Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602255
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension et d'injonction visant à obtenir une attestation de séjour régulier. Le juge a estimé que la condition d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas caractérisée, considérant que le refus de délivrance de l'attestation ne portait pas une telle atteinte. En revanche, la requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BOUKARA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401017
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête formée par la société Malik. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. L'ordonnance met ainsi fin à l'instance.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503817
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme A... B... comme manifestement irrecevable et portée devant une juridiction incompétente. La demande, qui concernait un litige avec la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes et évoquait une plainte, ne relevait pas du contentieux administratif car elle ne visait pas l'annulation d'une décision ou une condamnation pécuniaire. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité et l'incompétence.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505614
Le Tribunal administratif de Nice rejette l'opposition formée par une allocataire contre une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familial. La juridiction estime que les difficultés financières invoquées par la requérante constituent un moyen inopérant pour contester la régularité de la contrainte, relevant d'une éventuelle demande de remise gracieuse. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation, et L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600583
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de la société ALU CONCEPT PVC GLASS, qui contestait une proposition de rectification et un avis de mise en recouvrement fiscaux. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car la société n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant l'administration fiscale, comme l'exigent les articles L. 190 et R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Le rejet est prononcé par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOBELEM
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502080
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement social. Le tribunal retient la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que la requête, introduite le 7 novembre 2025, est forclose car elle n'a pas été présentée dans le délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La juridiction applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au recours pour logement d'urgence.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502127
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de la Guyane pour l'attribution d'un logement social en urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par le préfet et lui enjoint d'assurer le logement de la requérante. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner le logement lorsque le demandeur, reconnu prioritaire et urgent par une commission de médiation, n'a pas reçu d'offre adaptée dans les délais.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601007
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que, malgré l'urgence caractérisée par un risque d'éloignement imminent, la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale de la requérante, mère d'enfants dont l'un est français, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600817
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas recevable car elle faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet, née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603709
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas urgente et faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de l'administration, née du silence gardé au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA. La requête a donc été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KUHN-MASSOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604218
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante arménienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que sa demande de renouvellement avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête a été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604223
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire. Le juge des référés estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas recevable car elle ferait obstacle à une décision administrative. En effet, le silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du CESEDA vaut décision implicite de rejet, laquelle est intervenue avant la saisine du juge.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503270
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à réduire ses cotisations de taxe foncière pour 2024. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle ne contient aucun exposé des moyens et conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrégularité n'ayant pas été régularisée dans le délai de recours, le juge applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504079
Le Tribunal administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France, qui demandait un dégrèvement de taxe foncière. Cette décision fait suite à l'avis de dégrèvement émis par l'administration fiscale, ayant déjà accordé intégralement la somme réclamée. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande de l'entreprise concernant les frais de procédure.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600769
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société TDF de sa requête, qui visait initialement à suspendre l'arrêté municipal d'opposition à l'installation d'une antenne relais. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner la requérante aux frais exposés, estimant qu'il n'y a pas lieu d'appliquer l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans cette affaire. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 521-1 du même code.
Avocat : BON-JULIEN EMANUELLE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502730
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le défaut de recours préalable obligatoire contre le refus d'attribution d'une Carte Mobilité Inclusion mention "stationnement". La juridiction applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, constatant que la requérante n'a pas régularisé sa demande en justifiant de l'exercice de ce recours préalable devant le président du conseil départemental.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600133
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocations de logement social. La juridiction estime que la requérante, en contestant le bien-fondé de la dette, n'était pas recevable à le faire directement devant le juge, car elle n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès de la caisse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 825-2 et R. 825-1) et du code de justice administrative (article R. 222-1).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406837
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est le refus d'ouverture de droits au RSA notifié par la CAF de la Dordogne. La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, et n'a pas régularisé sa requête malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501250
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette l'opposition à une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocation de logement. La requête est jugée irrecevable car la requérante, après avoir été invitée à régulariser sa demande, n'a exposé aucun moyen juridique contestant le bien-fondé de la contrainte, se bornant à invoquer ses difficultés financières. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes non régularisées et insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502541
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte de France Travail. La juridiction constate que la requête, dépourvue de tout moyen argumenté, n'a pas été régularisée malgré une mise en demeure, la rendant ainsi irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes non motivées et non régularisées.