48 412 décisions disponibles — page 412/2421
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour "salarié", cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, compte tenu de l'absence de justificatifs suffisants de l'insertion professionnelle et personnelle de l'intéressé. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant camerounais, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis pour obtenir une attestation de prolongation d’instruction ou le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande d’attestation se heurtait à une décision implicite de rejet née du silence de l’administration, conformément aux articles R* 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’il ne pouvait y faire obstacle sans péril grave avéré. Par ailleurs, la demande de renouvellement du titre de séjour a été jugée irrecevable car elle ne relève pas de l’office du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires ou conservatoires.