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Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 700 euros à Mme B... pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 27 avril 2022. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 27 octobre 2022, date d'expiration du délai imparti pour proposer un logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 441-16-1 du même code. L'indemnisation a été fixée en tenant compte de la composition du foyer (trois personnes, dont deux enfants mineurs) et de la durée de la carence.
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 700 euros à Mme A... pour le préjudice moral et les troubles dans ses conditions d'existence, en raison de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 23 octobre 2019. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 23 avril 2020, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également accordé 1 100 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.