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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 24 janvier 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France a rejeté la demande de visa de long séjour au titre de la réunification familiale pour l’enfant mineur C... A..., au motif que la commission s’est fondée à tort sur l’absence de jugement de délégation d’autorité parentale, alors que la mère, réfugiée, justifiait de l’état civil de l’enfant et de l’impossibilité de produire un tel document. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit à la réunification familiale des réfugiés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme F..., réfugiée, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer des visas de long séjour pour ses deux filles au titre de la réunification familiale. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour l'une des enfants, le visa ayant été délivré en cours d'instance. Pour la seconde enfant, la requête a été rejetée au motif que les documents d'état civil produits n'étaient pas probants pour établir le lien de filiation, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles 2 et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.