1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Total documents
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Dans l'affaire C-634/17, la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application du règlement (CE) n° 1013/2006 concernant les transferts de déchets, en l'excluant pour les transferts de sous-produits animaux relevant du règlement (CE) n° 1069/2009. Elle juge que des matières telles que les graisses animales destinées à la production de biodiesel, qualifiées de sous-produits animaux, ne sont pas soumises aux règles de notification et d'autorisation préalables prévues pour les transferts de déchets. Cette décision clarifie la frontière entre la réglementation des déchets et celle des sous-produits animaux, importante pour les opérateurs du secteur agroalimentaire et de la valorisation énergétique.
23 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la révocation du statut de protection subsidiaire, fondée sur une erreur de l'administration concernant les circonstances de fait ayant initialement justifié son octroi, est admissible. Cette décision précise les conditions de l'article 19 de la directive 2011/95/UE, en autorisant le retrait du statut lorsque les faits ayant conduit à son attribution étaient inexacts dès l'origine, sans qu'il soit nécessaire de démontrer une fraude du bénéficiaire.
23 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions sur l'affaire C-703/17, examine la compatibilité avec l'article 45 TFUE et l'article 7, paragraphe 1, du règlement n° 492/2011 d'une réglementation nationale qui limite la prise en compte des périodes d'activité professionnelle antérieures accomplies dans un autre État membre pour la détermination de l'ancienneté et du niveau de rémunération des maîtres de conférences postdoctoraux. L'avocat général considère qu'une telle limitation, qui lie l'octroi d'une rémunération plus élevée à l'ancienneté acquise exclusivement auprès de l'employeur actuel, constitue une discrimination indirecte contraire au droit de l'Union, sauf si elle est objectivement justifiée et proportionnée.
23 mai 2019
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de révocation du statut de protection subsidiaire. Il juge que l'administration peut retirer ce statut lorsqu'elle découvre une erreur sur les circonstances de fait ayant fondé sa décision initiale, même en l'absence de fraude de la part du bénéficiaire. Cette révocation est toutefois subordonnée au respect des conditions de l'article 19 de la directive 2011/95/UE, et notamment à l'absence de nouveaux éléments justifiant le maintien de la protection.
23 mai 2019
Dans l'arrêt Bilali (C-720/17), la CJUE précise les conditions de révocation du statut de protection subsidiaire. Elle juge qu'une telle révocation est possible lorsque l'administration a accordé ce statut sur la base d'une erreur de fait, même si cette erreur n'est pas imputable au demandeur. La décision de révocation doit toutefois respecter le principe de proportionnalité et ne peut être automatique.
23 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un certificat d'hérédité délivré par un notaire allemand constitue une "décision" au sens du règlement (UE) n° 650/2012, et non un "acte authentique", lorsque le notaire exerce des fonctions juridictionnelles. Cette qualification est déterminée par le droit national, mais l'État membre doit avoir préalablement notifié à la Commission les notaires comme autorités non judiciaires exerçant de telles fonctions pour que leurs actes soient reconnus comme des décisions. En l'absence de cette notification, le certificat d'hérédité ne peut bénéficier de la libre circulation prévue par le règlement.
23 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de M. Negru contre la décision de l'EUIPO, confirmant l'existence d'un risque de confusion entre la marque figurative demandée "SkyPrivate" et la marque verbale antérieure "SKY" pour des services similaires. Cet arrêt précise les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment en matière de similarité visuelle et conceptuelle entre les signes, et rappelle que l'ajout d'un élément descriptif ("Private") ne suffit pas à écarter ce risque lorsque la marque antérieure conserve une position distinctive dominante.
23 mai 2019
Le Tribunal de l'UE rejette le recours en responsabilité non contractuelle introduit par des créanciers privés contre la BCE, suite à la restructuration de la dette publique grecque en 2012. Les requérants contestaient l'avis de la BCE qui avait conditionné son soutien au second plan d'aide à la Grèce à une participation obligatoire du secteur privé, incluant l'échange forcé de titres via des clauses d'action collective. Le Tribunal juge que la BCE n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée du droit de propriété, du principe *pacta sunt servanda* ou de la libre circulation des capitaux, car son intervention relevait de la politique monétaire et visait à préserver la stabilité financière de la zone euro.
23 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de l'EUIPO qui avait rejeté l'opposition de Puma, estimant que l'Office avait méconnu l'obligation de motivation et le principe de bonne administration en ne tenant pas suffisamment compte de ses propres décisions antérieures ayant reconnu la renommée des marques du félin bondissant de Puma. Cette ordonnance précise que, dans le cadre de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE, l'EUIPO doit examiner et motiver explicitement pourquoi il s'écarterait de constats antérieurs de renommée, sous peine d'annulation de sa décision.
22 mai 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 22 mai 2019 (affaire T-604/15) précise les critères de qualification des micro, petites et moyennes entreprises (PME) au sens de la recommandation 2003/361/CE, notamment la notion d'« entreprise » et d'« activité économique » ainsi que le critère d'indépendance. Il juge que la Commission n'a pas violé les droits de la défense ni le principe de bonne administration en refusant une demande de révision de la qualification PME, et rappelle l'absence de recours administratif spécifique contre les décisions du panel de validation en vertu du règlement (CE) n° 58/2003. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme l'importance d'une interprétation stricte des critères de définition des PME dans les politiques de l'Union et les limites des voies de recours contre les décisions de la Commission en la matière.
22 mai 2019
Le Tribunal de l'UE annule la décision de l'EUIPO qui avait rejeté l'opposition de Puma, estimant que l'Office avait méconnu l'étendue de son obligation de motivation en ne tenant pas suffisamment compte de ses propres décisions antérieures ayant reconnu la renommée des marques du félin bondissant de Puma. Cette ordonnance précise que, dans le cadre de l'article 8, paragraphe 5, du règlement sur la marque de l'UE, l'EUIPO doit examiner et motiver explicitement pourquoi il s'écarterait de ses constatations antérieures de renommée, sous peine de violer le principe de bonne administration.
22 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Ertico contre la décision de la Commission la requalifiant en grande entreprise, excluant ainsi son accès à certains financements du 7e PCRD. L'arrêt précise les critères de qualification des PME, notamment la notion d'« entreprise » et d'« activité économique », et confirme que l'absence de recours administratif préalable rend irrecevable la contestation de la décision du panel de validation. Cette décision rappelle l'importance du respect des critères d'indépendance et de la procédure de révision spécifique pour les qualifications PME dans les programmes-cadres européens.
22 mai 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les critères de qualification d'une entité en tant que micro, petite ou moyenne entreprise (PME) au sens de la recommandation 2003/361/CE, dans le cadre du septième programme-cadre de recherche. Il confirme que la Commission peut réviser cette qualification, même en l'absence de recours administratif préalable, et clarifie la notion d'« entreprise » et d'« activité économique » ainsi que le critère d'indépendance. La décision rejette le recours d'Ertico contre la Commission, validant la procédure de révision et le refus de reconnaître la qualité de PME.
22 mai 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours du Real Madrid contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible le montant excessif d'une compensation foncière versée par la municipalité de Madrid. Il confirme que cette compensation, dépassant la valeur du préjudice réel, a conféré un avantage économique indu au club en violation de l'article 107 TFUE.
22 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Puma contre le refus de l'EUIPO d'admettre l'opposition fondée sur la renommée de ses marques figuratives représentant un félin bondissant. L'ordonnance précise que l'EUIPO n'est pas tenu de suivre automatiquement ses décisions antérieures constatant la renommée de ces marques, et qu'il doit apprécier les preuves de renommée pour la période pertinente. Cette décision rappelle l'importance de fournir des preuves actualisées de la renommée dans chaque procédure d'opposition, même si celle-ci a déjà été reconnue par le passé.
22 mai 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les critères d'appréciation du risque de confusion entre une marque verbale composée d'un prénom et d'un nom de famille (ANDREA INCONTRI) et une marque antérieure constituée d'un seul prénom (ANDREIA). Il rappelle que le caractère distinctif d'un prénom ou d'un nom de famille doit être évalué in concreto, et non selon une règle générale, et que le pouvoir de réformation de l'EUIPO ne peut être exercé que dans les limites du recours dont il est saisi.
22 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque verbale "ANDREA INCONTRI" en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ANDREIA" pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt précise que le caractère distinctif d'un prénom et d'un nom de famille doit être apprécié globalement, et que le Tribunal ne peut réformer une décision de l'EUIPO que si celle-ci est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Cette décision confirme l'application stricte du critère de risque de confusion pour les marques composées d'éléments nominatifs.
22 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Real Madrid Club de Fútbol contre la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible la compensation excessive accordée par la municipalité de Madrid pour l'absence d'un transfert foncier. L'arrêt confirme que la différence entre la valeur de marché et le montant versé constitue un avantage économique sélectif faussant la concurrence dans le secteur du football professionnel.
22 mai 2019
22 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Hongrie a manqué à ses obligations en vertu de l'article 63 TFUE en supprimant, par la loi et sans indemnisation, les droits d'usufruit sur des terres agricoles et sylvicoles détenus par des personnes morales ou des personnes physiques sans lien de proche parenté avec le propriétaire. Cette mesure constitue une restriction injustifiée à la libre circulation des capitaux et une violation du droit de propriété garanti par l'article 17 de la Charte des droits fondamentaux. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt rappelle que les États membres ne peuvent pas, sous couvert de politique agricole, porter une atteinte disproportionnée aux droits acquis des investisseurs étrangers.
21 mai 2019