1 528textes du droit de l'Union européenne — Relations extérieures — 2016.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117L'article 278 TFUE prévoit que les recours formés devant la Cour de justice de l'Union européenne n'ont pas d'effet suspensif. Toutefois, la Cour peut, si elle estime que les circonstances l'exigent, ordonner le sursis à l'exécution de l'acte attaqué. Cette disposition permet ainsi à un requérant de demander des mesures provisoires pour éviter un préjudice grave et irréparable avant le jugement au fond.
7 juin 2016
L'article 277 TFUE permet à toute partie à un litige devant la Cour de justice de l'Union européenne de contester, de manière incidente, la validité d'un acte de portée générale (règlement, directive) adopté par une institution, même si le délai de recours direct est expiré. Cette exception d'illégalité permet d'écarter l'application de l'acte contesté dans le cadre du litige spécifique, sans pour autant l'annuler de manière erga omnes. Pour le praticien français, cet article constitue une voie de droit essentielle pour remettre en cause un acte de l'Union européenne qui sert de fondement à une décision nationale attaquée devant le juge de l'Union.
7 juin 2016
L'article 276 TFUE limite la compétence de la Cour de justice de l'Union européenne dans le cadre de l'espace de liberté, de sécurité et de justice. Il précise que la Cour n'est pas compétente pour contrôler la validité ou la proportionnalité des opérations menées par la police ou les autres services répressifs d'un État membre, ni pour statuer sur l'exercice des responsabilités des États membres en matière de maintien de l'ordre public et de sauvegarde de la sécurité intérieure. Cette disposition constitue une réserve importante de souveraineté nationale pour les États membres dans ces domaines sensibles.
7 juin 2016
L'article 275 TFUE limite la compétence de la Cour de justice de l'Union européenne en matière de politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il exclut la compétence de la Cour pour connaître des dispositions relatives à cette politique et des actes adoptés sur leur fondement, sauf pour contrôler le respect de l'article 40 TUE (délimitation des compétences) et pour statuer sur les recours en annulation concernant les décisions restrictives prises à l'encontre de personnes physiques ou morales.
7 juin 2016
L'article 274 TFUE règle les compétences contentieuses de la Cour de justice de l'Union européenne en matière contractuelle. Il prévoit que, sauf clause compromissoire attribuant compétence à la Cour, les litiges auxquels l'Union est partie ne sont pas soustraits aux juridictions nationales des États membres. En pratique, pour un professionnel du droit français, cela signifie que les contrats conclus par l'Union relèvent du droit commun des tribunaux nationaux, sauf stipulation contraire expresse dans le contrat.
7 juin 2016
L'article 272 TFUE confère à la Cour de justice de l'Union européenne une compétence exclusive pour statuer sur les litiges de nature contractuelle, mais uniquement lorsque le contrat conclu par l'Union, ou pour son compte, contient une clause compromissoire attribuant expressément cette compétence à la Cour. Pour un professionnel du droit français, cela signifie que la CJUE peut être saisie comme un juge civil ordinaire pour trancher un différend né d'un contrat de droit privé ou public impliquant l'Union, dérogeant ainsi à la compétence des juridictions nationales. En l'absence d'une telle clause, les litiges contractuels relèvent des tribunaux nationaux compétents en vertu du droit commun.
7 juin 2016
L'article 271 TFUE définit la compétence de la Cour de justice de l'Union européenne pour statuer sur les litiges relatifs à la Banque européenne d'investissement (BEI). Il précise que la Cour est compétente pour connaître des recours formés par les États membres, la Commission ou le conseil d'administration de la BEI contre les décisions du conseil des gouverneurs ou du conseil d'administration de la Banque. En droit français, cet article constitue la base juridique permettant de contester devant la Cour de Luxembourg les actes de la BEI, notamment en cas de violation des traités ou des règles de procédure applicables à cette institution financière.
7 juin 2016
L'article 270 TFUE soumet le contentieux relatif à la fonction publique de l'Union européenne à la compétence de la Cour de justice de l'Union européenne, dans les limites et conditions prévues par le statut des fonctionnaires et le régime applicable aux autres agents. Il constitue la base juridique permettant de trancher les litiges entre les institutions et leurs agents, en renvoyant aux modalités fixées par le statut. Pour un professionnel du droit français, cet article délimite la compétence contentieuse de la Cour en matière de personnel de l'UE, excluant de facto les juridictions nationales.
7 juin 2016
L'article 269 TFUE instaure une compétence exclusive de la Cour de justice de l'Union européenne pour contrôler la légalité d'un acte adopté par le Conseil européen ou le Conseil en application de l'article 7 TUE (constatation d'un risque de violation grave des valeurs de l'UE par un État membre). Ce contrôle est strictement limité au respect des seules prescriptions procédurales prévues à cet article, excluant tout examen du bien-fondé de la décision. Pour le praticien français, cette disposition restreint donc considérablement les voies de recours possibles contre de telles décisions politiques majeures.
7 juin 2016
L'article 268 TFUE attribue à la Cour de justice de l'Union européenne une compétence exclusive pour connaître des litiges relatifs à la réparation des dommages causés par les institutions ou les agents de l'Union dans l'exercice de leurs fonctions, conformément au droit de la responsabilité non contractuelle de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement juridique de l'action en responsabilité contre l'Union européenne, dont le contentieux relève de la compétence directe du juge de l'Union, à l'exclusion des juridictions nationales.
7 juin 2016
L'article 267 TFUE institue le mécanisme de renvoi préjudiciel, permettant à toute juridiction nationale d'interroger la Cour de justice de l'Union européenne sur l'interprétation des traités ou la validité et l'interprétation des actes de droit dérivé. Ce dispositif vise à garantir l'application uniforme du droit de l'Union dans tous les États membres. Pour le praticien français, il constitue un outil procédural essentiel pour soulever une question de droit européen devant le juge national, avec une obligation de renvoi pour les juridictions suprêmes en cas de doute sérieux.
7 juin 2016
L'article 266 TFUE impose aux institutions, organes ou organismes dont émane un acte annulé par la Cour de justice de l'Union européenne, ou dont l'abstention a été déclarée contraire aux traités, de prendre les mesures nécessaires pour exécuter l'arrêt. Cette obligation d'exécution implique de tirer toutes les conséquences de l'annulation ou de la carence constatée, y compris le rétablissement de la situation antérieure ou la réparation du préjudice éventuel. Pour le praticien français, cet article constitue le fondement procédural permettant d'obtenir le respect effectif des décisions de la CJUE par les institutions européennes.
7 juin 2016
L'article 265 TFUE permet à un État membre, une institution ou toute personne physique ou morale de saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour faire constater une violation du droit de l'Union par une institution, un organe ou un organisme de l'UE qui s'abstient illégalement d'agir (recours en carence). Ce recours est soumis à une procédure précontentieuse obligatoire de mise en demeure et ne peut être intenté qu'après expiration d'un délai de deux mois suivant cette mise en demeure. Il constitue un complément essentiel au recours en annulation (article 263 TFUE) pour assurer le contrôle de la légalité des comportements des institutions européennes.
7 juin 2016
L'article 264 TFUE définit le pouvoir de la Cour de justice de l'Union européenne lorsqu'elle déclare un acte législatif nul et non avenu. Il précise que la Cour peut, si elle l'estime nécessaire, indiquer ceux des effets de l'acte annulé qui doivent être considérés comme définitifs. Cette disposition permet ainsi à la Cour de moduler dans le temps les conséquences de ses arrêts en annulation, afin de préserver la sécurité juridique.
7 juin 2016
L'article 263 TFUE institue le recours en annulation, permettant à la Cour de justice de l'Union européenne de contrôler la légalité des actes législatifs, des actes du Conseil, de la Commission et de la BCE (hors recommandations et avis), ainsi que des actes du Parlement européen et du Conseil européen destinés à produire des effets juridiques envers des tiers. Il précise les conditions de recevabilité pour les États membres, les institutions et les personnes physiques ou morales, ces dernières devant démontrer un intérêt direct et individuel pour attaquer un acte réglementaire ne nécessitant pas de mesures d'exécution.
7 juin 2016
L'article 262 TFUE prévoit la possibilité d'étendre la compétence de la Cour de justice de l'Union européenne aux litiges relatifs aux droits de propriété intellectuelle européenne. Cette disposition permet au Conseil, statuant à l'unanimité, d'attribuer à la Cour une compétence contentieuse spécifique dans ce domaine, sans modifier pour autant les règles générales de répartition des compétences entre les juridictions nationales et européennes.
7 juin 2016
L'article 261 TFUE permet au législateur européen d'attribuer à la Cour de justice de l'Union européenne une compétence de pleine juridiction pour connaître des recours formés contre les sanctions prévues par les règlements européens. Cette disposition habilite ainsi la Cour à non seulement annuler ou confirmer une sanction, mais aussi à en réformer le montant ou la nature, offrant un contrôle juridictionnel complet sur les décisions des institutions imposant des amendes ou astreintes.
7 juin 2016
L'article 260 TFUE établit la procédure en manquement d'État, permettant à la Commission de saisir la Cour de justice de l'Union européenne lorsqu'un État membre n'a pas pris les mesures nécessaires pour se conformer à un arrêt antérieur. Il prévoit la possibilité pour la Cour d'infliger une somme forfaitaire ou une astreinte à l'État défaillant, sur proposition de la Commission. Ce texte est essentiel pour garantir l'effectivité du droit de l'Union en sanctionnant financièrement les États membres qui persistent dans leur manquement.
7 juin 2016
L'article 259 TFUE permet à un État membre d'introduire un recours en manquement contre un autre État membre devant la Cour de justice de l'Union européenne. Avant de saisir la Cour, l'État requérant doit obligatoirement saisir la Commission, qui rend un avis motivé après avoir mis les États en mesure de présenter leurs observations. Si la Commission n'émet pas d'avis dans un délai de trois mois, le recours peut être directement porté devant la Cour.
7 juin 2016
L'article 257 TFUE prévoit la création de tribunaux spécialisés, rattachés au Tribunal de l'Union européenne, par le biais de la procédure législative ordinaire. Ces juridictions sont compétentes en premier ressort pour connaître de certaines catégories de recours dans des matières spécifiques, leurs décisions étant susceptibles d'appel devant le Tribunal. Ce texte constitue la base juridique permettant d'alléger la charge de travail des juridictions de l'Union en déléguant des contentieux techniques ou particuliers à des chambres spécialisées.
7 juin 2016