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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 260textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2019.

1 260

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Avec texte intégral

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 431

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

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Textes consolidés

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Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

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Autres

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202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2019Effacer tout
Jurisprudence CJUE62017CJ0566_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 8 mai 2019.#Związek Gmin Zagłębia Miedziowego w Polkowicach contre Szef Krajowej Administracji Skarbowej.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 168, sous a) – Déduction de la taxe payée en amont – Principe de neutralité de la TVA – Assujetti exerçant à la fois des activités économiques et non économiques – Biens et services acquis aux fins de la réalisation à la fois d’opérations soumises à la TVA et d’opérations non soumises à la TVA – Absence de critères de répartition dans la réglementation nationale – Principe de légalité de l’impôt.#Affaire C-566/17.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, en l'absence de critères de répartition dans la réglementation nationale, un assujetti exerçant à la fois des activités économiques et non économiques a le droit de déduire la TVA ayant grevé l'acquisition de biens et de services utilisés pour les deux types d'opérations, selon une clé de répartition déterminée par l'État membre dans le respect du principe de neutralité fiscale. Le principe de légalité de l'impôt ne s'oppose pas à ce que cette clé soit fixée par la pratique administrative ou la jurisprudence, à condition qu'elle garantisse une répartition objective et proportionnée.

8 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0450

Affaire C-450/17 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 8 mai 2019 — Landeskreditbank Baden-Württemberg — Förderbank/Banque centrale européenne, Commission européenne [Pourvoi — Politique économique et monétaire — Règlement (UE) no 1024/2013 — Article 6, paragraphe 4 — Règlement (UE) no 468/2014 — Article 70, paragraphe 1 — Surveillance prudentielle des établissements de crédit — Missions confiées à la Banque centrale européenne (BCE) — Mécanisme de surveillance unique — Exercice de ces missions par les autorités compétentes nationales — Établissement de crédit «moins important» — «Circonstances particulières» justifiant de considérer un établissement de crédit comme étant «moins important»]

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé les critères permettant de qualifier un établissement de crédit de « moins important » dans le cadre du mécanisme de surveillance unique (MSU). L'arrêt juge que la notion de « circonstances particulières » prévue à l'article 70, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 468/2014 doit être interprétée strictement et ne saurait être invoquée pour soustraire un établissement à la surveillance directe de la BCE en raison de sa seule structure ou de son statut juridique national. En conséquence, la Cour a rejeté le pourvoi de la Landeskreditbank Baden-Württemberg, confirmant que la BCE pouvait légitimement la considérer comme un établissement « important » relevant de sa compétence exclusive.

8 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0568_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 8 mai 2019.#Staatssecretaris van Financiën contre L.W. Geelen.#Renvoi préjudiciel – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Sixième directive 77/388/CEE – Article 9, paragraphe 2, sous c) et e) – Directive 2006/112/CE – Article 52, sous a) – Article 56, paragraphe 1, sous k) – Prestations de services – Lieu des opérations imposables – Rattachement fiscal – Sessions interactives à caractère érotique filmées et diffusées en direct par Internet – Activité de divertissement – Notion – Lieu où les prestations sont matériellement exécutées.#Affaire C-568/17.

Cet arrêt de la CJUE précise que des sessions interactives à caractère érotique, filmées et diffusées en direct par Internet, constituent une activité de « divertissement » au sens de la directive TVA. Le lieu de ces prestations est donc celui où elles sont matériellement exécutées (lieu d'établissement du prestataire), et non celui où le client se trouve, ce qui détermine le rattachement fiscal pour la TVA.

8 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0580

Jurisprudence CJUE — 62017CJ0580

8 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0494

Jurisprudence CJUE — 62017CJ0494

8 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0431

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 7 mai 2019.#Monachos Eirinaios contre Dikigorikos Syllogos Athinon.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Symvoulio tis Epikrateias.#Renvoi préjudiciel – Directive 98/5/CE – Accès à la profession d’avocat – Moine ayant acquis la qualification professionnelle d’avocat dans un État membre autre que l’État membre d’accueil – Article 3, paragraphe 2 – Condition d’inscription auprès de l’autorité compétente de l’État membre d’accueil – Attestation d’inscription auprès de l’autorité compétente de l’État membre d’origine – Refus d’inscription – Règles professionnelles et déontologiques – Incompatibilité de la qualité de moine avec l’exercice de la profession d’avocat.#Affaire C-431/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 98/5/CE s'oppose à ce qu'un État membre d'accueil refuse l'inscription d'un avocat ressortissant d'un autre État membre au seul motif que sa qualité de moine est incompatible avec l'exercice de la profession d'avocat selon ses règles nationales. Cette décision impose à l'État d'accueil de reconnaître la qualification professionnelle acquise dans l'État d'origine, sans pouvoir opposer des incompatibilités fondées sur le statut personnel du demandeur.

7 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TA0049

Affaire T-49/17: Arrêt du Tribunal du 7 mai 2019 — Espagne/Commission («FEAGA et Feader — Dépenses exclues du financement — Corrections financières — Notion de “producteur” — Investissements réalisés en dehors des locaux d’une organisation de producteurs — Contrôles préalables à l’approbation d’un programme opérationnel — Contrôle dans l’ordonnancement des dépenses — Correction financière unique — Correction financière forfaitaire — Proportionnalité — Obligation de motivation»)

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de l'Espagne contre les corrections financières appliquées par la Commission au titre du FEAGA et du Feader. L'arrêt précise la notion de "producteur" et confirme la validité des corrections forfaitaires pour manquements aux contrôles préalables à l'approbation des programmes opérationnels et à l'ordonnancement des dépenses. Cette décision souligne l'importance du respect des critères de contrôle par les États membres pour éviter des sanctions financières.

7 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TA0239

Affaire T-239/17: Arrêt du Tribunal du 7 mai 2019 — Allemagne/Commission [«FEAGA et Feader — Dépenses exclues du financement — Dépenses effectuées par l’Allemagne — Correction financière forfaitaire appliquée au titre de la fréquence insuffisante des contrôles clés — Obligation de calcul et de comptabilisation annuelle des intérêts — Articles 31 et 32 du règlement (CE) no 1290/2005 — Article 6, sous h), du règlement (CE) no 885/2006 — Obligation de motivation — Proportionnalité»]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Allemagne contre la Commission européenne concernant une correction financière forfaitaire appliquée au titre du FEAGA et du Feader. Cette correction était motivée par une fréquence insuffisante des contrôles clés et un défaut de calcul et de comptabilisation annuelle des intérêts, en violation des articles 31 et 32 du règlement (CE) n° 1290/2005 et de l'article 6, sous h), du règlement (CE) n° 885/2006. L'arrêt confirme que la Commission peut appliquer des corrections financières lorsque les États membres ne respectent pas leurs obligations de contrôle et de gestion financière, et que cette pratique est proportionnée et suffisamment motivée.

7 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0431_SUM

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 7 mai 2019.#Monachos Eirinaios contre Dikigorikos Syllogos Athinon.#Renvoi préjudiciel – Directive 98/5/CE – Accès à la profession d’avocat – Moine ayant acquis la qualification professionnelle d’avocat dans un État membre autre que l’État membre d’accueil – Article 3, paragraphe 2 – Condition d’inscription auprès de l’autorité compétente de l’État membre d’accueil – Attestation d’inscription auprès de l’autorité compétente de l’État membre d’origine – Refus d’inscription – Règles professionnelles et déontologiques – Incompatibilité de la qualité de moine avec l’exercice de la profession d’avocat.#Affaire C-431/17.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 98/5/CE sur l'accès à la profession d'avocat s'oppose à ce qu'un État membre refuse l'inscription d'un avocat ressortissant d'un autre État membre au seul motif que sa qualité de moine est incompatible avec l'exercice de la profession d'avocat selon ses règles nationales. Cette décision précise que les conditions d'inscription prévues à l'article 3, paragraphe 2, de la directive ne permettent pas d'imposer des exigences supplémentaires fondées sur des incompatibilités non prévues par le droit de l'Union. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt limite la marge d'appréciation des autorités nationales dans l'application des règles déontologiques aux avocats européens migrants.

7 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0049

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 7 mai 2019.#Royaume d'Espagne contre Commission européenne.#FEAGA et Feader – Dépenses exclues du financement – Corrections financières – Notion de “producteur” – Investissements réalisés en dehors des locaux d’une organisation de producteurs – Contrôles préalables à l’approbation d’un programme opérationnel – Contrôle dans l’ordonnancement des dépenses – Correction financière unique – Correction financière forfaitaire – Proportionnalité – Obligation de motivation.#Affaire T-49/17.

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 7 mai 2019 (affaire T-49/17) rejette le recours de l'Espagne contre des corrections financières appliquées par la Commission au titre du FEAGA et du Feader. Le Tribunal valide la position de la Commission selon laquelle les investissements réalisés en dehors des locaux d'une organisation de producteurs ne sont pas éligibles, et confirme le bien-fondé des corrections forfaitaires pour insuffisance des contrôles préalables à l'approbation des programmes opérationnels et dans l'ordonnancement des dépenses. Cette décision précise la notion de "producteur" et les obligations de contrôle des États membres, tout en jugeant proportionnées les sanctions financières appliquées.

7 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0431

Affaire C-431/17: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 7 mai 2019 (demande de décision préjudicielle du Symvoulio tis Epikrateias — Grèce) — Monachos Eirinaios, kata kosmon Antonios Giakoumakis tou Emmanouil/Dikigorikos Syllogos Athinon (Renvoi préjudiciel — Directive 98/5/CE — Accès à la profession d’avocat — Moine ayant acquis la qualification professionnelle d’avocat dans un État membre autre que l’État membre d’accueil — Article 3, paragraphe 2 — Condition d’inscription auprès de l’autorité compétente de l’État membre d’accueil — Attestation d’inscription auprès de l’autorité compétente de l’État membre d’origine — Refus d’inscription — Règles professionnelles et déontologiques — Incompatibilité de la qualité de moine avec l’exercice de la profession d’avocat)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 98/5/CE sur l'exercice permanent de la profession d'avocat dans un État membre autre que celui où la qualification a été acquise ne s'oppose pas à ce qu'un État membre d'accueil refuse l'inscription au barreau d'un avocat en raison de l'incompatibilité de sa qualité de moine avec l'exercice de la profession, dès lors que cette incompatibilité découle de règles professionnelles et déontologiques objectives et non discriminatoires. Cet arrêt précise que les conditions d'inscription prévues à l'article 3, paragraphe 2, de la directive ne font pas obstacle à l'application de telles règles nationales, pourvu qu'elles soient justifiées par l'organisation de la profession et proportionnées.

7 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TJ0135

Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 6 mai 2019.#Scor SE contre Commission européenne.#Aides d’État – Marché de la réassurance des risques de catastrophes naturelles – Aide sous la forme d’une garantie illimitée de l’État octroyée à la CCR – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur au terme de la phase préliminaire d’examen – Article 107, paragraphe 3, sous c), TFUE – Recours en annulation – Qualité pour agir – Défaut d’affectation substantielle de la position concurrentielle – Irrecevabilité partielle – Droits procéduraux des parties intéressées – Qualité de partie intéressée – Absence de difficultés sérieuses.#Affaire T-135/17.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Scor SE contre la décision de la Commission approuvant, sans ouvrir la procédure formelle d'examen, la garantie illimitée de l'État français en faveur de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) pour la réassurance des catastrophes naturelles. Le Tribunal juge Scor irrecevable à contester le bien-fondé de la décision, faute de démontrer une atteinte substantielle à sa position concurrentielle, mais examine son recours sur le fond en tant que partie intéressée, concluant à l'absence de difficultés sérieuses justifiant l'ouverture d'une enquête approfondie.

6 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017TA0135

Affaire T-135/17: Arrêt du Tribunal du 6 mai 2019 — Scor/Commission («Aides d’État — Marché de la réassurance des risques de catastrophes naturelles — Aide sous la forme d’une garantie illimitée de l’État octroyée à la CCR — Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur au terme de la phase préliminaire d’examen — Article 107, paragraphe 3, sous c), TFUE — Recours en annulation — Qualité pour agir — Défaut d’affectation substantielle de la position concurrentielle — Irrecevabilité partielle — Droits procéduraux des parties intéressées — Qualité de partie intéressée — Absence de difficultés sérieuses»)

Le Tribunal de l'UE a rejeté comme irrecevable le recours de la société Scor contre la décision de la Commission européenne validant, sans ouvrir la procédure formelle d'examen, la garantie illimitée de l'État accordée à la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) pour la réassurance des risques de catastrophes naturelles. Le Tribunal a jugé que Scor, bien que concurrente, n'avait pas démontré une affectation substantielle de sa position concurrentielle sur le marché, condition nécessaire pour agir en annulation contre une décision d'aide compatible. En conséquence, le recours a été déclaré partiellement irrecevable, et le Tribunal a également écarté l'argument selon lequel la Commission aurait dû éprouver des doutes sérieux justifiant l'ouverture d'une enquête approfondie.

6 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CJ0598_SUM

Arrêt de la Cour (première chambre) du 2 mai 2019.#A-Fonds contre Inspecteur van de Belastingdienst.#Renvoi préjudiciel – Aides existantes et aides nouvelles – Notion d’aide nouvelle – Remboursement d’un impôt sur les dividendes – Régime élargi aux sociétés établies en dehors du territoire de l’État membre concerné – Libre circulation des capitaux – Obligations des juridictions nationales.#Affaire C-598/17.

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, qu'un régime fiscal national qui étend le remboursement d'un impôt sur les dividendes aux sociétés non-résidentes constitue une aide nouvelle soumise à notification préalable à la Commission, et non une aide existante. Elle rappelle également l'obligation pour les juridictions nationales d'assurer la pleine effectivité du droit de l'Union, notamment en matière de libre circulation des capitaux, et de tirer toutes les conséquences d'une aide illégalement mise à exécution.

2 mai 2019

Détail →
Arrêt CJUE62017CC0683

Conclusions de l'avocat général M. M. Szpunar, présentées le 2 mai 2019.#Cofemel – Sociedade de Vestuário SA contre G-Star Raw CV.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Supremo Tribunal de Justiça.#Renvoi préjudiciel – Propriété intellectuelle et industrielle – Droit d’auteur et droits voisins – Directive 2001/29/CE – Article 2, sous a) – Notion d’“œuvre” – Protection des œuvres par le droit d’auteur – Conditions – Articulation avec la protection des dessins et modèles – Directive 98/71/CE – Règlement (CE) no 6/2002 – Modèles de vêtements.#Affaire C-683/17.

Dans ses conclusions sur l'affaire C-683/17, l'avocat général Szpunar précise les conditions de protection par le droit d'auteur des modèles de vêtements, en articulation avec le régime des dessins et modèles. Il estime que la notion d'"œuvre" au sens de la directive 2001/29 exige une création intellectuelle originale reflétant la personnalité de son auteur, et que la simple valeur esthétique ou l'effet visuel d'un modèle ne suffisent pas à lui conférer la protection par le droit d'auteur. Cette décision clarifie pour le juge français les critères de cumul des protections entre droit d'auteur et droit des dessins et modèles dans le secteur de la mode.

2 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0694

Affaire C-694/17: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 2 mai 2019 (demande de décision préjudicielle de la Cour de cassation du Grand-Duché de Luxembourg — Luxembourg) — Pillar Securitisation Sàrl/Hildur Arnadottir (Renvoi préjudiciel — Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale — Convention de Lugano II — Article 15 — Contrat conclu par un consommateur — Lien avec la directive 2008/48/CE — Contrat de crédit à la consommation — Articles 2 et 3 — Notions de «consommateur» et de «transactions auxquelles s’applique la directive» — Montant maximal du crédit — Absence de pertinence au regard de l’article 15 de la convention de Lugano II)

L'arrêt Pillar Securitisation c. Arnadottir (C-694/17) précise que la notion de « consommateur » au sens de l'article 15 de la Convention de Lugano II est autonome et ne dépend pas des seuils financiers fixés par la directive 2008/48/CE sur le crédit à la consommation. Ainsi, un emprunteur peut être qualifié de consommateur pour l'application des règles de compétence juridictionnelle protectrices, même si le montant du crédit dépasse le plafond d'application de cette directive. La Cour exclut donc tout lien mécanique entre le champ d'application de la directive et celui de la Convention pour déterminer la compétence en matière de contrats conclus par les consommateurs.

2 mai 2019

Détail →
Ordonnance CJUE62016CO0524

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 2 mai 2019.#Istituto Nazionale della Previdenza Sociale contre Francesco Faggiano.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Corte dei Conti.#Renvoi préjudiciel – Non-lieu à statuer.#Affaire C-524/16.

La Cour de justice de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire C-524/16, relative à une demande de décision préjudicielle de la Corte dei Conti italienne concernant l'interprétation du droit de l'Union en matière de sécurité sociale des travailleurs migrants. Cette ordonnance met fin à la procédure sans se prononcer sur le fond, probablement en raison d'un désistement ou d'une perte d'objet du litige principal. Pour le professionnel du droit français, cette décision n'apporte donc pas de clarification jurisprudentielle sur les règles de coordination des régimes de sécurité sociale.

2 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62017CA0614

Affaire C-614/17: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 2 mai 2019 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Supremo — Espagne) — Fundación Consejo Regulador de la Denominación de Origen Protegida Queso Manchego/Industrial Quesera Cuquerella SL, Juan Ramón Cuquerella Montagud [Renvoi préjudiciel — Agriculture — Règlement (CE) no 510/2006 — Article 13, paragraphe 1, sous b) — Protection des indications géographiques et des appellations d’origine des produits agricoles et des denrées alimentaires — Fromage manchego («queso manchego») — Utilisation de signes pouvant évoquer la région à laquelle est liée l’appellation d’origine protégée (AOP) — Notion de «consommateur moyen normalement informé et raisonnablement attentif et avisé» — Consommateurs européens ou consommateurs de l’État membre où le produit visé par l’AOP est fabriqué et majoritairement consommé]

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "consommateur moyen" dans le cadre de la protection des appellations d'origine protégées (AOP), en l'espèce le "Queso Manchego". Elle juge que pour apprécier si un signe évoque indûment une AOP, il faut se référer au consommateur moyen de l'Union européenne, et non uniquement à celui de l'État membre de production. Cette décision harmonise l'évaluation du risque d'évocation au niveau européen, renforçant ainsi la protection des AOP contre les utilisations abusives.

2 mai 2019

Détail →
Jurisprudence CJUE62016TJ0748

Arrêt du Tribunal (première chambre) du 2 mai 2019.#QH contre Parlement européen.#Fonction publique – Agents temporaires – Article 24 du statut des fonctionnaires – Demande d’assistance – Article 12 bis du statut des fonctionnaires – Harcèlement moral – Décision de rejet de la demande d’assistance – Principes d’objectivité et d’impartialité – Droit à une bonne administration – Droit d’être entendu.#Affaire T-748/16.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les obligations du Parlement européen en matière d'assistance aux agents temporaires victimes présumées de harcèlement moral. Il rappelle que l'institution doit respecter les principes d'objectivité et d'impartialité, ainsi que le droit d'être entendu, lors de l'examen d'une demande d'assistance fondée sur l'article 24 du statut. La décision de rejet de la demande a été annulée pour non-respect de ces garanties procédurales.

2 mai 2019

Détail →
Ordonnance CJUE62017CO0233(02)

Ordonnance de la Cour (quatrième chambre) du 2 mai 2019.#GX contre Commission européenne.#Article 155 du règlement de procédure de la Cour – Omission de statuer sur la demande en révision – Absence.#Affaire C-233/17 P-REV.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette la demande en révision de l'arrêt C-233/17 P présentée par GX, au motif que la prétendue omission de statuer sur un chef de conclusions n'est pas constituée. Cette ordonnance rappelle que la révision, voie de recours extraordinaire, ne saurait être utilisée pour contester une appréciation juridique déjà tranchée par la Cour. Pour le praticien français, cette décision confirme la rigueur procédurale encadrant la révision des arrêts de la CJUE.

2 mai 2019

Détail →
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