Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603309
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'une demande de référé-liberté concernant l'abrogation d'une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) du Rhône et une demande d'hébergement d'urgence. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes principales de suspension et d'injonction, la décision attaquée ayant été retirée en cours d'instance. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par la requérante.
Avocat : SELARL NEKAA ALLARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603278
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer un rendez-vous à une ressortissante arménienne pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des délais anormalement longs et des conséquences sur la situation de la requérante. L'État a également été condamné à verser à l'intéressée la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : COFFIGNAL CHARLINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603277
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une demande d'un ressortissant tunisien visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, compte tenu des délais de procédure et de la situation professionnelle de l'intéressé. Il a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a rejeté la demande d'enjoindre l'enregistrement immédiat de la demande et la délivrance d'un récépissé.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305831
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus par Pôle emploi Services (France Travail) d'accorder l'aide à l'embauche "emplois francs" à la société Lorraine Services. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision de refus de Pôle emploi Services. Il a enjoint à France Travail Services de réexaminer la demande d'aide de la société requérante dans un délai de deux mois, sous astreinte. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé principalement sur les articles 1er, 5 et 9 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019 relatif à l'aide "emplois francs", ainsi que sur le code du travail et le code de la sécurité sociale.
Avocat : HENRY DE VILLENEUVE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402794
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté le recours d'un ressortissant tchadien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que l'article 8 de la CEDH était inopérant pour contester un refus de titre étudiant et que l'obligation de quitter le territoire (OQTF), fondée sur l'article L. 611-1 3° du CESEDA, était légalement motivée. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603950
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que le préfet de Maine-et-Loire était compétent pour signer la décision et que les obligations d'information prévues à l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013 avaient été respectées. Le tribunal a également jugé, après examen de sa situation personnelle, que l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 n'était pas requise et qu'aucune violation de l'article 3 de la CEDH n'était caractérisée.
Avocat : GOUILLON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600777
Sujet principal : Demande d'injonction à la préfète de l'Isère pour l'instruction d'une demande de titre de séjour ou la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Le juge constate qu'une attestation a été délivrée, privant la demande principale d'objet, et rejette le surplus comme irrecevable ou hors office. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence).
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601129
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Nîmes (formation de référé). Solution retenue : Le juge donne acte du désistement de la requérante, constatant que sa demande est devenue sans objet suite à la délivrance d'un récépissé par la préfecture. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 500 euros au titre des frais exposés pour l'instance. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600630
Le Tribunal administratif de Besançon a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante, une demandeuse d'asile afghane. Le tribunal a retenu que la décision, fondée sur l'allégation d'une dissimulation d'une protection obtenue en Grèce, était entachée d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité de la famille. Il a appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose de motiver la décision et de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur.
Avocat : DSC AVOCATS TA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601913
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le juge estime que l'arrêté, pris en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivé et procède d'un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La juridiction considère que le préfet a légalement exercé son pouvoir d'appréciation en prononçant cette mesure, l'intéressé s'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire après l'expiration de son délai de départ volontaire.
Avocat : HMAD
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601861
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction du territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant, qui ne justifiait pas de circonstances humanitaires particulières et s'était soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire, ne démontrait pas d'erreur de droit ou de fait dans la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEBRETON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603493
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le requérant, un ressortissant marocain, contestait la légalité de la mesure au regard de sa vie familiale et de l'ordre public. Le juge a estimé que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence, et a appliqué l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HMAIDA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604130
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile en procédure de réexamen. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle était insuffisamment motivée au regard de l'obligation de prise en compte de la vulnérabilité du demandeur. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604127
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., un demandeur d'asile nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que le préfet de Maine-et-Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 pour examiner la demande sur le territoire français. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III et considère que les arguments relatifs à une vulnérabilité particulière ou à des risques systémiques en Italie ne sont pas établis.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604121
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus d'un titre de séjour et des mesures d'éloignement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de titre de séjour, celle-ci étant tardive, car introduite après l'expiration du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, concernant les arrêtés d'obligation de quitter le territoire et d'assignation à résidence, le tribunal a examiné leur légalité au fond, en application des articles L. 614-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TRAINEAU & ABDALLAH
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602827
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour provisoire à un ressortissant étranger. Constatant le défaut d'exécution de l'injonction initiale, le juge a modifié sa décision en assortissant l'obligation de délivrance du titre d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, et a ordonné le renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602699
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A..., membre de famille d'un citoyen de l'UE. Le juge a retenu l'urgence, notamment du fait de la présomption attachée au refus de renouvellement et de la durée anormalement longue de l'instruction, et a estimé que les moyens soulevés créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative jusqu'au jugement au fond.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602698
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident. La requérante s'est désistée de sa demande principale de suspension. Le juge a admis Mme B... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à cette aide.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602695
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande principale lors de l'audience, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à lui verser la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans la procédure.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
Avocat : TAVARES DE PINHO