Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609671

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet de police de statuer sur une demande de titre de séjour. Le juge constate qu’un rejet implicite de la demande est né du silence de l’administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, il estime que cette décision implicite fait obstacle à l’injonction sollicitée, en l’absence de péril grave à prévenir.

2 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609638

Sujet principal : Recours contre le refus d'accorder une carte de combattant à titre posthume. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (ordonnance du président). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative et articles du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui n'instituent pas l'attribution posthume de la carte de combattant.

2 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609062

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un refus d'inscription sur une liste de qualification de professeur d'architecture. La juridiction estime la requête irrecevable car le requérant n'a pas introduit de recours principal en annulation distinct, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Elle relève également que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du même code n'est pas établie.

2 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609043

Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une exclusion temporaire de fonctions d'une agent universitaire. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car la demande de suspension n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation. Textes appliqués : Articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

2 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608877

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir le versement d'allocations d'aide au retour à l'emploi par la commune de Moissy-Cramayel. Le juge a décliné sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Melun, considérant que le litige concernant un ancien agent contractuel relevait de ce dernier en application de l'article R. 312-12 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable par application des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.

2 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608751

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre à la commune de Gagny de lui transmettre des documents de fin de contrat. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevant de la dernière affectation de l'agent contractuel dans la Seine-Saint-Denis, il était de la compétence du Tribunal administratif de Montreuil. Cette décision d'incompétence est fondée sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués en vertu des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.

2 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608290

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, bien que séparé de son épouse, n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice suffisamment grave et immédiat caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans examen du sérieux des moyens au fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : TAELMAN

2 avril 2026
TA06OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602207

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'agrément pour un établissement de formation nautique. Le juge estime que la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il s'appuie sur les articles L. 231-4 et L. 231-5 du code des relations entre le public et l'administration, qui établissent que le silence de l'administration vaut ici rejet, cette procédure d'agrément n'étant pas concernée par le principe du "silence vaut acceptation".

Avocat : ADMINIS AVOCATS (S.E.L.A.S)

2 avril 2026
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602312

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au maire d'Antibes d'interrompre des travaux. Le juge estime que le maire ne peut légalement prendre un tel arrêté interruptif lorsque les travaux sont exécutés conformément aux autorisations d'urbanisme en vigueur, même en cas de méconnaissance supposée du plan local d'urbanisme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme.

Avocat : FIORENTINO

2 avril 2026
TA06OrdonnanceExécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505623

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en ordonnance, a examiné une demande d'exécution d'un jugement ayant annulé le refus d'un titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la demande. La juridiction constate que l'exécution a été assurée par la délivrance d'autorisations provisoires de séjour, faisant perdre son objet à la requête. En conséquence, elle déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale et rejette la demande d'allocation sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

2 avril 2026
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602301

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande des parents visant à enjoindre la rectrice de rétablir la scolarisation à temps plein de leur enfant en situation de handicap et à lui attribuer un accompagnant (AESH) à hauteur de 24 heures. Le juge a considéré que l'administration, confrontée à des difficultés de recrutement, avait mis en place un accompagnement de 8 heures hebdomadaires et que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), n'était pas établie. La décision s'appuie sur les principes du droit à l'éducation (article L. 111-1 du code de l'éducation) et de scolarisation des enfants en situation de handicap (article L. 112-1 du même code).

Avocat : PERSICO

2 avril 2026
TA06OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602333

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait une injonction de logement d'urgence. Le juge estime que la demande est irrecevable car, la requérante ayant été reconnue prioritaire par la commission de médiation, le contentieux relève du dispositif spécifique du droit au logement opposable (article L.441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation). Par conséquent, la procédure de référé-liberté (article L.521-2 du code de justice administrative) n'est pas applicable en l'espèce.

2 avril 2026
TA06OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602355

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge constate que la demande a été irrégulièrement présentée par voie postale, sans que ce mode de dépôt ne soit autorisé par le préfet des Alpes-Maritimes, en méconnaissance de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.

Avocat : DARMON

2 avril 2026
TA105OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600450

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation de grande précarité invoquée par la requérante ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. La décision implicite de rejet, née du silence gardé par la préfecture au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du CESEDA, n'est donc pas suspendue.

2 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601076

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir un titre de séjour. Le juge estime que les moyens invoqués, fondés sur l'accord franco-algérien et l'article 8 de la CEDH, ne sont pas suffisamment précis et étayés pour en apprécier le bien-fondé. La décision est prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes présentant des moyens manifestement non assortis des précisions nécessaires.

2 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605045

La société Chef Basil a saisi le tribunal administratif de Marseille en référé pour contester la passation par le CCAS d'Istres d'un marché de portage de repas sans publicité ni mise en concurrence. Par une ordonnance, le tribunal a simplement pris acte du désistement pur et simple de la requête par la société, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, aucune injonction ou annulation n'a été prononcée, et la procédure s'est éteinte.

2 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605128

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui disposait d'un récépissé valable, ne démontre pas l'urgence de sa situation au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée irrecevable sur ce point, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : CAUCHON-RIONDET

2 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605158

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé-liberté) pour obtenir la délivrance d'une carte de séjour suite à un jugement antérieur ayant annulé un rejet implicite. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la demande excède les pouvoirs du juge du référé-liberté, car le jugement antérieur n'ordonnait que le *réexamen* de la demande de titre de séjour, et non sa délivrance immédiate. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, définissant les conditions du référé-liberté et permettant le rejet d'une demande manifestement irrecevable.

Avocat : BORIE BELCOUR

2 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605360

Sujet principal : Demande de suspension et d'annulation d'une radiation des cadres pour mise à la retraite d'une agent hospitalier. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, jugée irrecevable. Textes appliqués : Article L. 522-3 du code de justice administrative, car la requête est identique à une précédente demande déjà rejetée et ne s'accompagne pas d'une requête distincte en annulation.

2 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605571

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. Aissa Mjahed qui demandait une injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. La juridiction estime ces conclusions manifestement irrecevables, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonctions à l'administration ni se substituer à elle pour prendre des décisions. Elle fonde sa décision sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.

2 avril 2026