| CELEX | 52025IR3317 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 6 mai 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/3463 | 24.7.2026 |
Avis du Comité européen des régions — Règlement établissant un cadre de performance
(C/2026/3463)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT
Amendement 1
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier le considérant 5 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’application rationalisée du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important», lorsque cela est possible et approprié, conformément à l’article 33, paragraphe 2, point d), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, devrait être fondée sur des orientations simples et uniques. La Commission devrait fournir ces orientations techniques au plus tard le 1er janvier 2027. Ces orientations devraient être fondées sur les principes directeurs de clarté, de simplification et de proportionnalité, eu égard aux principes d’économie, d’efficience et d’efficacité et à la réalisation des objectifs fixés pour le programme ou l’instrument conformément aux priorités stratégiques de l’Union. Elles devraient également tenir dûment compte des niveaux élevés de protection de la santé humaine et de l’environnement prévus par la législation existante de l’UE, ainsi que de la nécessité d’éviter les doubles emplois avec ces exigences. | L’application rationalisée du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important», lorsque cela est possible et approprié, conformément à l’article 33, paragraphe 2, point d), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, devrait être fondée sur des orientations simples et uniques. La Commission devrait fournir ces orientations techniques au plus tard le 1er juin 2027. Ces orientations devraient être fondées sur les principes directeurs de clarté, de simplification et de proportionnalité, eu égard aux principes d’économie, d’efficience et d’efficacité et à la réalisation des objectifs fixés pour le programme ou l’instrument conformément aux priorités stratégiques de l’Union. Elles devraient également tenir dûment compte des niveaux élevés de protection de la santé humaine et de l’environnement prévus par la législation existante de l’UE, ainsi que de la nécessité d’éviter les doubles emplois avec ces exigences. |
Amendement 2
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier le considérant 6 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Compte tenu de l’augmentation des coûts économiques, financiers et sociétaux liés au changement climatique et à la dégradation de l’environnement, il est essentiel d’investir dans la décarbonation, la résilience au changement climatique, l’économie circulaire, la résilience dans le domaine de l’eau et l’environnement naturel. Il est en particulier essentiel d’accroître la capacité de l’Union et des États membres à anticiper les crises, les catastrophes et les effets du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes, à s’y préparer et à y réagir, et à protéger les investissements au titre du budget de l’UE. Dans le même temps, le déploiement de nouvelles technologies et solutions innovantes renforçant la résilience au changement climatique permettra d’accroître l’avantage concurrentiel des entreprises de l’UE, non seulement en améliorant leur capacité d’adaptation et leur résilience au changement climatique, mais aussi en leur offrant de nouvelles possibilités d’exportation. | Compte tenu de l’augmentation des coûts économiques, financiers et sociétaux liés au changement climatique et à la dégradation de l’environnement, il est essentiel d’investir dans la décarbonation, la résilience au changement climatique, l’économie circulaire, la résilience dans le domaine de l’eau et l’environnement naturel. Il est en particulier essentiel d’accroître la capacité de l’Union , des États membres et des collectivités locales et régionales à anticiper les crises, les catastrophes et les effets du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes, à s’y préparer , à s’y adapter et à y réagir, et à protéger les investissements au titre du budget de l’UE. Dans le même temps, le déploiement de nouvelles technologies et solutions innovantes renforçant la résilience au changement climatique permettra d’accroître l’avantage concurrentiel des entreprises de l’UE, non seulement en améliorant leur capacité d’adaptation et leur résilience au changement climatique, mais aussi en leur offrant de nouvelles possibilités d’exportation. |
Exposé des motifs
Les collectivités locales et régionales sont responsables d’une grande partie des actions et des investissements nécessaires pour accroître la résilience face aux catastrophes induites par le changement climatique et autres calamités naturelles, et renforcer l’adaptation à long terme au changement climatique.
Amendement 3
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier le considérant 12 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Les coûts économiques, financiers et sociaux liés au changement climatique, aux catastrophes naturelles, aux urgences sanitaires, aux accidents technologiques, à l’évolution des menaces pour la sécurité et à d’autres perturbations sont en augmentation. Il est essentiel d’accroître la capacité de l’Union et des États membres à anticiper les crises , les catastrophes et les effets du changement climatique , à s’y préparer et à y réagir , à protéger les investissements au titre du budget de l’UE et à renforcer la sécurité intérieure. Par conséquent, la préparation et la résilience au changement climatique dès la conception devraient garantir que les programmes et activités concernés soutiennent les réformes et les investissements qui renforcent la gestion des risques de catastrophes et des crises, investissent dans la résilience au changement climatique, renforcent la résilience des fonctions sociétales vitales et bâtissent des sociétés plus résilientes, plus sûres et plus préparées, conformément aux objectifs de la stratégie européenne pour une union de la préparation[1], à la stratégie ProtectEU[2] et à l’obligation incombant à l’UE en vertu de l’article 5 du règlement (UE) 2021/1119[3] («loi européenne sur le climat») de réduire sa vulnérabilité au changement climatique. | Les coûts économiques, financiers , sanitaires et sociaux liés au changement climatique, à la perte de biodiversité, aux catastrophes naturelles, aux urgences sanitaires, aux accidents technologiques, à l’évolution des menaces pour la sécurité et à d’autres perturbations sont en augmentation. Il est essentiel d’accroître la capacité de l’Union , des États membres et des collectivités locales et régionales à anticiper les crises et les catastrophes , à s’y préparer et à y réagir, et à s’adapter aux effets du changement climatique, à protéger les investissements au titre du budget de l’UE , notamment en appliquant le principe consistant à «reconstruire en mieux» et le principe de «résilience dès la conception», et à renforcer la sécurité intérieure. Par conséquent, la préparation et la résilience au changement climatique dès la conception devraient garantir que les programmes et activités concernés soutiennent les réformes et les investissements qui renforcent la gestion des risques de catastrophes et des crises, investissent dans la résilience au changement climatique, renforcent la résilience des fonctions sociétales vitales et bâtissent des sociétés plus résilientes, plus sûres et plus préparées, conformément aux objectifs de la stratégie européenne pour une union de la préparation[1], à la stratégie ProtectEU[2] et à l’obligation incombant à l’UE en vertu de l’article 5 du règlement (UE) 2021/1119[3] («loi européenne sur le climat») de réduire sa vulnérabilité au changement climatique. | ||||
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Exposé des motifs
Les effets de la dégradation de l’environnement et du changement climatique sur la santé humaine et la perte de biodiversité sont des défis majeurs auxquels sont confrontés l’UE, ses États membres et leurs collectivités locales et régionales, lesquelles sont responsables d’une grande partie des actions et des investissements nécessaires pour renforcer la résilience.
Amendement 4
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Ajouter un considérant 13:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Tenant compte des dispositions des articles 174 et 349 du TFUE et de la résolution Omarjee du Parlement européen, le cadre de suivi de la performance reconnaît les contraintes spécifiques, telles que des surcoûts structurels, des difficultés logistiques et un marché intérieur restreint, que subissent les régions insulaires, ultrapériphériques et de montagne, ainsi que celles confrontées au défi démographique. Il prévoit d’incorporer ces réalités dans l’élaboration et l’évaluation des indicateurs de performance, et d’associer les autorités régionales et locales concernées aux mécanismes de suivi et de reporting pertinents, afin d’assurer une utilisation plus efficace et équitable des fonds de l’Union dans ces territoires. |
Exposé des motifs
Conformément aux articles 174 et 349 TFUE et à la résolution Omarjee, cet amendement vise à adapter le cadre de performance aux contraintes structurelles des régions insulaires, ultrapériphériques et de montagne afin de garantir des indicateurs équitables et une évaluation réellement territorialisée.
Amendement 5
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier le considérant 19 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Conformément à l’article 33, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les indicateurs de performance faisant l’objet d’un suivi sont pertinents, reconnus, crédibles, aisés, concis et solides, tout en permettant l’agrégation des données dans tous les programmes. Par conséquent, il est nécessaire d’arrêter une liste d’indicateurs de performance qui devraient être concis et proportionnés ainsi qu’en nombre limité et ne devraient pas entraîner de charge administrative excessive. Les indicateurs de performance, y compris les indicateurs de réalisation et de résultat, devraient être utilisés uniquement aux fins du suivi et du compte rendu de la performance du budget et pour éclairer l’évaluation des programmes, sans préjudice des informations supplémentaires susceptibles d’être obtenues en appliquant d’autres règles de suivi, de compte rendu et d’évaluation pour mesurer plus largement l’incidence des politiques de l’Union. | Conformément à l’article 33, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, les indicateurs de performance faisant l’objet d’un suivi sont pertinents, reconnus, crédibles, aisés, concis et solides, tout en permettant l’agrégation des données dans tous les programmes. Par conséquent, il est nécessaire d’arrêter une liste d’indicateurs de performance qui devraient être concis et proportionnés ainsi qu’en nombre limité et ne devraient pas entraîner de charge administrative excessive. Les indicateurs de performance, y compris les indicateurs de réalisation et de résultat, devraient être utilisés uniquement aux fins du suivi et du compte rendu de la performance du budget et pour éclairer l’évaluation des programmes, sans préjudice des informations supplémentaires susceptibles d’être obtenues en appliquant d’autres règles de suivi, de compte rendu et d’évaluation pour mesurer plus largement l’incidence des politiques de l’Union. Afin d’assurer un suivi pertinent des objectifs sociaux, le cadre de performance devrait inclure des indicateurs solides, désagrégés et sensibles aux spécificités territoriales qui permettent de recenser les disparités sociales et territoriales au sein de l’Union. |
Amendement 6
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 4, paragraphes 1 et 2, comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Climat et biodiversité | Climat et biodiversité |
| 1. La contribution du budget au climat et à la biodiversité fait l’objet d’un suivi au moyen du cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget établi à l’article 8, notamment au moyen des coefficients de l’UE. | 1. La contribution du budget à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, à la protection et à la restauration de la biodiversité , ainsi qu’à la réalisation des objectifs environnementaux de l’Union fait l’objet d’un suivi au moyen du cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget établi à l’article 8, notamment au moyen des coefficients de l’UE. |
| 2. Les programmes et activités sont mis en œuvre en vue d’atteindre un objectif global de dépenses d’au moins 35 % du montant total du budget en faveur des objectifs en matière d’action pour le climat et d’environnement (ci-après l’«objectif de dépenses pour le climat et l’environnement») pour l’ensemble du cadre financier pluriannuel 2028-2034, calculé en utilisant le coefficient le plus élevé parmi ceux liés à l’atténuation du changement climatique, à l’adaptation et à la résilience au changement climatique et à l’ environnement du cadre visé au paragraphe 1. Les dépenses de défense et de sécurité sont exclues de la base du calcul de l’objectif de dépenses pour le climat et l’environnement. | 2. Les programmes et activités sont mis en œuvre en vue d’atteindre un objectif global de dépenses d’au moins 35 % du montant total du budget en faveur des objectifs décrits au paragraphe 1 (ci-après l’«objectif de dépenses pour le climat et l’environnement») pour l’ensemble du cadre financier pluriannuel 2028-2034, calculé en utilisant le coefficient le plus élevé parmi ceux liés à l’atténuation du changement climatique, à l’adaptation et à la résilience au changement climatique , à la protection et à la restauration de la biodiversité, à l’économie circulaire et à l’ action environnementale du cadre visé au paragraphe 1. Les dépenses de défense et de sécurité sont exclues de la base du calcul de l’objectif de dépenses pour le climat et l’environnement. |
Exposé des motifs
Les effets de la dégradation de l’environnement et du changement climatique sur la santé humaine et la perte de biodiversité sont des défis majeurs auxquels sont confrontés l’UE, ses États membres et leurs collectivités locales et régionales, lesquelles sont responsables d’une grande partie des actions et des investissements nécessaires pour renforcer la résilience.
Amendement 7
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 5 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. L’application rationalisée du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» visé à l’article 33, paragraphe 2, point d), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, est facilitée par des orientations simples et uniques (ci-après les «orientations sur le principe consistant à “ne pas causer de préjudice important”»). | 1. L’application rationalisée du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» visé à l’article 33, paragraphe 2, point d), du règlement (UE, Euratom) 2024/2509, est facilitée par des orientations simples et uniques (ci-après les «orientations sur le principe consistant à “ne pas causer de préjudice important”»). |
| 2. Les orientations visées au paragraphe 1 énoncent des principes et critères généraux et, si nécessaire, des critères spécifiques au niveau des domaines d’action concernés. | 2. Les orientations visées au paragraphe 1 énoncent des principes et critères généraux et, si nécessaire, des critères spécifiques au niveau des domaines d’action concernés. Elles seront publiées par la Commission au moins six mois avant l’entrée en vigueur du présent règlement afin de garantir que leur interprétation et leur mise en œuvre se déroulent sans heurts et en temps utile, et un projet de lignes directrices sera soumis au plus tard en juillet 2026. |
| Elles font notamment la distinction entre les domaines d’action ou activités qui sont toujours considérés comme étant conformes au principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» et les domaines d’action ou activités qui sont considérés comme causant un préjudice important à un ou plusieurs objectifs environnementaux et qui ne peuvent donc pas être financés par le budget de l’Union. | Elles font notamment la distinction entre les domaines d’action ou activités qui sont toujours considérés comme étant conformes au principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» et les domaines d’action ou activités qui sont considérés comme causant un préjudice important à un ou plusieurs objectifs environnementaux ou climatiques et qui ne peuvent donc pas être financés par le budget de l’Union. |
| Les orientations de la Commission tiennent compte de la nécessité d’atteindre les objectifs fixés pour les programmes ou instruments concernés conformément aux priorités stratégiques de l’Union, de la nécessité d’éviter les doubles emplois avec les exigences découlant de la législation existante de l’UE, des niveaux élevés de protection de la santé humaine et de l’environnement prévus par la législation existante de l’UE, de la charge administrative et déclarative pesant sur les autorités et les bénéficiaires et du principe de proportionnalité. | Les orientations de la Commission tiennent compte de la nécessité d’atteindre les objectifs fixés pour les programmes ou instruments concernés conformément aux priorités stratégiques de l’Union, de la nécessité d’éviter les doubles emplois avec les exigences découlant de la législation existante de l’UE, des niveaux élevés de protection de la santé humaine , de l’environnement et du climat prévus par la législation existante de l’UE, de la charge administrative et déclarative pesant sur les autorités et les bénéficiaires et du principe de proportionnalité. |
| La proportionnalité est assurée notamment en tenant compte de la taille de l’activité, de ses incidences sur le climat et l’environnement et des caractéristiques territoriales des régions dans lesquelles elle se situe ou du fait qu’elle peut se situer dans un pays tiers. | La proportionnalité est assurée notamment en tenant compte de la taille de l’activité, de ses incidences sur le climat et l’environnement et des caractéristiques territoriales des régions dans lesquelles elle se situe ou du fait qu’elle peut se situer dans un pays tiers. |
| 3. Les orientations visées au paragraphe 1 recensent également les cas dans lesquels l’application du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» peut ne pas être possible ou appropriée, tels que les situations de crise, y compris les urgences causées par des catastrophes naturelles , ou d’autres raisons d’intérêt public majeur. | 3. Les orientations visées au paragraphe 1 définissent également précisément les cas dans lesquels l’application du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» peut ne pas être possible ou appropriée temporairement ou de façon permanente , tels que les situations de crise, y compris les urgences, ou d’autres raisons d’intérêt public majeur , comme des considérations en matière de défense ou de sécurité . |
| À cet égard, il convient notamment de considérer qu’il n’est pas possible ou approprié d’appliquer le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» dans le cas d’activités de défense et de sécurité . | 4. Les orientations visées au paragraphe 1 devraient également définir la signification des principes de «résilience dès la conception» et «reconstruire en mieux» en lien avec le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» de manière à soutenir la réalisation des objectifs environnementaux et climatiques . |
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| 5. Les orientations visées au paragraphe 1 doivent en outre faire l’objet d’une consultation des parties prenantes, en particulier les collectivités locales et régionales. |
Exposé des motifs
Les «orientations» relatives à l’application du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» revêtent une importance capitale pour les collectivités locales et régionales. Elles doivent veiller à promouvoir les principaux objectifs environnementaux et climatiques, à définir clairement les exceptions afin d’éviter un affaiblissement général du principe, et à intégrer dans le cadre de l’UE des principes connexes tels que «la résilience dès la conception» et «reconstruire en mieux».
Amendement 8
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 7, paragraphe 3 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission fournit des orientations techniques sur la méthode visée au paragraphe 2 aux fins de la détermination des catégories et des notes correspondantes en matière d’égalité de genre, dans le but d’assurer la cohérence entre l’ensemble des programmes. | La Commission fournit des orientations techniques sur la méthode visée au paragraphe 2 aux fins de la détermination des catégories et des notes correspondantes en matière d’égalité de genre, dans le but d’assurer la cohérence entre l’ensemble des programmes. Les orientations doivent en outre faire l’objet d’une consultation des parties prenantes, en particulier les collectivités locales et régionales. |
Amendement 9
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Nouvel article 7 bis
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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| Tous les programmes tiennent dûment compte, le cas échéant, de toute incidence négative sur la cohésion territoriale, conformément à l’article 3 du traité sur l’Union européenne et à l’article 174 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et veillent à ce qu’aucune action n’entrave le processus de convergence régionale ou ne contribue aux disparités régionales, tant au sein de chaque État que dans l’Union européenne, en conformité avec le principe consistant à «ne pas nuire à la cohésion». | ||
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| À cette fin, chaque programme en gestion directe ou indirecte et chaque plan de partenariat national et régional indique comment il respecte le principe consistant à «ne pas nuire à la cohésion», ou fournit une explication dûment motivée lorsque cela n’est pas possible, conformément au principe «appliquer ou expliquer». | ||
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| Le respect du principe consistant à «ne pas nuire à la cohésion» doit se traduire au minimum par les éléments suivants: | ||
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| La Commission publie des orientations techniques précisant les modalités du respect des exigences susmentionnées, afin de garantir une approche harmonisée. |
Exposé des motifs
L’établissement d’un principe horizontal consistant à «ne pas nuire à la cohésion» permet de s’assurer que les programmes évaluent, préviennent et atténuent systématiquement les effets territoriaux non désirés, préservant ainsi l’engagement de l’Union en faveur de la cohésion territoriale au titre de l’article 174 du TFUE.
Amendement 10
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Nouvel article 7 ter
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
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| Principe de partenariat et gouvernance à plusieurs niveaux | ||
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| 1. Pour les programmes et activités financés par le budget de l’Union, la Commission, les États membres, les autorités infranationales et, le cas échéant, les pays tiers et les partenaires chargés de la mise en œuvre veillent à l’application du principe de partenariat et de la gouvernance à plusieurs niveaux, conformément aux réglementations sectorielles. | ||
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| 2. Lorsque la conception, la mise en œuvre, le suivi ou l’évaluation d’un programme ou d’une activité revêt une dimension territoriale ou est susceptible d’impliquer des résultats au niveau national, régional ou local, ledit programme ou ladite activité est conçu, mis en œuvre, suivi et évalué en partenariat avec les partenaires concernés en temps utile et de manière significative. Ces partenaires comprennent, le cas échéant, au moins: | ||
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| 3. Les modalités d’application des paragraphes 1 et 2 sont proportionnées à la taille, à la nature et au mode de gestion du programme ou de l’activité en question et évitent la duplication des obligations déjà énoncées dans les réglementations sectorielles. |
Exposé des motifs
Il s’agit d’établir le principe de partenariat et la gouvernance à plusieurs niveaux en tant que principes horizontaux.
Amendement 11
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 8, paragraphe 1, comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Le cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget repose sur les éléments suivants: | 1. Le cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget repose sur les éléments suivants: | ||||
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| Les éléments mentionnés au premier alinéa sont décrits à l’annexe I. | Les éléments mentionnés au premier alinéa sont décrits à l’annexe I. | ||||
| Dans le cas des activités menées dans l’Union, le cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget comprend également les codes pour la dimension territoriale indiqués à l’annexe II. | Dans le cas des activités menées dans l’Union, le cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget comprend également les codes pour la dimension territoriale indiqués à l’annexe II. |
Amendement 12
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 9 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| 3. La Commission veille également à élaborer des rapports annuels sur la mise en œuvre locale et régionale des programmes de l’Union, y compris les dépenses sociales, et ce, le cas échéant au moins au niveau NUTS 3. |
Amendement 13
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 10 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. La Commission effectue des évaluations conformément à l’article 34, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2059 afin d’examiner l’efficacité, l’efficience, la pertinence, la cohérence et la valeur ajoutée de l’Union pour chaque programme ou activité. En ce qui concerne la politique agricole commune, ces évaluations portent également sur les mesures mises en œuvre conformément au règlement (UE) no 1308/2013. | 1. La Commission effectue des évaluations conformément à l’article 34, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2024/2059 afin d’examiner l’efficacité, l’efficience, la pertinence, la cohérence , la valeur ajoutée de l’Union et les incidences territoriales pour chaque programme ou activité. En ce qui concerne la politique agricole commune, ces évaluations portent également sur les mesures mises en œuvre conformément au règlement (UE) no 1308/2013. |
| 2. La Commission publie un rapport de mise en œuvre pour chaque programme ou activité au plus tard quatre ans après le début de sa mise en œuvre. | 2. La Commission publie un rapport de mise en œuvre pour chaque programme ou activité au plus tard quatre ans après le début de sa mise en œuvre. Ce rapport comprend une évaluation des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs, sur la base de preuves quantitatives et qualitatives des performances, une analyse d’impact territorial et, le cas échéant, des propositions d’ajustement. |
| 3. La Commission procède à une évaluation rétrospective pour apprécier la performance du programme ou de l’activité au plus tard trois ans après la fin de la période de programmation de chaque programme ou activité. | 3. La Commission procède à une évaluation rétrospective pour apprécier la performance du programme ou de l’activité au plus tard trois ans après la fin de la période de programmation de chaque programme ou activité. |
Exposé des motifs
La flexibilité et la centralisation accrues des fonds en gestion partagée dans le cadre des plans PNR soulignent la nécessité d’une évaluation supplémentaire de leurs incidences territoriales et d’une meilleure publicité des résultats de ces évaluations.
Amendement 14
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 11 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Évaluations par les États membres dans le cadre de la gestion partagée | Évaluations par les États membres et les autorités infranationales dans le cadre de la gestion partagée |
| 1. Lorsque le budget de l’Union est exécuté en gestion partagée, les États membres réalisent des évaluations portant sur des critères tels que l’efficacité, l’efficience, la pertinence et la cohérence, dans le but d’améliorer la qualité de la conception et de la mise en œuvre des mesures et de déterminer les goulets d’étranglement et les moyens d’accélérer leur mise en œuvre. Les évaluations peuvent également porter sur d’autres critères pertinents, tels que le caractère inclusif, la visibilité et la valeur ajoutée européenne. | 1. Lorsque le budget de l’Union est exécuté en gestion partagée, les États membres et les autorités infranationales pertinentes réalisent une évaluation de la gouvernance à plusieurs niveaux et des évaluations portant sur des critères tels que l’efficacité, l’efficience, la pertinence , la cohérence et la cohésion territoriale , dans le but d’améliorer la qualité de la conception et de la mise en œuvre des mesures et de déterminer les goulets d’étranglement et les moyens d’accélérer leur mise en œuvre , pour s’assurer que la stratégie d’intervention soit améliorée en permanence, mais aussi pour mesurer et optimiser l’incidence du financement européen . Les évaluations peuvent également porter sur d’autres critères pertinents, tels que le caractère inclusif, la visibilité et la valeur ajoutée européenne. |
| 2. Les États membres effectuent des évaluations pour apprécier l’incidence des mesures mises en œuvre en gestion partagée au moyen de techniques quantitatives, y compris des approches contrefactuelles et des résultats de la conception expérimentale, le cas échéant, au plus tard deux ans après la fin de la période de programmation. | 2. Les États membres effectuent des évaluations pour apprécier l’incidence des mesures mises en œuvre en gestion partagée au moyen de techniques quantitatives, y compris des approches contrefactuelles et des résultats de la conception expérimentale, le cas échéant, au plus tard deux ans après la fin de la période de programmation. |
| 3. Les États membres réalisent au moins une évaluation intermédiaire couvrant l’ensemble de leurs plans au plus tard trois ans après le début de leur mise en œuvre. |
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| 4. Les États membres élaborent une feuille de route pour les évaluations et la présentent au comité de suivi compétent et à la Commission au plus tard un an après l’approbation de leurs plans. | 3. Les États membres élaborent une feuille de route pour les évaluations et la présentent au comité de suivi compétent et à la Commission au plus tard un an après l’approbation de leurs plans. |
| 5. Les États membres confient les évaluations à des experts fonctionnellement indépendants. | 4. Les États membres confient les évaluations à des experts fonctionnellement indépendants. |
| 6. Les États membres veillent à la mise en place des procédures requises pour produire et collecter les données nécessaires aux évaluations. | 5. Les États membres veillent à la mise en place des procédures requises pour produire et collecter les données nécessaires aux évaluations. |
| 7. Toutes les évaluations sont publiées sur le site internet visé à l’article 12, paragraphe 1. | 6. Toutes les évaluations sont publiées sur le site internet visé à l’article 12, paragraphe 1. |
Exposé des motifs
Le champ d’application des plans PNR, comme l’indique leur nom, exige que les autorités infranationales soient associées aux fonctions clés liées à l’évaluation. La flexibilité et la centralisation accrues des fonds en gestion partagée dans le cadre des plans PNR soulignent la nécessité d’une évaluation supplémentaire de leurs incidences territoriales et du respect de l’article 174 du TFUE.
Amendement 15
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 12 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 2. En ce qui concerne la fonction visée au paragraphe 1, point a), du présent article, le portail unique contient, le cas échéant, des informations sur les éléments suivants: | 2. En ce qui concerne la fonction visée au paragraphe 1, point a), du présent article, le portail unique contient, le cas échéant, des informations sur les éléments suivants: | ||||
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| 3. S’agissant de la fonction visée au paragraphe 1, point c), du présent article, le portail unique contient , en ce qui concerne les opérations financées dans le cadre des plans des États membres, les informations visées à l’article 63 , paragraphe 1, point e), du règlement …/… [plans de partenariat national et régional]. | 3. S’agissant de la fonction visée au paragraphe 1, point c), du présent article, le portail unique renvoie , en ce qui concerne les opérations financées dans le cadre des plans des États membres, au site web visé à l’article 64 , paragraphe 1, du règlement …/… [plans de partenariat national et régional]. |
Exposé des motifs
Il est essentiel de fournir des informations agrégées sur la répartition territoriale des fonds afin de garantir une plus grande transparence et une meilleure lisibilité des données.
Amendement 16
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 13 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
|
| 6. Les obligations de déclaration imposées aux destinataires de fonds de l’Union sont proportionnées et visent à garantir que les données requises pour contrôler l’exécution et ses résultats sont collectées de manière efficiente, efficace et en temps utile. |
Exposé des motifs
Ce paragraphe provient de l’article 16, «Exécution en gestion directe». L’objectif est également de protéger les destinataires des fonds de l’Union dans le cadre de la gestion partagée.
Amendement 17
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’article 14 comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Mise en œuvre dans le cadre des plans des États membres — suivi et compte rendu de la performance | Mise en œuvre au moyen de plans de partenariat national et régional par les États membres et les autorités infranationales — suivi et compte rendu de la performance | ||||
| 1. Chaque État membre met en place un système de suivi et de compte rendu permettant le suivi de la performance et la transmission automatisée d’informations sur la base des éléments pertinents du cadre de suivi des dépenses et de performance visé à l’article 8, paragraphe 1. Les États membres mettent ces informations à la disposition de la Commission d’une manière interopérable via le système d’échange électronique de données entre les États membres et la Commission visé à l’annexe XVI du règlement …/… [plans de partenariat national et régional — SFC 2028]. | 1. Chaque État membre et les autorités infranationales pertinentes mettent en place un système de suivi et de compte rendu permettant le suivi de la performance et la transmission automatisée d’informations sur la base des éléments pertinents du cadre de suivi des dépenses et de performance visé à l’article 8, paragraphe 1. Les États membres et les autorités infranationales pertinentes mettent ces informations à la disposition de la Commission d’une manière interopérable via le système d’échange électronique de données entre les États membres et les autorités infranationales pertinentes et la Commission visé à l’annexe XVI du règlement …/… [plans de partenariat national et régional — SFC 2028]. | ||||
| 2. Chaque plan présenté par un État membre et les autorités infranationales pertinentes et toute modification de celui-ci comprennent, pour chaque mesure, une proposition d’attribution d’au moins un domaine d’intervention figurant à l’annexe I et, pour chaque domaine d’intervention attribué à cette mesure, les indicateurs de performance suivants, s’il y a lieu, moyennant l’accord de la Commission: | 2. Chaque plan présenté par un État membre et toute modification de celui-ci comprennent, pour chaque mesure, une proposition d’attribution d’au moins un domaine d’intervention figurant à l’annexe I et, pour chaque domaine d’intervention attribué à cette mesure, les indicateurs de performance suivants, s’il y a lieu, moyennant l’accord de la Commission: | ||||
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| Aucun autre indicateur de réalisation n’est défini en dehors de celui visé au point a). | Aucun autre indicateur de réalisation n’est défini en dehors de celui visé au point a). | ||||
| Lorsque la mention «émissions de gaz à effet de serre évitées» est attribuée en tant qu’indicateur de résultat, l’État membre attribue également un deuxième indicateur de résultat, s’il est disponible pour le même domaine d’intervention. | Lorsque la mention «émissions de gaz à effet de serre évitées» est attribuée en tant qu’indicateur de résultat, l’État membre et les autorités infranationales pertinentes attribuent également un deuxième indicateur de résultat, s’il est disponible pour le même domaine d’intervention. | ||||
|
| Dans le cadre des chapitres régionaux et territoriaux, d’autres indicateurs de résultat pour certaines mesures peuvent être attribués lorsqu’il peut être démontré que la collecte et le suivi des données au niveau territorial correspondant présentent une difficulté objective, ou lorsque les capacités limitées de l’autorité de gestion empêchent l’exécution de ces tâches. | ||||
| Lorsque l’État membre a proposé un indicateur de réalisation qui ne figure pas à l’annexe I pour définir le jalon ou la cible final(e) de cette mesure, et lorsque l’annexe I ne contient aucun indicateur de résultat correspondant au domaine d’intervention de la mesure, l’État membre attribue un indicateur de résultat choisi parmi ceux correspondant à d’autres domaines d’intervention énumérés à l’annexe I ou attribue exceptionnellement un indicateur de résultat qui ne figure pas à l’annexe I, en accord avec la Commission. | Lorsque l’État membre et les autorités infranationales pertinentes ont proposé un indicateur de réalisation qui ne figure pas à l’annexe I pour définir le jalon ou la cible final(e) de cette mesure, et lorsque l’annexe I ne contient aucun indicateur de résultat correspondant au domaine d’intervention de la mesure, l’État membre et les autorités infranationales pertinentes attribuent un indicateur de résultat choisi parmi ceux correspondant à d’autres domaines d’intervention énumérés à l’annexe I ou attribuent exceptionnellement un indicateur de résultat qui ne figure pas à l’annexe I, en accord avec la Commission. | ||||
|
| Dans le but spécifique de répondre à des besoins propres au contexte, lorsqu’un chapitre régional ou territorial relève de la responsabilité d’une autorité de gestion infranationale ou d’un organisme intermédiaire local, et avec l’accord de la Commission, l’autorité peut attribuer un indicateur de réalisation ne figurant pas à l’annexe I. | ||||
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| 3. La Commission publie, au moins six mois avant le début de la période de programmation, des orientations méthodologiques harmonisées relatives à l’établissement de valeurs de référence, de jalons, de cibles et de valeurs estimées, ainsi que des exigences minimales visant à garantir la comparabilité, la proportionnalité et un niveau d’ambition cohérent pour l’ensemble des plans et des chapitres territoriaux. Ces orientations sont élaborées dans le cadre de consultations approfondies avec les collectivités locales et régionales. | ||||
|
| 4. Conformément aux articles 22 et 51 du règlement.../... [plans de partenariat national et régional], les autorités de gestion infranationales chargées des chapitres régionaux ou territoriaux sont pleinement responsables, vis-à-vis de la Commission, de l’élaboration de la liste des domaines d’intervention et des indicateurs associés et de la définition des jalons et cibles envisagés dans le cadre desdits chapitres, y compris les dates indicatives auxquelles ceux-ci devraient être atteints, sans préjudice de leur autonomie dans l’exécution de cette tâche. Elles sont également pleinement responsables du suivi des progrès accomplis dans la réalisation des jalons et des cibles et de la transmission des données y afférentes à la Commission. | ||||
| 3. Chaque plan indique la valeur de référence et une valeur estimée pour l’indicateur de résultat attribué à chaque mesure conformément au paragraphe 2, y compris l’année au cours de laquelle cette valeur devrait être atteinte. Pour l’aide au revenu fondée sur la superficie et les animaux au titre de la politique agricole commune, cette valeur estimée n’est pas cumulée et correspond à la valeur maximale atteinte au cours de la période de programmation. | 5. Chaque plan indique la valeur de référence et une valeur estimée pour l’indicateur de résultat attribué à chaque mesure conformément au paragraphe 2, y compris l’année au cours de laquelle cette valeur devrait être atteinte. Pour l’aide au revenu fondée sur la superficie et les animaux au titre de la politique agricole commune, cette valeur estimée n’est pas cumulée et correspond à la valeur maximale atteinte au cours de la période de programmation. | ||||
| L’État membre peut actualiser cette valeur estimée lors de la révision à mi-parcours ou de toute modification du plan. | L’État membre peut actualiser cette valeur estimée lors de la révision à mi-parcours ou de toute modification du plan. | ||||
| 4. Chaque plan présenté par un État membre et toute modification de celui-ci comprennent, pour chaque mesure, une proposition d’attribution d’au moins un code relatif à la dimension territoriale figurant à la partie 1 de l’annexe II et la situation géographique (NUTS 2) conformément à la partie 4 de l’annexe II. S’ils sont pertinents et disponibles, les États membres proposent également des codes pour la dimension territoriale figurant à la partie 2 et/ou à la partie 3 de l’annexe II. | Les valeurs estimées pour les cibles et les jalons sont proposées, le cas échéant, sous la forme d’une fourchette de ± 10 %, de sorte à tenir dûment compte des incertitudes liées à la mise en œuvre et à la mesure. | ||||
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| 6. Dans le cas des chapitres régionaux gérés par les autorités de gestion infranationales, par dérogation à l’article 24 du règlement.../... [plans de partenariat national et régional], des ajustements mineurs allant jusqu’à 15 % de la valeur associée à une cible peuvent être effectués sans qu’une décision modificative de la Commission soit nécessaire, de manière à tenir compte de la capacité réduite des autorités infranationales. | ||||
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| 7. Chaque plan présenté par un État membre et les autorités infranationales pertinentes et toute modification de celui-ci comprennent, pour chaque mesure, une proposition d’attribution d’au moins un code relatif à la dimension territoriale figurant à la partie 1 de l’annexe II et la situation géographique (NUTS 2) conformément à la partie 4 de l’annexe II. Le cas échéant, pour les mesures couvrant plus d’une situation géographique (NUTS 2), une ventilation indicative des jalons et cibles attendus pour chaque zone NUTS 1 ou NUTS 2 est fournie. | ||||
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| S’ils sont pertinents et disponibles, les États membres et les autorités infranationales pertinentes proposent également des codes pour la dimension territoriale figurant à la partie 2 et/ou à la partie 3 de l’annexe II. | ||||
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| 8. La définition des zones d’intervention et des indicateurs de performance des programmes de coopération territoriale européenne tient compte de la nature essentiellement qualitative et de l’horizon à moyen ou long terme des résultats escomptés en ce qui concerne le renforcement des capacités institutionnelles, l’échange d’expériences et la mise en réseau transnationale. Les États membres et la Commission peuvent convenir d’indicateurs supplémentaires pour évaluer la qualité de la coopération et les résultats du processus. | ||||
| 5. Les États membres mettent à la disposition de la Commission les informations sur l’avancement par rapport à l’indicateur de réalisation sélectionné conformément à l’article 59, paragraphe 1, point a), du règlement …/… [plans de partenariat national et régional] et les résultats réels de la mesure par rapport à la valeur estimée de l’indicateur de résultat attribué à cette mesure. Les informations relatives à l’indicateur de résultat sont mises à jour au plus tard le 15 février de chaque année, jusqu’en 2037. | 9. Les États membres et les autorités infranationales pertinentes mettent à la disposition de la Commission les informations sur l’avancement par rapport à l’indicateur de réalisation sélectionné conformément à l’article 59, paragraphe 1, point a), du règlement …/… [plans de partenariat national et régional] et les résultats réels de la mesure par rapport à la valeur estimée de l’indicateur de résultat attribué à cette mesure. Les informations relatives à l’indicateur de résultat sont mises à jour au plus tard le 15 février de chaque année, jusqu’en 2037. | ||||
|
| 10. Les obligations de déclaration imposées aux destinataires de fonds de l’Union sont proportionnées et visent à garantir que les données requises pour contrôler l’exécution et ses résultats sont collectées de manière efficiente, efficace et en temps utile. | ||||
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| 11. Conformément à l’article 13 du règlement (UE) 202X/XXXX [règlement relatif aux plans PNR], les autorités de gestion infranationales ou les organismes intermédiaires locaux peuvent demander une assistance technique pour garantir le respect de ce règlement. |
Exposé des motifs
Les besoins spécifiques et les réalités opérationnelles des autorités infranationales nécessitent une flexibilité supplémentaire dans l’attribution et l’ajustement des indicateurs, ainsi qu’une reconnaissance plus claire de leurs responsabilités dans la conception des chapitres régionaux et territoriaux.
Amendement 18
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Nouvel article 15
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| 1. Une période de transition d’au moins 18 mois, au cours de laquelle les dispositions pertinentes du cadre de performance ne s’appliquent pas, peut être accordée aux États membres et aux autorités de gestion responsables des plans PNR qui en font la demande afin de laisser suffisamment de temps pour la conception et la mise en œuvre efficaces des nouveaux systèmes de suivi. |
|
| 2. Les dépenses relatives aux opérations qui commencent au cours de cette période peuvent être mises en œuvre et déclarées sur la base d’une approche différente. |
|
| 3. Si le début de la période est lié à un processus impliquant de sélectionner des groupes d’action locale, les indicateurs définis sur la base des stratégies locales élaborées par les acteurs locaux peuvent être finalisés au plus tard le 30 juin 2029, afin de respecter l’approche ascendante des stratégies territoriales. |
|
| 4. La Commission publie des orientations sur l’application de la période de transition. |
Exposé des motifs
Certaines autorités de gestion auront besoin de temps pour adapter les structures de gouvernance, les systèmes de données et les capacités administratives au nouveau cadre de performance, et une application immédiate pourrait créer pour ces autorités des charges administratives disproportionnées et des risques pour la mise en œuvre au début de la période de programmation.
Amendement 19
Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union [COM(2025) 545 final]
Modifier l’annexe I comme suit:
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Domaine d’intervention — 335 — Développement local mené par des acteurs locaux — LEADER et autres outils territoriaux intégrés — 0 % — 40 % — 0 % — 0 % | Domaine d’intervention — 335 — Développement local mené par des acteurs locaux — LEADER et autres outils territoriaux intégrés 0 % — 40 % — 0 % — 40 % |
Exposé des motifs
Il s’agit d’ajuster le coefficient social (SOC) de l’UE pour LEADER/DLAL (domaine d’intervention 335) afin de mieux refléter son impact social structurel dans les zones rurales.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR)
| 1. | se félicite de l’objectif de la proposition, qui consiste à introduire davantage de simplification, de transparence et d’harmonisation dans le suivi et l’exécution du budget de l’Union; note que le CdR a soutenu cette orientation à plusieurs reprises dans divers avis; souligne que cela ne devrait pas se faire au détriment de la gouvernance à plusieurs niveaux, de la subsidiarité, du principe de partenariat et de l’objectif de cohésion territoriale du traité; |
| 2. | fait toutefois observer que, dans son état actuel, la proposition n’apporte pas suffisamment de clarté et manque de proportionnalité et de flexibilité sur le plan de sa mise en œuvre, ce qui crée une charge administrative, de la complexité et de l’incertitude, en particulier pour les organismes de gestion infranationaux et les bénéficiaires, comme c’est le cas dans le cadre actuel de la politique agricole commune 2023-2027; |
| 3. | regrette, à cet égard, que la Commission européenne n’ait procédé à aucune analyse d’impact territorial; |
| 4. | prend acte des travaux en cours au Parlement européen sur la proposition de règlement établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union; |
| 5. | prend acte de l’avis 10/2026 de la Cour des comptes européenne concernant la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre de suivi des dépenses et de performance pour le budget et d’autres règles horizontales applicables aux programmes et activités de l’Union; |
| 6. | attire l’attention sur les conclusions (1) de l’atelier d’évaluation de l’impact territorial (EIT) consacré au règlement établissant un cadre de performance, qui a eu lieu le 19 février 2026 dans les locaux du Comité européen des régions; |
| 7. | convient qu’un cadre de performance clair, simple et efficace est essentiel pour réduire au minimum la charge administrative et garantir que les fonds de l’Union contribuent à ses objectifs et à la hauteur prévue à la transition écologique et équitable vers la neutralité climatique d’ici à 2050 et aux objectifs environnementaux de l’Union; souligne toutefois, à cet égard, que cet objectif ne pourra être atteint que si le rôle des collectivités locales et régionales et leurs besoins spécifiques en matière de soutien sont pleinement pris en compte dans le cadre de performance ainsi que dans les indicateurs individuels, notamment en surveillant explicitement les avantages connexes sociaux, territoriaux et environnementaux, et en excluant tout soutien aux investissements liés à l’enfermement dans les combustibles fossiles, et que si les dérogations aux principes horizontaux sont clairement définies et ont un champ d’application aussi restreint que possible; |
| 8. | attire l’attention sur le fait que l’introduction d’une approche normalisée en vue d’un cadre de performance couvrant l’ensemble des politiques et des fonds dans le CFP 2028-2034, fondée sur des indicateurs prédéfinis et des règles communes en matière de compte rendu, doit s’accompagner de garanties solides pour s’assurer qu’elle n’entrave pas les choix politiques d’une manière qui porterait atteinte aux principes de subsidiarité et de cohésion territoriale; une analyse d’impact territorial approfondie de la proposition législative et de ses annexes est nécessaire; |
| 9. | demande à la Commission et aux colégislateurs de garantir une cohérence juridique et opérationnelle totale entre la proposition de règlement établissant un cadre de performance et les règlements spécifiques aux secteurs et aux fonds, de sorte que les concepts clés, les exigences en matière de suivi, les indicateurs, les jalons, les cibles, les dispositions en matière d’évaluation et les responsabilités en ce qui concerne la gouvernance soient clarifiés dans l’ensemble du train de mesures législatif sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034; |
| 10. | souligne que la proposition adopte une approche asymétrique des trois modes de gestion: l’application du cadre de performance en gestion partagée est expliquée en détail, alors que la procédure dans le contexte de la gestion directe et indirecte est nettement moins claire. La Commission et les partenaires chargés de la mise en œuvre doivent appliquer des exigences claires et proportionnées pour les activités mises en œuvre en gestion directe ou indirecte, de sorte à garantir la qualité, la comparabilité et la traçabilité des informations sur la performance, en prévoyant le cas échéant des indicateurs communs, des indicateurs territoriaux, des valeurs de référence, des valeurs cibles, des responsabilités en matière d’établissement de rapports et des modalités de vérification; |
| 11. | rappelle ses positions sur la garantie du respect de la subsidiarité et de la gouvernance à plusieurs niveaux, ainsi qu’en faveur du renforcement de la dimension territoriale dans le cadre du Semestre européen; |
| 12. | souligne que le cadre proposé ne devrait pas se borner à mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre, mais devrait aussi permettre d’évaluer de façon significative les résultats obtenus et les effets politiques à plus long terme; |
| 13. | recommande que le système de coefficients à trois niveaux de l’UE soit révisé afin de refléter plus précisément la contribution réelle que les interventions apporteront probablement aux objectifs climatiques, environnementaux et sociaux, d’éviter toute surestimation lorsque des domaines d’intervention trop larges ou mal ciblés obtiennent des coefficients beaucoup trop élevés, et de mieux tenir compte des réalités territoriales et des effets réels des mesures sur le terrain. Cela permettrait également de répondre en partie aux préoccupations en matière d’écoblanchiment et de blanchiment social; |
| 14. | souligne que, comme l’indiquent les rapports de la Cour des comptes européenne sur la facilité pour la reprise et la résilience et sur la politique de cohésion, l’application d’une approche de budgétisation axée sur les performances sans orientations et soutien adéquats ne garantit pas une plus grande efficacité ou une meilleure incidence et peut même encourager des comportements irréguliers ou générer une aversion au risque qui nuisent au développement régional, à l’innovation et à l’impact des fonds européens; |
| 15. | précise que, comme l’a fait remarquer la Cour des comptes européenne, la proposition manque de mécanismes clairs pour assurer la fiabilité des informations fournies sur la performance. En l’absence de méthodes précises pour déterminer les cibles, les jalons et les valeurs de référence, cette situation peut mener à une mise en œuvre incohérente du cadre dans les États membres; |
| 16. | demande par conséquent à la Commission d’établir, suffisamment à l’avance par rapport à la programmation, une méthode harmonisée pour définir les mesures, les valeurs de référence, les jalons, les cibles, et les estimations pour les indicateurs de résultat, ainsi que des mécanismes clairs pour garantir la fiabilité des informations communiquées sur la performance, de sorte à garantir la comparabilité des niveaux d’ambition, l’égalité de traitement et la sécurité juridique entre les États membres, les régions, et les chapitres territoriaux; |
| 17. | rappelle que l’introduction d’une approche axée sur les performances peut compléter mais en aucun cas se substituer aux exigences en matière de contrôle et de conservation des informations relatives aux dépenses réelles, exigences qui émanent des principes de bonne gestion financière, de légalité et de régularité du budget de l’Union énoncés dans les traités; met dès lors en garde contre le risque d’établir un double système de fait, ce qui augmenterait la charge administrative. Ces deux systèmes, à savoir le contrôle des dépenses et l’utilisation d’indicateurs, devraient coexister sans se gêner mutuellement dans leur gestion. De plus, la présentation de leurs résultats respectifs ne doit pas coïncider dans le temps, afin de ne pas surcharger les autorités de gestion et les organismes payeurs; |
| 18. | met en garde contre le fait que les incitations à la performance et les vastes domaines d’intervention, combinés à des systèmes de coefficients prédéfinis, pourraient encourager à se concentrer sur des actions faciles à évaluer ou à mener, surestimant ainsi la performance tout en réduisant les incitations à traiter des questions plus complexes; |
Principes horizontaux
| 19. | préconise l’introduction d’un principe horizontal supplémentaire consistant à «ne pas nuire à la cohésion», qui, comme l’a souligné le CdR dans des avis antérieurs, fournira une garantie systématique s’agissant de s’assurer que les programmes de financement de l’Union ne produisent pas d’incidences territoriales négatives, notamment dans le cadre d’interventions sous forme d’aides cofinancées, comme celles relevant de la politique agricole commune, au titre desquelles les États membres sont autorisés à fournir un cofinancement aussi substantiel qu’ils le jugent nécessaire au-delà du minimum fixé. En outre, l’apport de chacun des domaines d’intervention visés à l’annexe I devrait être apprécié au regard de sa contribution à la cohésion; |
| 20. | soutient l’introduction de règles plus uniformes en ce qui concerne l’application des principes consistant à «ne pas causer de préjudice important» et à «ne pas nuire à la cohésion», ainsi que du principe d’égalité entre les hommes et les femmes et d’autres principes relatifs aux conditions de travail, à l’environnement, au climat et à la biodiversité, en respectant le principe de subsidiarité et en réduisant la charge administrative; |
| 21. | regrette l’absence d’un principe horizontal à la hauteur de l’ambition de la Commission européenne de renforcer les politiques économiques (stimuler la croissance économique) et d’améliorer la compétitivité dans l’Union européenne et appelle de ses vœux un système solide de contrôle des dépenses liées à la compétitivité, afin de suivre la répartition géographique et l’impact territorial des financements dans les régions; |
| 22. | insiste sur le fait que le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» devrait être reformulé afin de refléter les objectifs stratégiques de l’Union, y compris en matière de politiques industrielles, commerciales et de défense, pour s’assurer qu’il n’entrave pas la compétitivité ou les investissements; |
| 23. | est d’avis que des orientations relatives à ces principes devraient être publiées bien avant le début de la période de programmation afin de permettre aux organismes de gestion et aux bénéficiaires de se préparer de manière adéquate et de garantir une interprétation cohérente; |
Mise en œuvre et lien avec les plans PNR
| 24. | souligne que, conformément au principe de gouvernance à plusieurs niveaux, l’identification des domaines d’intervention, le choix des indicateurs et la définition des objectifs en lien avec les mesures des plans devraient être effectués sous l’entière responsabilité de l’organisme de gestion ou intermédiaire chargé du chapitre pertinent du plan PNR, et notamment, dans le cas des chapitres territoriaux, d’un organe infranational. La contribution des plans PNR à la cohésion devrait être mesurable et substantielle, au niveau tant de la programmation que de la mise en œuvre; |
| 25. | demande que, lorsque les mesures couvrent plus d’une zone NUTS 2, une ventilation territoriale indicative (par zone NUTS 2) des cibles et des jalons associés soit au moins indiquée afin de s’assurer que leur réalisation soit proportionnée aux différents besoins et capacités territoriaux; |
| 26. | estime que, le cas échéant, l’application des indicateurs devrait être entièrement territorialisée, et renvoie à cet égard tout spécialement aux territoires dont les réalités topographiques posent des difficultés toutes particulières, comme c’est par exemple le cas des régions de montagne; se félicite de l’obligation d’attribuer au moins une dimension territoriale et une situation géographique (NUTS 2) à chaque mesure des plans; |
| 27. | considère que, lors de la mise en œuvre d’un cadre de performance fondé sur des indicateurs communs, il est essentiel de veiller à ce que les autorités de gestion disposent de la souplesse nécessaire pour adapter les indicateurs, les jalons et les valeurs cibles à leurs spécificités locales. Celle-ci s’exercera de manière proportionnée et transparente, sans compromettre l’ambition climatique, sociale ou économique des interventions financées par le budget de l’Union; |
| 28. | attire l’attention sur le fait que l’application du cadre de performance, en particulier dans les chapitres territoriaux des plans, devrait être proportionnée aux capacités réelles des autorités infranationales concernées à définir les objectifs et à en assurer le suivi; |
| 29. | demande, par conséquent, d’accorder, le cas échéant, une flexibilité supplémentaire dans le cadre des chapitres territoriaux, notamment en autorisant la sélection d’indicateurs spécifiques au contexte en dehors de la liste figurant à l’annexe I et en prévoyant une clause d’exemption pour l’attribution des résultats en cas de difficultés objectives dans la collecte et la mesure des données; |
| 30. | est d’avis que le passage à une approche entièrement fondée sur la performance implique des changements substantiels dans les systèmes de gestion et d’évaluation des fonds, et réclame une période de transition, au cours de laquelle les dispositions pertinentes du cadre de performance ne s’appliqueront pas, afin de laisser aux États membres et aux autorités de gestion qui le demandent suffisamment de temps pour s’adapter; |
| 31. | précise qu’il importe de tenir compte du processus démocratique local relatif à la définition des stratégies de développement territorial et estime que la date limite devrait être repoussée afin de permettre aux acteurs locaux de présenter leurs indicateurs une fois que leur stratégie locale a été adoptée; |
| 32. | rappelle le cas particulier des régions ultrapériphériques, dont la situation unique, reconnue à l’article 349 du TFUE, entraîne des coûts supplémentaires qui ont une incidence directe sur la mise en œuvre des projets. En outre, l’approche proposée par la Commission européenne, fondée principalement sur des indicateurs quantitatifs et des résultats immédiats, pénalise les projets pilotes et les mesures expérimentales, qui sont fréquents dans ces régions en raison de leur rôle de laboratoires naturels d’innovation, en particulier dans des domaines tels que la transition écologique, l’adaptation au changement climatique ou la résilience aux risques naturels. Il est donc essentiel d’inclure des mécanismes spécifiques de flexibilité, d’appui technique et d’adaptation territoriale qui reconnaissent la spécificité des régions ultrapériphériques; |
| 33. | à la lumière de ce qui précède, invite la Commission à envisager la mise en place d’une assistance technique spécifique, en particulier pour les petits organismes de gestion, afin de les aider à se conformer efficacement aux exigences inscrites dans la proposition; |
| 34. | insiste sur le fait qu’il est particulièrement difficile d’appliquer une logique de performance normalisée à la coopération transfrontalière, aux initiatives territoriales intégrées et aux territoires confrontés à des contraintes structurelles permanentes, y compris les régions ultrapériphériques, insulaires, montagneuses, périphériques et septentrionales à faible densité de population; demande donc de définir des cibles flexibles et des indicateurs tenant compte du contexte, ainsi que de prévoir une différenciation territoriale adéquate afin de saisir plus équitablement les résultats communs, à long terme et spécifiques au lieu; demande également que soient introduits des indicateurs ad hoc spécifiques pour les programmes Interreg. Les indicateurs de réalisation spécifiques pourraient être les suivants:
Les indicateurs de résultat spécifiques pourraient être les suivants:
|
| 35. | note que la mesure de nombreux indicateurs est un exercice très complexe, en particulier pour les petites entités, qui nécessite une certitude et une cohérence méthodologiques, et invite la Commission à publier dès que possible des orientations pertinentes, y compris des fiches opérationnelles pour les domaines d’intervention et les indicateurs, afin de réduire les erreurs de classification et d’améliorer la collecte et la comparabilité des données, ainsi que l’établissement de rapports; |
| 36. | souligne que le cadre de performance devrait soutenir l’apprentissage et les corrections de trajectoire; appelle de ses vœux l’établissement de dispositifs de gouvernance permettant des révisions en temps utile lorsque les indicateurs ou les cibles s’avèrent irréalistes ou inappropriés, plutôt que d’enfermer les territoires dans des indicateurs rigides. Cette remarque est particulièrement pertinente pour les chapitres territoriaux, les approches territoriales intégrées, les actions transfrontières et les interventions dont les cycles de mise en œuvre sont longs; |
| 37. | invite la Commission à mettre en place, à partir de 2026, un cadre de formation et d’appui technique à l’échelle de l’Union afin d’aider les autorités de gestion à appliquer de manière cohérente les indicateurs, le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» et la notation en matière d’égalité de genre; |
Portail unique
| 38. | salue la mise en place d’un portail unique en tant qu’outil essentiel pour accroître la transparence du budget de l’Union et, partant, renforcer la responsabilité en ce qui concerne les dotations et les décisions de financement; souligne que le portail devrait s’inspirer et profiter de l’expérience accumulée en matière de collecte et de visualisation des données dans le cadre de la politique de cohésion, notamment par l’intermédiaire de la plateforme de données ouvertes sur la cohésion, Kohesio, et du visualiseur de données économiques territoriales (Territorial Economic Data viewer; TEDv); |
| 39. | estime que, conformément au règlement (UE, Euratom) 2024/2509 (2), le portail devrait fournir des données agrégées et faciles d’utilisation sur la concentration territoriale (par NUTS 2) de l’ensemble des différents instruments de financement, y compris ceux en gestion partagée, directe et indirecte. Plus particulièrement, l’impact territorial du futur Fonds européen pour la compétitivité devrait faire l’objet d’un suivi adéquat, sur la base de ces indicateurs territoriaux (au moins au niveau NUTS 2), afin d’évaluer les effets possibles de la concentration et d’établir de potentielles mesures de correction. |
Bruxelles, le 6 mai 2026.
La présidente
du Comité européen des régions
Kata TÜTTŐ
(1) Atelier d’analyse d’impact territorial de 2026 sur le règlement établissant un cadre de performance.
(2) Règlement (UE, Euratom) 2024/2509 du Parlement européen et du Conseil du 23 septembre 2024 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union (JO L, 2024/2509, 26.9.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/2509/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3463/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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