1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 431Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 358Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 281La Cour de justice de l'Union européenne précise que, en l'absence de critères de répartition dans la réglementation nationale, un assujetti exerçant à la fois des activités économiques et non économiques a le droit de déduire la TVA ayant grevé l'acquisition de biens et de services utilisés pour les deux types d'opérations, selon une clé de répartition déterminée par l'État membre dans le respect du principe de neutralité fiscale. Le principe de légalité de l'impôt ne s'oppose pas à ce que cette clé soit fixée par la pratique administrative ou la jurisprudence, à condition qu'elle garantisse une répartition objective et proportionnée.
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé les critères permettant de qualifier un établissement de crédit de « moins important » dans le cadre du mécanisme de surveillance unique (MSU). L'arrêt juge que la notion de « circonstances particulières » prévue à l'article 70, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 468/2014 doit être interprétée strictement et ne saurait être invoquée pour soustraire un établissement à la surveillance directe de la BCE en raison de sa seule structure ou de son statut juridique national. En conséquence, la Cour a rejeté le pourvoi de la Landeskreditbank Baden-Württemberg, confirmant que la BCE pouvait légitimement la considérer comme un établissement « important » relevant de sa compétence exclusive.
8 mai 2019
Cet arrêt de la CJUE précise que des sessions interactives à caractère érotique, filmées et diffusées en direct par Internet, constituent une activité de « divertissement » au sens de la directive TVA. Le lieu de ces prestations est donc celui où elles sont matériellement exécutées (lieu d'établissement du prestataire), et non celui où le client se trouve, ce qui détermine le rattachement fiscal pour la TVA.
8 mai 2019
8 mai 2019
8 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 98/5/CE s'oppose à ce qu'un État membre d'accueil refuse l'inscription d'un avocat ressortissant d'un autre État membre au seul motif que sa qualité de moine est incompatible avec l'exercice de la profession d'avocat selon ses règles nationales. Cette décision impose à l'État d'accueil de reconnaître la qualification professionnelle acquise dans l'État d'origine, sans pouvoir opposer des incompatibilités fondées sur le statut personnel du demandeur.
7 mai 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de l'Espagne contre les corrections financières appliquées par la Commission au titre du FEAGA et du Feader. L'arrêt précise la notion de "producteur" et confirme la validité des corrections forfaitaires pour manquements aux contrôles préalables à l'approbation des programmes opérationnels et à l'ordonnancement des dépenses. Cette décision souligne l'importance du respect des critères de contrôle par les États membres pour éviter des sanctions financières.
7 mai 2019
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Allemagne contre la Commission européenne concernant une correction financière forfaitaire appliquée au titre du FEAGA et du Feader. Cette correction était motivée par une fréquence insuffisante des contrôles clés et un défaut de calcul et de comptabilisation annuelle des intérêts, en violation des articles 31 et 32 du règlement (CE) n° 1290/2005 et de l'article 6, sous h), du règlement (CE) n° 885/2006. L'arrêt confirme que la Commission peut appliquer des corrections financières lorsque les États membres ne respectent pas leurs obligations de contrôle et de gestion financière, et que cette pratique est proportionnée et suffisamment motivée.
7 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 98/5/CE sur l'accès à la profession d'avocat s'oppose à ce qu'un État membre refuse l'inscription d'un avocat ressortissant d'un autre État membre au seul motif que sa qualité de moine est incompatible avec l'exercice de la profession d'avocat selon ses règles nationales. Cette décision précise que les conditions d'inscription prévues à l'article 3, paragraphe 2, de la directive ne permettent pas d'imposer des exigences supplémentaires fondées sur des incompatibilités non prévues par le droit de l'Union. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt limite la marge d'appréciation des autorités nationales dans l'application des règles déontologiques aux avocats européens migrants.
7 mai 2019
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 mai 2019 (affaire T-49/17) rejette le recours de l'Espagne contre des corrections financières appliquées par la Commission au titre du FEAGA et du Feader. Le Tribunal valide la position de la Commission selon laquelle les investissements réalisés en dehors des locaux d'une organisation de producteurs ne sont pas éligibles, et confirme le bien-fondé des corrections forfaitaires pour insuffisance des contrôles préalables à l'approbation des programmes opérationnels et dans l'ordonnancement des dépenses. Cette décision précise la notion de "producteur" et les obligations de contrôle des États membres, tout en jugeant proportionnées les sanctions financières appliquées.
7 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 98/5/CE sur l'exercice permanent de la profession d'avocat dans un État membre autre que celui où la qualification a été acquise ne s'oppose pas à ce qu'un État membre d'accueil refuse l'inscription au barreau d'un avocat en raison de l'incompatibilité de sa qualité de moine avec l'exercice de la profession, dès lors que cette incompatibilité découle de règles professionnelles et déontologiques objectives et non discriminatoires. Cet arrêt précise que les conditions d'inscription prévues à l'article 3, paragraphe 2, de la directive ne font pas obstacle à l'application de telles règles nationales, pourvu qu'elles soient justifiées par l'organisation de la profession et proportionnées.
7 mai 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Scor SE contre la décision de la Commission approuvant, sans ouvrir la procédure formelle d'examen, la garantie illimitée de l'État français en faveur de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) pour la réassurance des catastrophes naturelles. Le Tribunal juge Scor irrecevable à contester le bien-fondé de la décision, faute de démontrer une atteinte substantielle à sa position concurrentielle, mais examine son recours sur le fond en tant que partie intéressée, concluant à l'absence de difficultés sérieuses justifiant l'ouverture d'une enquête approfondie.
6 mai 2019
Le Tribunal de l'UE a rejeté comme irrecevable le recours de la société Scor contre la décision de la Commission européenne validant, sans ouvrir la procédure formelle d'examen, la garantie illimitée de l'État accordée à la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) pour la réassurance des risques de catastrophes naturelles. Le Tribunal a jugé que Scor, bien que concurrente, n'avait pas démontré une affectation substantielle de sa position concurrentielle sur le marché, condition nécessaire pour agir en annulation contre une décision d'aide compatible. En conséquence, le recours a été déclaré partiellement irrecevable, et le Tribunal a également écarté l'argument selon lequel la Commission aurait dû éprouver des doutes sérieux justifiant l'ouverture d'une enquête approfondie.
6 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, qu'un régime fiscal national qui étend le remboursement d'un impôt sur les dividendes aux sociétés non-résidentes constitue une aide nouvelle soumise à notification préalable à la Commission, et non une aide existante. Elle rappelle également l'obligation pour les juridictions nationales d'assurer la pleine effectivité du droit de l'Union, notamment en matière de libre circulation des capitaux, et de tirer toutes les conséquences d'une aide illégalement mise à exécution.
2 mai 2019
Dans ses conclusions sur l'affaire C-683/17, l'avocat général Szpunar précise les conditions de protection par le droit d'auteur des modèles de vêtements, en articulation avec le régime des dessins et modèles. Il estime que la notion d'"œuvre" au sens de la directive 2001/29 exige une création intellectuelle originale reflétant la personnalité de son auteur, et que la simple valeur esthétique ou l'effet visuel d'un modèle ne suffisent pas à lui conférer la protection par le droit d'auteur. Cette décision clarifie pour le juge français les critères de cumul des protections entre droit d'auteur et droit des dessins et modèles dans le secteur de la mode.
2 mai 2019
L'arrêt Pillar Securitisation c. Arnadottir (C-694/17) précise que la notion de « consommateur » au sens de l'article 15 de la Convention de Lugano II est autonome et ne dépend pas des seuils financiers fixés par la directive 2008/48/CE sur le crédit à la consommation. Ainsi, un emprunteur peut être qualifié de consommateur pour l'application des règles de compétence juridictionnelle protectrices, même si le montant du crédit dépasse le plafond d'application de cette directive. La Cour exclut donc tout lien mécanique entre le champ d'application de la directive et celui de la Convention pour déterminer la compétence en matière de contrats conclus par les consommateurs.
2 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire C-524/16, relative à une demande de décision préjudicielle de la Corte dei Conti italienne concernant l'interprétation du droit de l'Union en matière de sécurité sociale des travailleurs migrants. Cette ordonnance met fin à la procédure sans se prononcer sur le fond, probablement en raison d'un désistement ou d'une perte d'objet du litige principal. Pour le professionnel du droit français, cette décision n'apporte donc pas de clarification jurisprudentielle sur les règles de coordination des régimes de sécurité sociale.
2 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "consommateur moyen" dans le cadre de la protection des appellations d'origine protégées (AOP), en l'espèce le "Queso Manchego". Elle juge que pour apprécier si un signe évoque indûment une AOP, il faut se référer au consommateur moyen de l'Union européenne, et non uniquement à celui de l'État membre de production. Cette décision harmonise l'évaluation du risque d'évocation au niveau européen, renforçant ainsi la protection des AOP contre les utilisations abusives.
2 mai 2019
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les obligations du Parlement européen en matière d'assistance aux agents temporaires victimes présumées de harcèlement moral. Il rappelle que l'institution doit respecter les principes d'objectivité et d'impartialité, ainsi que le droit d'être entendu, lors de l'examen d'une demande d'assistance fondée sur l'article 24 du statut. La décision de rejet de la demande a été annulée pour non-respect de ces garanties procédurales.
2 mai 2019
La Cour de justice de l'Union européenne rejette la demande en révision de l'arrêt C-233/17 P présentée par GX, au motif que la prétendue omission de statuer sur un chef de conclusions n'est pas constituée. Cette ordonnance rappelle que la révision, voie de recours extraordinaire, ne saurait être utilisée pour contester une appréciation juridique déjà tranchée par la Cour. Pour le praticien français, cette décision confirme la rigueur procédurale encadrant la révision des arrêts de la CJUE.
2 mai 2019