Acte AELEE2024P0018

Demande d’avis consultatif de la Cour AELE, présentée par la cour d’appel de Borgarting le 19 août 2024 dans l’affaire État norvégien contre Greenpeace Nordic et Nature and Youth Norway (Affaire E-18/24)

CELEXE2024P0018
TypeActe AELE
Datelundi 19 août 2024

Résumé IA

Cette demande d'avis consultatif de la Cour AELE, soumise par la cour d'appel norvégienne, vise à clarifier l'interprétation des principes de l'accord EEE concernant la protection de l'environnement et les droits fondamentaux dans le cadre d'un litige opposant l'État norvégien à des organisations environnementales. Elle porte notamment sur l'articulation entre les obligations découlant de l'accord EEE et les dispositions constitutionnelles nationales en matière de droits environnementaux. La réponse de la Cour AELE guidera l'application du droit européen de l'environnement dans l'espace économique européen.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/222

9.1.2025

Demande d’avis consultatif de la Cour AELE, présentée par la cour d’appel de Borgarting le 19 août 2024 dans l’affaire État norvégien contre Greenpeace Nordic et Nature and Youth Norway

(Affaire E-18/24)

(C/2025/222)

Dans l’affaire État norvégien contre Greenpeace Nordic et Nature and Youth Norway, la Cour AELE a été saisie d’une demande d’avis consultatif présentée par la Borgarting lagmannsrett (cour d’appel de Borgarting), datée du 19 août 2024, et parvenue au greffe de la Cour le 2 septembre 2024.

1.

Pour les projets relevant de l’annexe I, point 14, de la directive 2011/92/UE, les émissions de gaz à effet de serre qui seront produites par le pétrole et le gaz naturel extraits constituent-elles des «incidences» du projet sur l’environnement au titre de l’article 3, paragraphe 1?

2.

S’il est répondu par l’affirmative à la première question, une juridiction nationale est-elle tenue au titre de l’article 3 de l’accord EEE, dans toute la mesure permise par la législation nationale, d’effacer les conséquences illicites d’une autorisation octroyée sans une EIE préalable desdites incidences?

3.

S’il est répondu par l’affirmative à la deuxième question et si le droit national permet l’annulation et/ou la suspension de l’autorisation illicite, une juridiction nationale peut-elle dispenser rétroactivement de l’obligation d’évaluer ces incidences en vertu de l’article 3, paragraphe 1, s’il est démontré que le manquement à ladite obligation n’a pas influencé l’issue du processus de prise de décision?


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/222/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)