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AccueilDroit européen52026IP0039
Initiative législative52026IP0039

P10_TA(2026)0039 — Rapport intérimaire en vue de la procédure d’approbation de l’accord établissant une association entre l’Union européenne et la Principauté d’Andorre et la République de Saint-Marin — Résolution du Parlement européen du 11 février 2026 sur la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord établissant une association entre l’Union européenne et, respectivement, la Principauté d’Andorre et la République de Saint-Marin (COM(2024)0189 – 2024/0101R(NLE))

CELEX52026IP0039
TypeInitiative législative
Datemercredi 11 février 2026

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/3786

12.8.2026

P10_TA(2026)0039

Rapport intérimaire en vue de la procédure d’approbation de l’accord établissant une association entre l’Union européenne et la Principauté d’Andorre et la République de Saint-Marin

Résolution du Parlement européen du 11 février 2026 sur la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de l’accord établissant une association entre l’Union européenne et, respectivement, la Principauté d’Andorre et la République de Saint-Marin (COM(2024)0189 – 2024/0101R(NLE))

(C/2026/3786)

Le Parlement européen,

—

vu la proposition de décision du Conseil (COM(2024)0189),

—

vu le projet d’accord établissant une association entre l’Union européenne et, respectivement, la Principauté d’Andorre et la République de Saint-Marin,

—

vu l’accord sous forme d’échange de lettres entre la Communauté économique européenne et la principauté d’Andorre du 28 juin 1990 (1),

—

vu l’accord de coopération et d’union douanière entre la Communauté économique européenne et la République de Saint-Marin, signé à Bruxelles le 16 décembre 1991 (2),

—

vu les directives de négociation du 22 décembre 2014 relatives aux négociations en vue de la conclusion d’un ou de plusieurs accords d’association entre l’Union européenne et la Principauté d’Andorre, la Principauté de Monaco et la République de Saint-Marin,

—

vu le rapport sur une recommandation du 13 mars 2019 du Parlement européen au Conseil, à la Commission et à la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur l’accord d’association entre l’Union européenne et Monaco, l’Andorre et Saint-Marin (3),

—

vu les conclusions du Conseil du 21 juin 2022 relatives à un marché intérieur élargi homogène et aux relations de l’Union avec les pays d’Europe occidentale non membres de l’Union et les Îles Féroé,

—

vu les conclusions du Conseil du 25 juin 2024 relatives à un marché intérieur élargi homogène et aux relations de l’Union avec les pays d’Europe occidentale non membres de l’Union et les Îles Féroé,

—

vu l’article 107, paragraphe 5, de son règlement intérieur,

—

vu les avis de la commission des affaires économiques et monétaires et de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs,

—

vu le rapport intérimaire de la commission des affaires étrangères (A10-0003/2026),

A.

considérant que l’Andorre et Saint-Marin sont des partenaires et des voisins proches, partageant les mêmes principes et unis par des valeurs communes, de nombreux intérêts communs et des liens étroits sur les plans politique, économique, géographique, historique, culturel, linguistique et interpersonnel; que l’Andorre et Saint-Marin ont manifesté une forte volonté de resserrer leurs relations politiques, économiques et culturelles avec l’Union;

B.

considérant que Saint-Marin et l’Andorre ont progressivement renforcé leurs liens avec l’Union au moyen de plusieurs accords bilatéraux, qui seront annulés et remplacés par le projet d’accord dès son entrée en vigueur;

C.

considérant que l’Andorre et Saint-Marin se sont tous deux engagés dans des accords bilatéraux de longue date avec les États situés dans leur voisinage, accords qui portent sur des questions de préoccupation mutuelle, tiennent compte des particularités et des sensibilités de ces deux États et reflètent la nécessité de préserver la viabilité de ces États; que ces particularités et sensibilités ont été reconnues par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe;

D.

considérant que l’Andorre et Saint-Marin sont des partenaires économiques importants pour l’Union dans son ensemble, et en particulier pour les États membres situés à proximité immédiate, et qu’ils offrent des possibilités d’emploi;

E.

considérant que l’Andorre et Saint-Marin soutiennent depuis longtemps l’orientation de la politique défendue par l’Union au sein des Nations unies;

F.

considérant que les systèmes politiques et économiques sont aujourd’hui confrontés à de profondes incertitudes et que les chaînes d’approvisionnement mondiales sont de plus en plus fragmentées; que la conclusion de nouveaux accords de coopération et d’association constitue dès lors une étape importante vers la promotion d’une économie européenne forte, résiliente et ouverte;

G.

considérant qu’en 2015, l’Union a entamé des négociations en vue d’un accord d’association avec l’Andorre, Monaco et Saint-Marin afin de favoriser la prospérité, la stabilité et une coopération plus étroite, sur la base de valeurs communes;

H.

considérant que Monaco et l’Union ont décidé de suspendre les négociations le 14 septembre 2023;

I.

considérant que l’accord d’association entre l’Union européenne et la Principauté d’Andorre et la République de Saint-Marin (ci-après l’«accord d’association») constitue une étape importante vers l’approfondissement de l’intégration économique et politique de ces pays avec l’Union et est essentiel pour renforcer les liens politiques et économiques entre l’Union et l’Andorre et Saint-Marin,

J.

considérant que l’accord d’association se compose d’un accord-cadre, de sept protocoles-cadres, de deux protocoles relatifs aux États associés et de 25 annexes techniques à chaque protocole relatif aux États associés, contenant tous les actes juridiques de l’Union relevant du champ d’application de l’accord d’association; que l’accord-cadre établit un cadre institutionnel cohérent, efficace et efficient afin de garantir l’uniformité du marché intérieur et la sécurité juridique pour les opérateurs économiques et les citoyens;

K.

considérant que l’Andorre a été en mesure d’intensifier encore son passage à une économie plus diversifiée; que ce processus de longue haleine posera des défis de taille et qu’une protection appropriée sera dès lors requise pour les travailleurs andorrans tout au long de la transition du pays vers une économie plus diversifiée; qu’un accès plus vaste au marché intérieur permettra de soutenir le développement économique à long terme et de créer de nouveaux débouchés économiques et professionnels en Andorre;

L.

considérant que des mécanismes d’exécution solides garantissent le respect des obligations énoncées dans l’accord d’association; que l’accord d’association permet également aux parties de prendre des mesures pour sauvegarder leurs intérêts, y compris des mesures compensatoires en cas de mauvaise application; que les importantes réformes entreprises par l’Andorre et sa mise en conformité progressive avec la législation de l’Union dans le domaine de la réglementation financière devraient être saluées; que le respect des règles de surveillance financière pertinentes de l’Union devrait être assuré à tout moment lors de l’intégration de segments des marchés des services financiers de l’Andorre et de Saint-Marin;

M.

considérant qu’il convient de garantir la transparence, l’échange d’informations et la coopération fiscale entre les autorités compétentes de l’Union et de l’Andorre et de Saint-Marin;

Observations générales sur les relations politiques

1.

souligne qu’il importe que l’Union entretienne des relations étroites et solides avec les pays européens non membres de l’Union afin d’assurer la sécurité et la prospérité du continent européen, compte tenu de l’évolution de la situation géopolitique;

2.

souligne que l’Andorre et Saint-Marin sont des partenaires et des voisins proches, partageant les valeurs démocratiques de l’Union et ayant avec elle de nombreux intérêts communs, et que ce partenariat repose sur des liens étroits sur les plans politique, économique, géographique, historique, culturel, linguistique et interpersonnel, ainsi que sur plusieurs accords de coopération et accords bilatéraux conclus par divers États membres avec ces deux pays;

3.

se félicite que l’Andorre et Saint-Marin soutiennent résolument le multilatéralisme et défendent fermement le principe de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des États; salue la poursuite de la coopération constructive avec l’Andorre et Saint-Marin au niveau multilatéral; met l’accent sur l’engagement et les efforts de l’Andorre et de Saint-Marin au sein des Nations unies et du Conseil de l’Europe;

4.

se félicite de l’alignement de l’Andorre et de Saint-Marin sur la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union; se réjouit qu’ils soient systématiquement invités à s’aligner officiellement sur les déclarations en matière de politique étrangère et de sécurité commune faites par la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité au nom de l’Union et sur les mesures restrictives de l’Union;

5.

apprécie que l’Andorre et Saint-Marin fassent preuve de constance dans leurs prises de position relatives à la guerre d’agression injustifiée, non provoquée et illégale menée par la Russie contre l’Ukraine, comme le démontrent leurs votes à l’Assemblée générale des Nations unies; se félicite vivement qu’ils aient mis en œuvre des mesures restrictives à l’encontre de la Russie et aient fourni une aide humanitaire à l’Ukraine; souligne qu’il est urgent de renforcer encore les mesures restrictives à l’encontre de la Russie; apprécie vivement les efforts déployés par l’Andorre et Saint-Marin pour accueillir des réfugiés ukrainiens malgré la petite taille de leur territoire;

6.

se félicite de la participation de l’Andorre et de Saint-Marin aux réunions de la Communauté politique européenne et insiste pour qu’ils soient systématiquement invités aux futures réunions;

Observations générales sur l’accord d’association

7.

se félicite de la conclusion de l’accord d’association, qui constitue une avancée importante en vue de renforcer significativement le partenariat politique et économique mutuellement bénéfique entre les différentes parties, et qui intègre et remplace les unions douanières actuelles entre l’Union et chacun de ces pays;

8.

insiste sur le fait que l’accord d’association devrait rester un accord relevant uniquement de l’Union, car cela permettrait son entrée en vigueur rapide grâce à une procédure de ratification coordonnée; souligne que cet accord d’association est le plus complet que l’Union ait conclu avec quelque pays tiers que ce soit;

9.

souligne que l’accord douanier de 1990 avec l’Andorre et l’accord de coopération et d’union douanière de 1991 avec Saint-Marin ont stimulé les économies de ces pays; estime que le nouvel accord d’association est susceptible de renforcer encore leur développement économique, notamment en supprimant les obstacles à l’activité économique transfrontalière;

10.

constate avec satisfaction que cet accord d’association global tient compte de bon nombre des recommandations formulées par le Parlement en vue de la négociation de l’accord et est conforme aux directives de négociation adoptées par le Conseil en décembre 2014;

11.

se félicite que l’accord d’association tienne compte des défis spécifiques auxquels ces deux pays sont confrontés en raison de leur petit territoire et de leur population peu nombreuse, comme l’a demandé le Parlement dans sa recommandation de 2019; relève que cela évitera aux deux États de devoir accroître considérablement leurs capacités administratives et permettra dès lors de prévenir les retombées négatives pour les ressources budgétaires disponibles et l’opinion publique;

12.

invite la Commission à suivre en permanence l’adoption et la mise en œuvre de l’acquis relevant du champ d’application de l’accord d’association, en tenant compte des dimensions et des ressources respectives des deux États, et à leur fournir le soutien institutionnel et stratégique nécessaire; demande la mise en place d’un mécanisme de suivi et de surveillance adéquat au niveau européen afin de prévenir et de contrer toute restriction ou distorsion de concurrence au sein du marché intérieur;

13.

rappelle que l’accord d’association devrait également promouvoir l’intégration économique et la cohésion entre l’Union et les pays associés; souligne qu’il importe de favoriser la convergence entre l’Andorre, Saint-Marin et les États membres de l’Union en ce qui concerne le développement économique, les niveaux d’emploi et les revenus;

14.

rappelle que la Principauté de Monaco est officiellement engagée dans la négociation d’un accord d’association avec l’Union, aux côtés de l’Andorre et de Saint-Marin, depuis 2015; prend acte de la suspension des négociations avec Monaco; estime qu’il est souhaitable, une fois que toutes les conditions nécessaires seront remplies, de reprendre les négociations avec Monaco, qui reste un partenaire proche de l’Union, avec laquelle il partage des valeurs communes; indique que Monaco reste le bienvenu au sein de l’accord d’association avec l’Andorre et Saint-Marin;

Accès au marché intérieur

15.

se félicite que l’accord d’association permette à l’Andorre et à Saint-Marin de participer au marché intérieur de l’Union, dans l’intérêt mutuel des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises, des investisseurs, des consommateurs et des citoyens des deux parties, et ouvre de nouvelles perspectives concrètes dans des conditions de concurrence égales et dans le respect des mêmes règles; souligne qu’ils bénéficieront d’un accès au marché intérieur comparable à celui de l’Islande, du Liechtenstein et de la Norvège dans le cadre de l’accord sur l’Espace économique européen;

16.

souligne que la participation au marché intérieur de l’Union représente une possibilité de transformation pour les économies de l’Andorre et de Saint-Marin, qui renforce considérablement leur potentiel économique en supprimant les obstacles existants, y compris non tarifaires, à l’activité économique transfrontalière et en favorisant la croissance au-delà du cadre de l’union douanière actuelle;

17.

souligne l’indivisibilité des quatre libertés et la nécessité de préserver des conditions de concurrence équitables au sein du marché intérieur dans l’intérêt de tous; relève que la participation au marché intérieur est pleinement subordonnée au respect constant de l’ensemble de ses règles et principes;

18.

demande que soit facilitée la libre circulation des biens et des services entre l’Andorre, Saint-Marin et les États membres de l’Union afin de renforcer l’intégration économique et la connectivité; souligne que l’alignement des cadres réglementaire et juridique sur les normes de l’Union réduit les obstacles bureaucratiques, renforce la coopération transfrontalière et favorise un environnement économique plus interconnecté et dynamique; souligne que la libre circulation au sein de l’Union renforce l’intégration sociale et économique, au bénéfice des citoyens et des entreprises de l’Andorre et de Saint-Marin;

19.

souligne l’importance de la libre circulation des personnes pour les citoyens de l’Union, de l’Andorre et de Saint-Marin; se félicite que le principe européen de non-discrimination en raison de la nationalité soit étendu à l’Andorre et à Saint-Marin; prend acte des adaptations dans le domaine de la libre circulation des personnes, telles que des limites quantitatives concernant certains types de séjours, qui visent à préserver l’intégration socio-économique des citoyens de Saint-Marin et de l’Andorre; souligne que le droit d’établissement est un outil essentiel pour renforcer le potentiel économique et entrepreneurial de l’Andorre et de Saint-Marin dans le contexte du marché intérieur; souligne que le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne permet aux États membres de restreindre la libre circulation des travailleurs pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique;

20.

observe que l’accord d’association sera mis en œuvre progressivement, puisqu’il permet un accès échelonné au marché intérieur des services financiers de l’Union sur une période maximale de quinze ans, les États associés pouvant décider de ne pas demander l’accès à tous les segments du marché en même temps;

21.

souligne que l’accès au marché unique des services financiers de l’Union dépend d’une évaluation complète de la mise en œuvre intégrale et effective de l’acquis de l’Union dans le secteur financier, notamment du strict respect de la législation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, et de la solidité des cadres réglementaires et de surveillance des États associés; relève que les autorités européennes de surveillance joueront un rôle central dans le processus d’audit; souligne que l’accès au marché nécessite l’adoption par la Commission d’une recommandation positive confirmant que toutes les conditions nécessaires énoncées dans le protocole sont remplies; se félicite des garanties supplémentaires prévues dans le protocole relatif aux États associés sur les services financiers; souligne que, dans les cas où les cadres réglementaires ou de surveillance d’un État associé présentent des lacunes, l’Union a la possibilité de suspendre l’accès au marché; invite la Commission et les autorités européennes de surveillance à examiner attentivement l’adoption et le respect de l’acquis en la matière avant d’accorder l’accès au marché des services financiers et à contrôler en permanence le respect des cadres réglementaires et de surveillance établis dans le protocole no 3 sur les services financiers;

22.

invite la Commission à surveiller de près l’application de la législation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux en Andorre et à Saint-Marin, afin de faire en sorte que ces pays respectent les normes de l’Union dans des domaines cruciaux, tels que la propriété effective, la réglementation des crypto-actifs et les limites d’argent liquide; souligne que la Commission devrait procéder, avec le soutien des autorités européennes de surveillance et avant la fin de la période de quinze ans, à une évaluation conforme au protocole no 3 sur les services financiers; prie instamment l’Andorre et Saint-Marin d’appliquer pleinement les sanctions financières ciblées de l’Union et de coopérer avec l’Union en vue de leur mise en œuvre;

23.

souligne la nécessité d’une surveillance étroite des activités financières des deux États associés afin de préserver les principes de concurrence libre et loyale au sein du marché intérieur de l’Union et de protéger les investisseurs de détail; souligne que cela doit inclure des mécanismes communs de soutien et d’assistance par les États membres, et se félicite que cette priorité fondamentale de contrôle étroit soit déjà inscrite dans l’accord d’association afin de garantir l’intégrité et la transparence du marché intérieur de l’Union; se félicite, dans ce cadre, de l’engagement pris en vue de la conclusion d’un protocole d’accord sur la coopération en matière de surveillance et l’échange d’informations entre les États associés et les autorités européennes de surveillance;

24.

rappelle que l’Andorre et Saint-Marin ont historiquement accueilli d’importants secteurs financiers, ce qui a parfois suscité des inquiétudes quant à la transparence et à la coopération fiscale; relève que l’accord d’association contient des dispositions relatives à la mise en œuvre des principes de bonne gouvernance en matière fiscale, notamment les normes internationales en vigueur concernant la transparence et l’échange d’informations, l’équité fiscale ainsi que les normes minimales visant à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices; se félicite de la mise à jour des accords de coopération fiscale et de transparence avec l’Andorre et Saint-Marin; souligne l’importance de la mise en œuvre et de l’application effectives de ces dispositions afin d’améliorer la coopération fiscale internationale et l’échange d’informations, de garantir des conditions de concurrence équitables et de protéger l’assiette fiscale; relève qu’il est essentiel que l’Andorre et Saint-Marin honorent pleinement leurs engagements internationaux, en particulier ceux convenus dans le cadre de l’Organisation de coopération et de développement économiques et ceux établis par la législation de l’Union, tels que la directive relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal (4) et la législation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux;

25.

prend acte des périodes de transition dans des domaines tels que les télécommunications, les transports et l’énergie; estime que l’accord d’association devrait prévoir un suivi continu dans tous ces domaines afin de garantir un alignement progressif et cohérent sur l’acquis de l’Union tout au long des périodes de transition respectives;

26.

estime qu’il est important d’offrir une assistance administrative et technique à l’Andorre et à Saint-Marin, en tenant également compte de leurs ressources administratives limitées, afin de soutenir leur alignement rapide sur l’acquis existant de l’Union et de permettre un alignement dynamique de la réglementation ainsi que la mise en œuvre et l’application effectives de l’accord d’association; encourage l’Andorre et Saint-Marin à s’engager dans ce processus de leur propre initiative, étant donné que l’alignement renforce la transparence, favorise la concurrence et améliore l’efficacité des entreprises, ce qui renforce à terme l’intégration du marché; souligne en outre qu’il importe d’apporter une assistance aux administrations locales des communautés voisines des pays associés afin de tirer pleinement parti des avantages économiques potentiels de l’accord d’association;

27.

souligne qu’il importe d’adapter les exigences relatives à la fourniture de données statistiques au titre de l’accord d’association à la taille de l’Andorre et de Saint-Marin;

28.

se félicite de la création d’un mécanisme de règlement des différends dans le cadre duquel la Cour de justice de l’Union européenne arbitre les différends relatifs à l’interprétation et à l’application de l’accord d’association, qui préservera la cohésion du marché intérieur;

Coopération en dehors des quatre libertés

29.

se félicite que l’accord d’association soit à même de renforcer la coopération dans un large éventail de domaines d’action d’intérêt commun, tels que la recherche et le développement, l’environnement et l’action pour le climat, l’éducation, la culture, la protection des consommateurs, la protection civile et la santé publique;

30.

relève que la mise en œuvre de ces politiques ainsi que l’alignement sur le marché intérieur favoriseront une intégration plus poussée avec l’Union, renforceront la croissance durable et profiteront aux consommateurs en Andorre et à Saint-Marin;

31.

souligne que l’accord d’association devrait servir de vecteur pour approfondir la coopération transfrontalière et permettre aux partenaires de l’Andorre et de Saint-Marin d’accéder aux fonds Interreg disponibles dans ces domaines, lesquels sont fournis par le Fonds européen de développement régional; fait valoir qu’un accès simplifié aux fonds de l’Union pourrait soutenir davantage l’innovation et la croissance en Andorre et à Saint-Marin;

32.

met fortement l’accent sur la durabilité et la transition vers une économie verte; se félicite des mesures figurant dans l’accord d’association qui encouragent l’Andorre et Saint-Marin à s’aligner sur les engagements de l’Union en matière de changement climatique, d’énergies renouvelables et d’économie circulaire; souligne l’importance primordiale du maintien et de la sauvegarde des niveaux d’emploi;

33.

encourage le resserrement des liens avec l’Andorre et Saint-Marin également dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, notamment en vue de lutter contre la criminalité organisée, le terrorisme et les autres menaces transfrontalières; estime qu’une coopération plus étroite avec Eurojust et Europol serait bénéfique pour toutes les parties;

34.

souligne l’importance d’une coopération étroite entre l’Union et l’Andorre et Saint-Marin pendant les crises sanitaires, démontrée pendant la pandémie de COVID-19, lors de laquelle le système de certificat COVID numérique de l’UE facilitant les déplacements transfrontaliers a été étendu à l’Andorre et à Saint-Marin et ces deux pays ont été invités à participer au comité de sécurité sanitaire de l’Union; suggère de faire le point sur les enseignements tirés de cette période;

Dimension parlementaire

35.

se félicite de la création d’une commission parlementaire d’association (CPA), qui sera le pilier du dialogue politique avec l’Andorre et Saint-Marin;

36.

appelle de ses vœux le renforcement de la coopération parlementaire avec l’Andorre et Saint-Marin; estime qu’il est important que la CPA soit informée des travaux et des décisions du comité mixte UE-Andorre et du comité mixte UE-Saint-Marin; est d’avis que la CPA pourrait adresser des recommandations aux comités mixtes sur la mise en œuvre de l’accord d’association;

Participation des parties prenantes et des citoyens

37.

demande que le comité consultatif d’association des partenaires économiques et sociaux soit associé de manière significative au suivi de la mise en œuvre de l’accord d’association;

38.

invite les autorités européennes de surveillance à tenir le Parlement informé de l’application du protocole sur les services financiers, qui porte notamment sur la solidité des cadres de réglementation et de surveillance des secteurs financiers de l’Andorre et de Saint-Marin;

39.

salue les efforts déployés par l’Andorre et Saint-Marin pour communiquer sur les avantages et obligations découlant de l’accord d’association; souligne qu’il est nécessaire que les autorités de l’Andorre et de Saint-Marin mettent des informations transparentes et accessibles à la disposition des citoyens, notamment au moyen d’outils compréhensibles, sur le contenu de l’accord d’association, ses effets et ses conséquences réglementaires; encourage le maintien de la transparence afin de garantir la bonne information du public;

°

° °

40.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et aux gouvernements et aux parlements des États membres, de la Principauté d’Andorre et de la République de Saint-Marin.


(1) JO L 374 du 31.12.1990, p. 14, ELI: http://data.europa.eu/eli/agree_internation/1990/680/oj.

(2) JO L 84 du 28.3.2002, p. 43, ELI: http://data.europa.eu/eli/agree_internation/2002/245/oj.

(3) JO C 23 du 21.1.2021, p. 159.

(4) Directive 2011/16/UE du Conseil du 15 février 2011 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal et abrogeant la directive 77/799/CEE (JO L 64 du 11.3.2011, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2011/16/oj).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3786/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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