictoire et remettre son rapport dans un délai de vingt-quatre heures, avec pour mission de proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger.

13 mars 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601099

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande d'expulsion de la commune. Le juge estime que la requête, dirigée contre des personnes non identifiées ("gens du voyage"), est dépourvue d'utilité au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La commune n'a pas satisfait à l'obligation de notification aux défendeurs, rendant la mesure inopérante.

13 mars 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401926

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge a estimé que la requérante, ayant omis de déclarer sa vie en commun pendant plus de deux ans, ne pouvait être considérée comme étant de bonne foi, condition essentielle prévue par l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, le conseil départemental de l'Aube avait légalement refusé la remise de la dette.

13 mars 2026• Juge unique - 2ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600858

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la commune de Médonville d'une demande de désignation d'un expert, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a accédé à cette demande, estimant que les éléments produits par le maire établissaient que l'immeuble en cause pourrait présenter un risque pour la sécurité publique au sens de l'article L. 511-2 du même code. Il a donc ordonné, en procédure de référé, la désignation d'une experte chargée de constater l'état des lieux et de proposer les mesures nécessaires pour faire cesser le danger.

13 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600818

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet des Alpes-Maritimes pour la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a rejeté la demande de titre de séjour, estimant qu'elle excédait le pouvoir provisoire du référé. Concernant l'attestation, il a constaté son existence et sa délivrance effective, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions du référé.

13 mars 2026
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500763

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a accordé une provision à la société Bureau Véritas Construction pour une créance contractuelle impayée par le département de Mayotte. Le juge a estimé que l'existence de l'obligation n'était pas sérieusement contestable, rejetant le moyen du non-lieu à statuer fondé sur un prétendu paiement qui concernait un autre bon de commande. La décision, fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les articles du code de la commande publique relatifs aux intérêts moratoires, condamne le département à verser la provision, les intérêts, des indemnités légales et une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI

13 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603528

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant malien, en raison d'un délai déraisonnable de l'administration. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'absence de récépissé portait atteinte à la situation de l'intéressé, notamment son droit au travail. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 431-3, R. 431-3, R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15).

Avocat : QUINSON

13 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604268

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'injonction faite au préfet d'instruire une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence de l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui rend la mesure sollicitée irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

13 mars 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200694

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en premier ressort, rejette la requête de M. E... et Mme G... visant à réformer les ordonnances de taxation des honoraires de l'expert et de son sapiteur désignés dans une procédure antérieure. La juridiction estime que les ordonnances contestées, prises en application des articles R. 761-5 et R. 351-3 du code de justice administrative, sont régulières et que les griefs soulevés contre l'expert (notamment sur la régularité de son inscription, le principe du contradictoire et l'impossibilité de remplir sa mission) ne sont pas fondés. En conséquence, les sommes liquidées (4 764,60 € pour l'expert et 1 440 € pour le sapiteur) restent mises à la charge des requérants.

Avocat : PORTOLANO

13 mars 2026• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400935

Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur deux requêtes de M. Dumont contestant le refus initial de reconnaissance d'un accident du travail comme imputable au service et des décisions ultérieures relatives à son congé. Le tribunal a jugé que la reconnaissance ultérieure de l'accident par l'administration rendait sans objet une partie des demandes d'annulation. Il a rejeté les autres conclusions, notamment celles concernant les placements en congé, au motif qu'elles ne présentaient pas de vice de droit ou de procédure. Les textes appliqués étaient principalement les articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique.

Avocat : RIBIERE

13 mars 2026• 1ère chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400149

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... contre la commune de Cavaillon suite à sa chute sur la voie publique. La juridiction a estimé que la présence d'une vis sur le trottoir ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voirie engageant la responsabilité de la commune. Elle a également jugé que la victime n'avait pas rapporté la preuve d'une faute dans l'exercice des pouvoirs de police du maire.

Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES-NOY-GAUER ET ASSOCIES (VPNG)

13 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400429

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande d'indemnisation de M. A... contre la communauté d'agglomération Nîmes Métropole. Le requérant, occupant d'une aire d'accueil des gens du voyage, n'a pas rapporté la preuve d'un lien de causalité certain entre l'incendie survenu dans un local technique de l'aire et les dommages électriques allégués à sa caravane. La juridiction applique les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics, relevant que la preuve de la causalité incombe à la victime, et rejette également les demandes au titre des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP DE ANGELIS

13 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2405047

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2024. Le requérant, titulaire d'une carte mobilité inclusion, invoquait l'exonération prévue par l'article 1390 du code général des impôts, étendue par instruction aux bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés. Cependant, la juridiction a jugé que le droit à cette exonération était subordonné au bénéfice effectif de l'allocation aux adultes handicapés, condition non remplie en l'espèce puisque le requérant ne la percevait plus depuis sa retraite.

13 mars 2026• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500482

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de décharge de la taxe d’habitation 2024 pour deux logements mis en location saisonnière. Le tribunal a jugé que le propriétaire, qui conservait la possibilité d'occuper les biens ou d'en disposer une partie de l'année, en était le redevable légal au 1er janvier. Cette solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui régissent l'assiette et le redevable de cet impôt.

13 mars 2026• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501634

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir réparation pour le délai de délivrance de son numéro NEPH. Le juge a déclaré irrecevables les conclusions demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande préalable, estimant que l'affaire relevait du plein contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que le délai de six mois pour obtenir le NEPH, dans le contexte de la réorganisation des services de l'État (Agence nationale des titres sécurisés et plan "préfecture nouvelle génération"), ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État.

Avocat : STRATEM AVOCATS

13 mars 2026• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601252

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'indemnité provisionnelle formée par un requérant à la suite du traitement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas établie avec un degré suffisant de certitude, car l'ordonnance de référé enjoignant au préfet de réexaminer sa demande avait été exécutée, rendant la créance sérieusement contestable. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, et aucune condamnation aux frais n'a été prononcée contre l'État, partie gagnante.

Avocat : RAYNAL

13 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600001

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que le requérant, ayant manqué un rendez-vous préalablement accordé par l'administration pour constituer son dossier, s'était lui-même placé dans la situation d'urgence qu'il invoquait. La condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était donc pas remplie.

13 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2415025

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a accepté d'étendre une expertise judiciaire initialement ordonnée. Le juge a fait droit à la demande de la communauté d'agglomération CAP Atlantique d'inclure le cabinet Bourgois (maître d'œuvre) et la société ATES (titulaire du marché) dans la procédure d'expertise relative à des travaux de réseaux. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet une telle extension lorsque la demande est jugée utile et présentée dans les délais.

13 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2415018

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a accepté d'étendre une expertise judiciaire préalablement ordonnée. Le juge a fait droit à la demande de la communauté d'agglomération CAP Atlantique d'inclure le maître d'œuvre (cabinet Bourgois) et l'entreprise de travaux (société ATES) dans la procédure d'expertise relative à des désordres potentiels liés à des travaux de réseaux. Cette décision d'extension, prise en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, vise à assurer un examen complet et contradictoire des responsabilités.

13 mars 2026