| CELEX | 52026IP0051 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 12 février 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/3772 | 12.8.2026 |
P10_TA(2026)0051
Recommandation au Conseil sur les priorités de l’Union européenne pour la 70e session de la commission de la condition de la femme des Nations unies
Recommandation du Parlement européen du 12 février 2026 à l'intention du Conseil concernant les priorités de l’Union européenne pour la 70e session de la Commission de la condition de la femme de l’Organisation des Nations unies (2025/2240(INI))
(C/2026/3772)
Le Parlement européen,
| — | vu la 70e session de la Commission de la condition de la femme de l’Organisation des Nations unies, qui doit se tenir en mars 2026, ayant pour thème prioritaire «Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice, notamment en promouvant des systèmes juridiques inclusifs et équitables, en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et en s’attaquant aux obstacles structurels» et pour thème de l’évaluation «Participation pleine et effective des femmes à la prise de décisions dans la sphère publique et élimination de la violence, en vue d’atteindre l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles», |
| — | vu la convention des Nations unies du 18 décembre 1979 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, |
| — | vu la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées du 12 décembre 2006, en particulier ses articles 6 et 13 sur l’accès à la justice et la discrimination multiple à laquelle sont confrontées les femmes et les filles handicapées, |
| — | vu le programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies, notamment le principe consistant à ne laisser personne de côté, et en particulier l’objectif de développement durable (ODD) no 5 qui vise à garantir l’égalité entre les sexes et à faire en sorte que les femmes aient les mêmes droits aux ressources économiques, et aient accès à la propriété foncière, au contrôle des terres et à d’autres formes de propriété, aux services financiers, à l’héritage et aux ressources naturelles, et l’ODD no 10, qui vise à éliminer les lois, politiques et pratiques discriminatoires et à encourager l’adoption de lois, politiques et mesures adéquates en la matière, |
| — | vu les articles 20, 21, 23 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, |
| — | vu sa résolution du 11 avril 2024 sur l’inscription du droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (1), |
| — | vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 25 novembre 2020 intitulée «Plan d’action de l’Union européenne sur l’égalité entre les hommes et les femmes (GAP III) - Un programme ambitieux pour l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes dans l’action extérieure de l’Union européenne» (JOIN(2020)0017), qui expose le plan d’action de l’Union pour l’égalité entre hommes et femmes pour la période 2021-2025, |
| — | vu la communication de la Commission du 7 mars 2025 intitulée «Une feuille de route pour les droits des femmes» (COM(2025)0097), qui réaffirme l’engagement de l’Union en faveur de l’égalité entre hommes et femmes, |
| — | vu la communication de la Commission du 5 mars 2020 intitulée «Une Union de l’égalité: stratégie en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes 2020-2025» (COM(2020)0152), |
| — | vu sa résolution du 13 novembre 2025 sur la stratégie en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes pour 2025 (2), |
| — | vu la directive 2012/29/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité et remplaçant la décision-cadre 2001/220/JAI du Conseil (3), ainsi que sa refonte en cours, |
| — | vu la directive (UE) 2024/1385 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (4), |
| — | vu la résolution 1820 (2008) du Conseil de sécurité des Nations unies du 19 juin 2008 sur la violence sexuelle en tant qu’arme de guerre, |
| — | vu les principes et les lignes directrices des Nations unies sur l’accès à l’assistance juridique dans le système de justice pénale, adoptés en décembre 2012, |
| — | vu le programme «Justice» de la Commission pour la période 2021-2027, qui prévoit un financement pour soutenir la coopération judiciaire en matière civile et pénale, comme des formations pour les juges et autres praticiens du droit, et un accès effectif à la justice pour les citoyens et les entreprises, |
| — | vu la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (la «convention d’Istanbul»), |
| — | vu l’article 81, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, |
| — | vu l’article 121 de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres (A10-0010/2026), |
| A. | considérant que l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental, inscrit à l’article 2 du traité sur l’Union européenne et à l’article 23 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne; que ce principe s’applique à tous les domaines de la vie et à toutes les politiques, y compris l’accès à la justice; que l’intégration des questions d’égalité entre les hommes et les femmes, la budgétisation sensible au genre et une approche intersectionnelle devraient être mises en œuvre et intégrées dans toutes les politiques pertinentes de l’Union et sont essentielles pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes; que les politiques internes et externes devraient demeurer concordantes et cohérentes pour assurer la promotion efficace et crédible des droits de l’homme et des droits fondamentaux, de la démocratie et de l’égalité entre hommes et femmes dans le monde; |
| B. | considérant que l’égalité entre les femmes et les hommes, la démocratie, les droits fondamentaux et l’état de droit sont indissociablement liés; que les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes sont la cible d’une recrudescence des attaques, sous l’effet de la montée des mouvements anti-genre et antidémocratiques; que les récentes réductions de l’aide au développement prodiguée par les États-Unis touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles dans le monde, ce qui accentue les vulnérabilités et nuit aux communautés; que l’Assemblée générale des Nations unies a mis en garde contre l’opposition active à l’égalité entre les femmes et les hommes et contre les réactions hostiles auxquelles se heurtent les droits des femmes au niveau transnational; qu’il est urgent de réaffirmer l’égalité réelle et les droits fondamentaux des femmes et des filles (5); |
| C. | considérant que les droits des femmes et des filles et l’égalité entre les femmes et les hommes sont des droits humains fondamentaux et des conditions indispensables au développement humain, à la justice sociale, à la démocratie, à l’état de droit, à l’amélioration des niveaux de vie, à la réduction de la pauvreté, à la lutte contre la crise climatique et à la mise en place des fondements nécessaires à un monde pacifique, juste, prospère et durable; que, d’une manière générale, la réalisation des droits des femmes et des filles dans le monde améliore la compétitivité en promouvant une croissance inclusive, en réduisant les inégalités et en garantissant la pleine utilisation des compétences et du potentiel des femmes dans tous les secteurs de la société; |
| D. | considérant que la pauvreté et la discrimination sont exacerbées par des facteurs intersectionnels tels que le racisme, le handicap, le statut migratoire, l’orientation sexuelle, l’identité de genre et les caractéristiques sexuelles, comme le souligne l’article 21 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne; que la précarité menstruelle reste un obstacle important à l’égalité entre les hommes et les femmes, en restreignant l’éducation, la santé et la participation économique de millions de femmes et de filles dans le monde, et ainsi leur accès à la justice, et en compromettant leur représentation et leur participation aux processus décisionnels à tous les niveaux; |
| E. | considérant que l’accès à la justice est largement reconnu comme un droit humain fondamental en droit international, une notion centrale dans le domaine judiciaire en général et une pierre angulaire de l’état de droit et de la démocratie; que l’Union reconnaît l’accès à la justice comme un droit fondamental en vertu de l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne; qu’un accès effectif à la justice nécessite des données fiables, des procédures transparentes, l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et des institutions impartiales qui garantissent que les femmes et les filles peuvent exercer leurs droits sans discrimination; que l’accès à la justice est un droit humain fondamental fondé sur des lois équitables, une application effective, un soutien abordable, des institutions tenant compte de la dimension de genre et des mécanismes de responsabilité; que les lois discriminatoires, les stéréotypes sexistes, les obstacles financiers et les préjugés institutionnels continuent de faire obstacle à de nombreuses femmes et filles, en particulier celles qui sont confrontées à des discriminations intersectionnelles; que les femmes et les filles en situation de vulnérabilité, y compris celles qui sont handicapées, celles qui vivent dans des zones rurales ou isolées et les femmes âgées, sont souvent confrontées à des obstacles supplémentaires pour accéder à la justice et à un soutien juridique; que la numérisation et l’intelligence artificielle façonnent de plus en plus l’accès à la justice, de sorte qu’il faut agir contre la discrimination algorithmique, l’exclusion numérique et les préjudices en ligne; que l’aide juridictionnelle est essentielle pour un accès équitable à la justice, tandis que les échanges de bonnes pratiques contribuent à renforcer la qualité et la cohérence des systèmes d’aide juridictionnelle; |
| F. | considérant que l’accès universel et égal des femmes et des filles à la justice demeure une question complexe et critique dans toutes les régions du monde, et qu’il représente un défi particulier dans certaines régions, notamment celles où les institutions démocratiques et l’état de droit sont faibles; que la dissuasion économique, l’accès limité à l’aide juridictionnelle, les coûts élevés, la complexité des procédures juridiques, les barrières numériques et linguistiques, la méfiance à l’égard des systèmes judiciaires, les stéréotypes sexistes courants, les préjugés raciaux, la misogynie et la discrimination systémique continuent d’empêcher les femmes et les filles d’accéder efficacement à la justice; |
| G. | considérant que les femmes restent gravement sous-représentées dans le monde aux plus hauts échelons des autorités judiciaires et des autorités chargées des poursuites, en particulier aux postes de direction tels que présidents de tribunal, juges en chef et procureurs; qu’arriver à une représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein de ces organes de décision doit être une priorité; qu’il y a lieu de maintenir une approche tenant compte de la dimension de genre, même lorsque la présence des femmes a été assurée; que l’intégration d’une perspective de genre dans le processus décisionnel judiciaire est essentielle afin de garantir l’égalité d’accès à la justice pour les femmes et les filles, et qu’elle nécessite d’évaluer les faits et d’appliquer la loi sans préjugés sexistes ni stéréotypes préjudiciables, tant dans la décision elle-même que dans le processus par lequel elle est prise; qu’en 2024, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a publié la recommandation générale no 40 sur la représentation égale et inclusive des femmes dans les systèmes de décision aussi bien en termes d’égalité d’accès que de pouvoir dans ces systèmes; |
| H. | considérant que l’ONU soutient activement une plus grande participation des femmes dans le secteur de la justice au moyen d’initiatives et de campagnes spécifiques; qu’une plus grande représentation des femmes au sein des institutions judiciaires est liée à des approches de la justice davantage axées sur les victimes et qu’il est essentiel de veiller à ce que les victimes se sentent soutenues et écoutées lorsqu’elles se manifestent et tentent d’accéder à la justice; que des règles claires et des dispositions législatives strictes, une formation à leur application et des initiatives de sensibilisation sur le genre et la justice - tant pour les professionnels du secteur de la justice que pour la société civile - sont nécessaires; |
| I. | considérant que la violence à l’égard des femmes, la violence sexiste et la violence domestique constituent des violations des droits fondamentaux; que les systèmes juridiques doivent répondre pleinement aux besoins spécifiques des victimes en offrant une protection adéquate, des voies de recours efficaces, des services de soutien accessibles et une formation adéquate aux autorités compétentes qui entrent en contact avec les victimes de violence sexiste, afin d’éviter une victimisation secondaire; que de nombreuses femmes et filles continuent de se heurter à d’importants obstacles au signalement des violences et à l’obtention d’une assistance juridique; que toutes les formes de violence - y compris les abus psychologiques, émotionnels et mentaux, ainsi que le contrôle coercitif et financier - doivent être officiellement reconnues; que la persistance des stéréotypes sexistes, de la misogynie et du sexisme au sein des institutions, ainsi que les obstacles structurels et procéduraux, continuent de faire obstacle aux femmes victimes de violence qui s’efforcent d’accéder à la justice; que la spécialisation judiciaire dans la violence sexiste s’est révélée efficace, car elle concentre l’expertise, améliore la gestion des dossiers et favorise un environnement plus sensible à la dimension de genre et plus favorable aux victimes (6); |
| J. | considérant que le harcèlement sur le lieu de travail et dans les domaines politique, judiciaire, universitaire ou en ligne constitue un obstacle qui empêche les femmes d’accéder à la justice et d’accéder ou de se maintenir à des fonctions publiques et décisionnelles; que la violence en ligne généralisée, les discours de haine et les crimes de haine qui ciblent de plus en plus les femmes et les filles ont des conséquences graves pour leur vie quotidienne, limitent leur participation à la vie publique et compromettent leur égale représentation; |
| K. | considérant que les conflits armés, les déplacements forcés, les conséquences du changement climatique et les urgences humanitaires aggravent les inégalités et affaiblissent les systèmes de protection, ce qui expose davantage les femmes et les filles au risque de violence sexiste, y compris le mariage forcé, la violence sexuelle en transit, la traite des êtres humains, la violence sexiste dans les centres d’accueil ou d’asile, ainsi que la violence sexuelle et la torture utilisées comme armes de guerre; que la violence sexuelle liée aux conflits reste l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, utilisée pour terroriser les populations civiles, réprimer la résistance et détruire les communautés, et constitue un crime de guerre, un crime contre l’humanité ou des actes contribuant à un génocide en vertu du droit international; que le programme des Nations unies concernant les femmes, la paix et la sécurité est au cœur de l’action pour relever les défis mondiaux contemporains en matière de paix et de sécurité; que les conflits armés en cours ainsi que les menaces émergentes et de plus en plus complexes en matière de sécurité ont une incidence disproportionnée sur les femmes et les filles et ont entraîné une détérioration de leur situation, avec des conséquences préjudiciables pour la pleine jouissance de leurs droits humains dans le monde; |
| L. | considérant que la convention d’Istanbul est l’un des instruments juridiques internationaux les plus avancés pour l’établissement d’obligations contraignantes en matière de prévention et de lutte contre la violence sexiste; |
| M. | considérant que les violations de la santé et des droits sexuels et génésiques, y compris le refus de fournir des services d’avortement sûrs et légaux et toutes les formes de violences obstétricales et gynécologiques, constituent une violence sexiste et une violation des droits humains fondamentaux; qu’en vertu de normes sociales persistantes, la violence sexiste est légitimée, l’accès aux services de santé, y compris aux soins de santé sexuelle et génésique, est restreint, les activités de soins non rémunérées sont principalement confiées aux femmes et les possibilités de leadership féminin sont limitées; que l’accès aux soins de santé sexuelle et génésique, y compris l’avortement sûr et légal, constitue un droit de l’homme fondamental qui doit être respecté à l’échelle mondiale; que des millions de femmes n’y ont toujours pas accès, ce qui les expose à des dommages physiques et à un stress économique et psychologique; que les menaces et les attaques contre les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme, en particulier ceux qui soutiennent la santé et les droits sexuels et génésiques, augmentent à un rythme alarmant; |
| N. | considérant que le viol demeure une violation répandue des droits de l’homme et qu’il est fréquemment utilisé comme arme de guerre pour terroriser les populations civiles et détruire les communautés; qu’une action urgente est nécessaire pour mettre fin à l’impunité, à cet égard, et pour garantir la justice aux victimes de viol; |
| O. | considérant que les stéréotypes judiciaires et les normes de genre qui prévalent, ainsi que des informations lacunaires, peuvent entraver l’accès effectif à la justice pour les femmes et les filles qui sont victimes ou survivantes de violences; que la violence sexiste et les obstacles à l’accès des femmes à la justice peuvent avoir une incidence sur leur pleine participation à la vie publique; que cette situation sape la confiance des femmes et des filles dans le système judiciaire et contribue au sous-signalement, notamment dans les cas de violence sexiste; que de nombreuses survivantes restent en butte à la culpabilisation de la victime, sont stigmatisées, craignent les représailles et la victimisation secondaire, ce qui les dissuade davantage de demander justice; |
| P. | considérant que les stéréotypes sexistes, la misogynie et le sexisme au sein du système judiciaire continuent de renforcer les inégalités entre les hommes et les femmes en perpétuant des attitudes biaisées, des pratiques discriminatoires et une dynamique de pouvoir inégale; que ces obstacles systémiques sapent la confiance des femmes dans la recherche de la justice, limitent leur représentation équitable et contribuent à la persistance de l’injustice et de la marginalisation dans les procédures juridiques; que la présence de préjugés et de stéréotypes sexistes dans le système judiciaire a été pleinement révélée et dénoncée par le mouvement MeToo, qui a mobilisé les femmes et les filles sur tous les continents, ce qui montre que, malgré la diversité des contextes sociaux, économiques et juridiques, les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles dans les systèmes judiciaires sont très similaires et nécessitent donc une action concertée; |
| 1. | recommande au Conseil:
|
| 2. | charge sa Présidente de transmettre la présente recommandation au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission/haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et pour information à la représentante spéciale de l’Union européenne pour les droits de l’homme. |
(1) JO C, C/2025/1279, 13.3.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1279/oj.
(2) Textes adoptés de cette date, P10_TA(2025)0278.
(3) JO L 315 du 14.11.2012, p. 57, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2012/29/oj.
(4) JO L, 2024/1385, 24.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1385/oj.
(5) https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g24/073/47/pdf/g2407347.pdf.
(6) ONU-Femmes, «Manuel sur les plans nationaux de lutte contre la violence à l’égard des femmes», 2012.
(7) Étude - «Women’s role in peace processes», Parlement européen, direction générale des politiques internes de l’Union, département thématique des droits des citoyens et des affaires constitutionnelles, mai 2019.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3772/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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