Recours introduit le 23 septembre 2024 par l’Autorité de surveillance AELE contre la Norvège (Affaire E-24/24)
| CELEX | E2024P0024 |
| Type | Acte AELE |
| Date | lundi 23 septembre 2024 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/6791 | 7.11.2024 |
Recours introduit le 23 septembre 2024 par l’Autorité de surveillance AELE contre la Norvège
(Affaire E-24/24)
(C/2024/6791)
Le 23 septembre 2024, l’Autorité de surveillance AELE, représentée par MM. Kyrre Isaksen et Erlend Møinichen Leonhardsen, et Mmes Claire Simpson et Melpo-Menie Joséphidès, en qualité d’agents, avenue des Arts / Kunstlaan 19H, 1000 Bruxelles, Belgique, a introduit un recours contre la Norvège devant la Cour AELE.
L’Autorité de surveillance AELE demande qu’il plaise à la Cour AELE:
1.
déclarer qu’en maintenant en vigueur la section 6-3(2) de la loi no 17 du 10 avril 2015 sur les établissements financiers et les groupes financiers, en particulier sa première phrase et les dispositions figurant en ses points c) et d), la Norvège a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 22, paragraphe 8, et de l’article 23, paragraphes 1 et 2, de la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil (1) concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, telle que modifiée par la directive (UE) 2019/878 du Parlement européen et du Conseil (2), ainsi que de l’article 58, paragraphe 7, et de l’article 59, paragraphes 1 et 2, de la directive 2009/138/CE du Parlement européen et du Conseil (3) sur l’accès aux activités de l’assurance et de la réassurance et leur exercice (solvabilité II);
2.
déclarer qu’en maintenant en vigueur une pratique administrative qui requiert l’approbation des autorités nationales pour l’acquisition de 25 % ou plus des droits de vote ou du capital dans des établissements de crédit et des entreprises d’assurance et qui, sauf exceptions limitées, entraîne le rejet d’une demande d’approbation sans examen de son bien-fondé, la Norvège a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des articles 22 et 23 de la directive 2013/36/UE, telle que modifiée par la directive (UE) 2019/878, et des articles 57 à 59 de la directive 2009/138/CE;
3.
condamner la Norvège aux dépens de l’instance.
Contexte factuel et juridique et moyens de droit invoqués:
| — | par le présent recours, l’Autorité de surveillance AELE (ci-après l’«Autorité») cherche à faire constater qu’en maintenant en vigueur certaines règles nationales, la Norvège a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 22, paragraphe 8, et de l’article 23, paragraphes 1 et 2, de la directive 2013/36/UE (CRD), ainsi que de l’article 58, paragraphe 7, et de l’article 59, paragraphes 1 et 2, de la directive 2009/138/CE (solvabilité II) et, qu’en maintenant en vigueur une pratique administrative déterminée, la Norvège a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des articles 22 et 23 de la directive 2013/36/UE (CRD) et des articles 57 à 59 de la directive 2009/138/CE (solvabilité II); |
| — | la demande porte sur ce que l’Autorité affirme être une mise en œuvre et une application incorrectes, par la Norvège, des deux directives susmentionnées. Ces directives réglementent l’accès à l’activité et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d’assurance. L’Autorité fait valoir que les procédures d’évaluation prudentielle par les autorités compétentes sont pleinement harmonisées par la CRD et la directive Solvabilité II; |
| — | par le premier moyen, il est allégué qu’en permettant aux autorités compétentes de prendre en considération d’autres critères d’évaluation que ceux énumérés de manière exhaustive dans la CRD et Solvabilité II, la Norvège a transposé de manière incorrecte l’article 22, paragraphe 8, et l’article 23, paragraphes 1 et 2, de la CRD, ainsi que l’article 58, paragraphe 7, et l’article 59, paragraphes 1 et 2, de la directive Solvabilité II en droit norvégien, en violation de ces dispositions; |
| — | par le deuxième moyen, il est allégué qu’en maintenant une pratique administrative qui requiert l’approbation de l’autorité nationale lorsqu’une personne acquiert 25 % ou plus des droits de vote ou du capital dans des établissements de crédit et des entreprises d’assurance et qui, sauf exceptions limitées, entraîne le rejet d’une demande sans examen de son bien-fondé, la Norvège a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des articles 22 et 23 de la CRD et des articles 57 à 59 de la directive Solvabilité II. |
| — | L’Autorité a émis deux avis motivés distincts le 19 juillet 2023. Le délai de réponse de la Norvège aux avis motivés a expiré le 19 septembre 2023. |
| — | L’Autorité soutient qu’au moment où ce délai a expiré, la Norvège ne respectait pas les obligations lui incombant en vertu du droit de l’EEE. |
(1) Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l'accès à l'activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d'investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (JO L 176 du 27.6.2013, p. 338).
(2) Directive (UE) 2019/878 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019 modifiant la directive 2013/36/UE en ce qui concerne les entités exemptées, les compagnies financières holding, les compagnies financières holding mixtes, la rémunération, les mesures et pouvoirs de surveillance et les mesures de conservation des fonds propres (JO L 150 du 7.6.2019, p. 253).
(3) Directive 2009/138/CE du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 sur l'accès aux activités de l'assurance et de la réassurance et leur exercice (solvabilité II) (JO L 335 du 17.12.2009, p. 1).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6791/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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