57 985 décisions disponibles — page 463/2900
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite par laquelle l’autorité consulaire française au Caire a refusé d’enregistrer les demandes de visa de long séjour de Mme F... et de ses six enfants, ressortissants palestiniens, en vue de déposer une demande d’asile. Le tribunal juge qu’un délai de plus de six mois sans réponse de l’administration, en l’absence de toute justification, ne peut être considéré comme raisonnable, ce qui constitue une erreur de droit et une erreur d’appréciation. La décision s’appuie notamment sur le préambule de la Constitution de 1946 et l’article L. 312-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour aux enfants mineurs de M. D..., ressortissant français. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment tirés de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée en raison de l’absence de doute sérieux. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions à fin d’injonction et au titre des frais de justice.