1 528textes du droit de l'Union européenne — Relations extérieures — 2016.
1 528
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'article 44 du TUE permet au Conseil de confier la mise en œuvre d'une mission de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) à un groupe d'États membres qui le souhaitent et disposent des capacités nécessaires. Ce mécanisme de "coopération structurée" ponctuelle offre une flexibilité accrue pour lancer des opérations de gestion de crise sans nécessiter l'engagement de l'ensemble des États membres. Pour un praticien français, cet article constitue le fondement juridique permettant à la France de piloter ou de participer à des missions militaires ou civiles restreintes, en dehors du cadre institutionnel classique de l'UE.
7 juin 2016
L'article 43 du TUE définit les missions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), incluant les actions conjointes en matière de désarmement, de prévention des conflits, de gestion de crise, de stabilisation post-conflit et de lutte contre le terrorisme. Il précise que l'Union peut recourir à des moyens civils et militaires pour ces missions, qui peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, y compris par le soutien à des pays tiers. Ce texte constitue le fondement opérationnel des opérations de gestion de crise de l'UE, encadrant leur déploiement et leur portée.
7 juin 2016
L'article 42 TUE constitue la disposition centrale de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il définit le cadre de la défense européenne, incluant le déploiement de missions civiles et militaires, et prévoit une clause de défense mutuelle (paragraphe 7) obligeant les États membres à porter assistance à un État membre victime d'une agression armée sur son territoire. Ce texte fonde la capacité opérationnelle de l'Union en matière de gestion de crises et de défense collective.
7 juin 2016
Cet article du traité sur l'Union européenne (version consolidée) encadre le financement de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il distingue les dépenses administratives et opérationnelles, ces dernières étant normalement imputées au budget de l'Union, sauf pour les actions ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense, qui restent à la charge des États membres selon une clé de répartition fondée sur le produit national brut. Il prévoit également une procédure d'urgence pour le financement des actions préparatoires de la PESC.
7 juin 2016
L'article 40 TUE délimite les compétences entre la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et les autres politiques de l'Union. Il précise que la mise en œuvre de la PESC n'affecte pas les compétences de l'Union dans les domaines relevant du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), et réciproquement. Pour un professionnel du droit français, cet article est essentiel pour déterminer la base juridique appropriée d'un acte de l'Union, en évitant les empiètements entre le cadre spécifique de la PESC et le droit communautaire classique.
7 juin 2016
L'article 39 du TUE établit une procédure de contrôle juridictionnel spécifique pour les décisions de la PESC qui prévoient des mesures restrictives contre des personnes physiques ou morales. Il garantit le droit à un recours effectif devant la Cour de justice de l'Union européenne, tout en respectant les compétences particulières de la politique étrangère et de sécurité commune.
7 juin 2016
L'article 38 TUE (ex-article 25 TUE) définit le rôle du Comité politique et de sécurité (COPS) dans la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il précise que ce comité suit la situation internationale, contribue à la définition des politiques et exerce, sous l'autorité du Conseil et du Haut Représentant, le contrôle politique et la direction stratégique des opérations de gestion de crise. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement juridique de l'organe clé assurant la continuité et la réactivité de l'action extérieure de l'Union en matière de sécurité et de défense.
7 juin 2016
L'article 37 TUE (ex-article 24 TUE) constitue la base juridique permettant à l'Union européenne de conclure des accords internationaux dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il habilite l'Union à négocier et à conclure des traités avec un ou plusieurs États ou organisations internationales sur toute question relevant de ce chapitre, ces accords engageant l'Union et ses États membres. Pour un professionnel du droit français, cet article est essentiel car il détermine la compétence externe de l'UE en matière de PESC, distincte des compétences de la France, et précise le cadre juridique des engagements internationaux de l'Union dans ce domaine spécifique.
7 juin 2016
L'article 36 TUE impose au Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères de consulter régulièrement le Parlement européen sur les principaux aspects et choix fondamentaux de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il garantit que les vues du Parlement sont dûment prises en compte et prévoit que ce dernier peut adresser des questions ou formuler des recommandations au Conseil et au Haut Représentant, renforçant ainsi le contrôle démocratique sur cette politique intergouvernementale.
7 juin 2016
L'article 35 du TUE (ex-article 20) encadre la représentation diplomatique des États membres dans les pays tiers et auprès des organisations internationales. Il impose une obligation de coopération et de consultation mutuelle entre les ambassades et missions des États membres et les délégations de l'Union, afin d'assurer une action extérieure cohérente et efficace. Ce texte est essentiel pour le praticien car il organise concrètement le partage d'informations et la coordination sur le terrain entre les diplomates nationaux et européens.
7 juin 2016
L'article 34 TUE impose aux États membres de coordonner leur action au sein des organisations internationales et lors des conférences internationales, et d'y défendre les positions de l'Union. Il prévoit également que les États membres siégeant au Conseil de sécurité de l'ONU doivent demander que la position de l'Union y soit défendue. Ce texte encadre ainsi l'obligation de loyauté et de cohérence des diplomaties nationales avec la politique étrangère et de sécurité commune (PESC).
7 juin 2016
L'article 33 TUE (ex-article 18 TUE) institue la fonction de Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui est également Vice-président de la Commission européenne. Ce texte précise que le Haut Représentant conduit la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'Union, contribue par ses propositions à l'élaboration de cette politique et assure sa mise en œuvre en tant que mandataire du Conseil. Pour un professionnel du droit français, cet article est la clé de voûte de la représentation extérieure de l'UE et de la coordination entre le Conseil et la Commission dans le domaine diplomatique.
7 juin 2016
L'article 32 TUE impose aux États membres de l'Union européenne une obligation de concertation mutuelle au sein du Conseil européen et du Conseil sur toute question de politique étrangère et de sécurité commune (PESC) présentant un intérêt général. Il prévoit que les États membres définissent ensemble une approche commune avant d'entreprendre toute action sur la scène internationale ou de prendre un engagement susceptible d'affecter les intérêts de l'Union. Ce texte constitue le fondement juridique de la coordination diplomatique et de la recherche d'une position unifiée des États membres dans le cadre de la PESC.
7 juin 2016
L'article 31 TUE fixe les règles de vote au sein du Conseil pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), en posant le principe de l'unanimité. Il prévoit des exceptions pour certaines décisions, notamment l'adoption d'actions ou de positions de l'Union, qui peuvent être prises à la majorité qualifiée, et instaure une "clause de frein" permettant à un État membre de s'opposer pour des raisons de politique nationale. Ce mécanisme garantit la souveraineté des États membres en matière de politique étrangère tout en permettant une certaine flexibilité décisionnelle.
7 juin 2016
L'article 30 du TUE (ex-article 22) habilite tout État membre ou le Haut Représentant à saisir le Conseil de toute question relevant de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et à lui soumettre des initiatives ou propositions. Il prévoit également que le Conseil statue sur ces questions, définissant ainsi le cadre procédural pour l'élaboration et la mise en œuvre de la PESC. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement procédural essentiel pour l'initiative et la décision en matière de PESC, rappelant le rôle central du Conseil et le monopole d'initiative partagé entre les États et le Haut Représentant.
7 juin 2016
L'article 29 TUE (ex-article 15 TUE) constitue la base juridique permettant au Conseil de l'Union européenne d'adopter des décisions définissant la position de l'Union sur une question géographique ou thématique particulière relevant de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Ces décisions, qui lient les États membres, fixent le cadre de leur action nationale et de la position qu'ils doivent défendre dans les enceintes internationales. Pour un praticien français, cet article est le fondement des positions communes de l'UE, par exemple en matière de sanctions ou de prises de position diplomatiques.
7 juin 2016
L'article 27 du TUE précise le rôle du Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui conduit la PESC et préside le Conseil des affaires étrangères. Il dispose que le Haut Représentant est également Vice-président de la Commission européenne, assurant ainsi la cohérence entre l'action extérieure de l'Union. Enfin, il charge le Haut Représentant de représenter l'Union pour les matières relevant de la PESC et de conduire le dialogue politique avec les tiers.
7 juin 2016
L'article 26 TUE définit le rôle du Conseil européen et du Conseil dans la définition et la mise en œuvre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il précise que le Conseil européen identifie les intérêts stratégiques et fixe les orientations générales, tandis que le Conseil élabore la politique et prend les décisions nécessaires. Ce texte structure donc la répartition des compétences entre ces deux institutions pour l'action extérieure de l'Union.
7 juin 2016
L'article 25 TUE (ex-article 12 TUE) énumère les instruments opérationnels de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), à savoir la définition des orientations générales, l'adoption de décisions définissant des actions ou des positions de l'Union, et le renforcement de la coopération systématique entre États membres. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue la base juridique procédurale permettant à l'Union d'agir sur la scène internationale, en distinguant clairement les actes contraignants (décisions) des simples orientations politiques. Il délimite ainsi le cadre dans lequel la France, en tant qu'État membre, doit coordonner sa diplomatie nationale avec les positions communes de l'Union.
7 juin 2016
L'article 24 TUE (ex-article 11 TUE) définit le cadre et les principes de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'Union européenne. Il précise que la PESC est soumise à des règles et procédures spécifiques, distinctes des autres actions extérieures de l'Union, et qu'elle est mise en œuvre par le Conseil européen et le Conseil statuant à l'unanimité, sauf exceptions. Cet article exclut également l'adoption d'actes législatifs dans ce domaine et précise que la Cour de justice de l'Union européenne n'est pas compétente pour contrôler ces dispositions, sauf exceptions limitées.
7 juin 2016