1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
1 260
Total documents
429 524
Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne annule une décision de non-renouvellement de contrat d'un agent contractuel de la FRA, prise après une première annulation, pour violation des droits de la défense et du principe de bonne administration. L'arrêt rappelle l'obligation pour l'administration de respecter le contradictoire et de motiver suffisamment ses décisions, même lors d'une réédition d'acte, et précise les conditions d'engagement de sa responsabilité.
11 juillet 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE concerne un recours en responsabilité non contractuelle introduit par un particulier contre l'Agence des droits fondamentaux (FRA) pour un refus partiel d'accès à des documents. Le Tribunal examine si ce refus constitue une violation suffisamment caractérisée des règlements sur l'accès aux documents (n° 1049/2001) et la protection des données (n° 45/2001), et rejette la demande en l'absence de préjudice matériel et moral directement causé par le comportement de l'agence.
11 juillet 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours d'Air France contre la décision de la Commission approuvant des aides d'État françaises en faveur de l'aéroport de Marseille Provence. La compagnie n'a pas démontré que sa position concurrentielle était substantiellement affectée par les mesures, notamment les subventions à l'investissement et la différenciation des redevances aéroportuaires. En conséquence, Air France n'était pas individuellement concernée par la décision, condition nécessaire pour agir en annulation.
11 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 24, points 1 et 5, du règlement (UE) n° 1215/2012 concernant les compétences exclusives en matière de droits réels immobiliers et d'exécution des décisions. Elle juge qu'une action en contestation de l'état de distribution du produit d'une adjudication judiciaire d'un immeuble ne relève pas de ces compétences exclusives, car elle porte sur une contestation pécuniaire entre créanciers et non sur un droit réel ou la procédure d'exécution elle-même. Ainsi, les juridictions de l'État membre où se situe l'immeuble ne sont pas exclusivement compétentes pour connaître d'un tel litige.
10 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé la portée de l'obligation d'information prévue à l'article 6, paragraphe 1, sous c), de la directive 2011/83/UE. Elle a jugé que le professionnel doit fournir son numéro de téléphone au consommateur, même s'il ne l'utilise pas pour la conclusion du contrat, dès lors qu'il en dispose pour d'autres besoins professionnels. En revanche, l'obligation de fournir un numéro de télécopieur ne pèse sur le professionnel que s'il met effectivement ce moyen de communication à la disposition de ses clients.
10 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation d'information prévue à l'article 6, paragraphe 1, sous c), de la directive 2011/83/UE impose au professionnel de fournir son numéro de téléphone au consommateur, même s'il ne l'utilise pas habituellement pour la conclusion du contrat. En revanche, l'obligation de fournir un numéro de télécopieur ne s'impose que si le professionnel en dispose effectivement. Cet arrêt précise donc la portée des obligations d'information des professionnels dans le cadre des contrats à distance, en renforçant l'accès du consommateur à un moyen de communication direct.
10 juillet 2019
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a ordonné la radiation de l'affaire C-569/17, introduite par la Commission européenne contre le Royaume d'Espagne, avec le soutien de la République française. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'une décision au fond ne soit rendue sur le litige sous-jacent.
10 juillet 2019
10 juillet 2019
10 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 24, points 1 et 5, du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant les compétences exclusives en matière de droits réels immobiliers et d'exécution des décisions. Dans cette affaire, elle juge qu'une action en contestation de l'état de distribution du produit de l'adjudication judiciaire d'un immeuble ne relève pas de ces compétences exclusives, car elle porte sur une contestation pécuniaire entre créanciers et non sur un droit réel ou la procédure d'exécution forcée elle-même. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie que le juge du lieu de situation de l'immeuble n'est pas nécessairement compétent pour trancher les litiges sur la répartition du prix de vente forcée.
10 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations, faute d'avoir transposé la directive 2014/61/UE visant à réduire le coût du déploiement des réseaux à haut débit. L'arrêt précise les modalités de calcul de l'astreinte journalière prévue à l'article 260, paragraphe 3, TFUE, en fonction de la gravité et de la durée du manquement. Cette décision rappelle aux États membres l'obligation de transposer dans les délais les directives européennes, sous peine de sanctions financières.
8 juillet 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours de Lidl Stiftung contre une décision de l'EUIPO, car l'intérêt à agir avait disparu. L'affaire concernait une procédure d'opposition à l'enregistrement de la marque figurative "For you", mais la demande d'enregistrement avait déjà été rejetée pour des motifs absolus. Cette ordonnance illustre la condition procédurale de l'intérêt à agir persistant dans les contentieux des marques de l'UE.
8 juillet 2019
La Cour de justice de l'UE condamne la Belgique pour manquement à ses obligations, faute d'avoir transposé la directive 2014/61/UE visant à réduire le coût du déploiement des réseaux à haut débit. L'arrêt précise les modalités de calcul de l'astreinte journalière en application de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, en retenant un coefficient de gravité et de durée adapté à l'absence totale de communication des mesures nationales. Cette décision rappelle aux États membres l'obligation de transposer dans les délais et d'informer la Commission, sous peine de sanctions financières automatiques.
8 juillet 2019
La Cour de justice de l'UE a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations, faute d'avoir transposé la directive 2014/61/UE visant à réduire le coût du déploiement des réseaux à haut débit. Sur le fondement de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, la Cour a imposé une astreinte journalière, précisant la méthode de calcul de son montant en fonction de la gravité et de la durée du manquement. Cet arrêt rappelle aux États membres l'obligation de transposer les directives dans les délais et clarifie les critères de fixation des sanctions financières en cas de non-communication des mesures de transposition.
8 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'Allemagne a manqué à ses obligations en imposant des tarifs minimums et maximums contraignants pour les prestations de planification des architectes et ingénieurs, en violation de l'article 15 de la directive 2006/123/CE relative aux services dans le marché intérieur et de l'article 49 TFUE sur la liberté d'établissement. Cette décision confirme que de telles restrictions tarifaires, non justifiées par des raisons impérieuses d'intérêt général, sont disproportionnées et entravent l'accès au marché pour les prestataires transfrontaliers. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle la nécessité de vérifier la conformité des réglementations nationales en matière d'honoraires réglementés avec le droit européen.
4 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'interdiction pénale, pour un établissement d'enseignement supérieur non habilité, de délivrer un diplôme conférant le grade de "master" ne relève pas du champ d'application de la directive sur les pratiques commerciales déloyales (2005/29/CE), car cette activité ne constitue pas une "pratique commerciale" au sens de cette directive. En revanche, une telle réglementation nationale doit être examinée à l'aune de la directive "services" (2006/123/CE), notamment en ce qui concerne le respect des régimes d'autorisation, et peut être justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général liées à la protection des consommateurs et à la qualité de l'enseignement.
4 juillet 2019
4 juillet 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de l'Italie contre les corrections financières appliquées par la Commission européenne au titre du FEAGA et du Feader. La Commission avait imputé à l'Italie les conséquences financières de retards et négligences dans le recouvrement de créances, ce que le Tribunal valide en interprétant les articles 31 et 32 du règlement (CE) n° 1290/2005 ainsi que l'article 12 du règlement délégué (UE) n° 907/2014. Pour le professionnel du droit français, cette décision confirme que les États membres supportent la charge financière des irrégularités non recouvrées dans un délai raisonnable, même en cas de défaillance de leurs propres organismes.
4 juillet 2019
Cet arrêt de la CJUE précise que l'interdiction pénale de conférer un grade de "master" sans habilitation relève du champ d'application de la directive 2005/29 sur les pratiques commerciales déloyales, car elle vise à protéger les consommateurs contre des allégations trompeuses sur la valeur d'un diplôme. La Cour juge que cette réglementation nationale constitue une "pratique commerciale" au sens de la directive, et qu'elle doit être examinée à l'aune de son harmonisation complète, ce qui interdit aux États membres d'adopter des mesures plus restrictives que celles prévues par la directive, sauf à respecter les conditions strictes de la directive 2006/123 relative aux services.
4 juillet 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise qu'un lot de biens, retournés par des consommateurs ou devenus superflus dans l'assortiment du vendeur, peut constituer des "déchets" au sens du règlement n° 1013/2006, même s'ils conservent une valeur économique. Leur qualification dépend de l'obligation ou non pour leur détenteur de s'en défaire, ce qui est le cas lorsqu'ils ne peuvent plus être utilisés en l'état pour leur destination initiale sans tri ou réparation préalable. Cette décision a une portée pratique pour les professionnels français en matière de qualification juridique des flux transfrontaliers de marchandises invendues ou retournées.
4 juillet 2019