Droit européen — EUR-Lex
9 678textes du droit de l'Union européenne — 2019.
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165 043Par année
Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 24 septembre 2019.#Fortischem a.s. contre Commission européenne.#Aides d’État – Industrie chimique – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur – Notion d’aide d’État – Ressources d’État – Avantage – Récupération – Continuité économique – Principe de bonne administration – Obligation de motivation.#Affaire T-121/15.
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible certains avantages fiscaux accordés par la Slovaquie à l'entreprise chimique Fortischem. L'arrêt précise les conditions de la continuité économique entre sociétés pour le remboursement des aides et rappelle l'obligation de motivation de la Commission, notamment sur l'existence d'un avantage et l'imputabilité des ressources d'État. Cette décision clarifie les critères de récupération des aides en cas de restructuration d'entreprise.
24 septembre 2019
Arrêt du Tribunal (septième chambre élargie) du 24 septembre 2019.#Grand-duché de Luxembourg contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide mise en exécution par le Luxembourg – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur et illégale et ordonnant sa récupération – Décision anticipative (tax ruling) – Avantage – Principe de pleine concurrence – Caractère sélectif – Présomption – Restriction de concurrence – Récupération.#Affaire T-755/15.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne concernant les rescrits fiscaux (tax rulings) accordés par le Luxembourg à une société. Le Tribunal juge que la Commission n'a pas démontré, selon la méthode de pleine concurrence, l'existence d'un avantage économique sélectif, et remet en cause la présomption de sélectivité appliquée par la Commission. Cette décision précise les conditions de preuve requises pour qualifier une pratique fiscale d'aide d'État illégale.
24 septembre 2019
Arrêt du Tribunal (septième chambre élargie) du 24 septembre 2019.#Grand-duché de Luxembourg et Fiat Chrysler Finance Europe contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide mise en exécution par le Luxembourg – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur et illégale et ordonnant sa récupération – Décision anticipative (tax ruling) – Avantage – Principe de pleine concurrence – Caractère sélectif – Présomption – Restriction de concurrence – Récupération.#Affaires T-755/15 et T-759/15.
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État illégale le rescrit fiscal luxembourgeois accordé à Fiat Chrysler Finance Europe. Il a jugé que la Commission n'avait pas démontré, par une analyse suffisamment étayée, l'existence d'un avantage sélectif au sens de l'article 107 TFUE, notamment en raison d'erreurs dans l'application du principe de pleine concurrence. Cet arrêt précise les conditions de preuve requises pour caractériser une aide d'État dans le cadre des décisions fiscales anticipatives (tax rulings).
24 septembre 2019
Arrêt du Tribunal (septième chambre élargie) du 24 septembre 2019.#Royaume des Pays-Bas e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide mise en exécution par les Pays-Bas – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur et illégale et ordonnant sa récupération – Décision fiscale anticipée (tax ruling) – Prix de transfert – Calcul de l’assiette d’imposition – Principe de pleine concurrence – Avantage – Système de référence – Autonomie fiscale et procédurale des États membres.#Affaires T-760/15 et T-636/16.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'aide d'État illégale et incompatible pour des rescrits fiscaux (tax rulings) néerlandais accordant un traitement favorable en matière de prix de transfert. Il précise que le principe de pleine concurrence constitue le système de référence pour déterminer l'existence d'un avantage, et que l'autonomie fiscale des États membres ne saurait justifier des pratiques dérogeant à ce principe sans justification économique.
24 septembre 2019
Arrêt du Tribunal (septième chambre élargie) du 24 septembre 2019.#Royaume des Pays-Bas e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide mise en exécution par les Pays-Bas – Décision déclarant l’aide incompatible avec le marché intérieur et illégale et ordonnant sa récupération – Décision fiscale anticipée (tax ruling) – Prix de transfert – Calcul de l’assiette d’imposition – Principe de pleine concurrence – Avantage – Système de référence – Autonomie fiscale et procédurale des États membres.#Affaires T-760/15 et T-636/16.
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne qualifiant d'aide d'État incompatible les « tax rulings » néerlandais accordés à Starbucks. L'arrêt précise que la Commission n'a pas démontré l'existence d'un avantage sélectif, faute d'avoir correctement établi le système de référence fiscal national et d'avoir prouvé une dérogation à celui-ci. Cette décision rappelle les limites du contrôle des pratiques fiscales des États membres par la Commission au titre des aides d'État.
24 septembre 2019
Affaire C-136/17: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 24 septembre 2019 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État - France) – GC, AF, BH, ED/Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) [Renvoi préjudiciel – Données à caractère personnel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement de ces données figurant sur des pages web – Directive 95/46/CE – Règlement (UE) 2016/679 – Moteurs de recherche sur Internet – Traitement des données contenues dans des sites web – Catégories de données spécifiques visées à l’article 8 de cette directive et aux articles 9 et 10 de ce règlement – Applicabilité de ces articles à l’exploitant du moteur de recherche – Portée des obligations de cet exploitant au regard desdits articles – Publication des données sur des sites web aux seules fins de journalisme ou d’expression artistique ou littéraire – Incidence sur le traitement d’une demande de déréférencement – Articles 7, 8 et 11 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne]
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, précise les obligations d'un moteur de recherche (comme Google) lorsqu'il traite des données sensibles (opinions politiques, religion, santé, etc.) figurant sur des pages web indexées. Il juge que l'exploitant du moteur de recherche est soumis aux interdictions et restrictions de l'article 8 de la directive 95/46 (et des articles 9 et 10 du RGPD) concernant ces catégories particulières de données, et doit procéder à un déréférencement sauf si la publication initiale relève d'exceptions comme le journalisme. La décision impose ainsi un équilibre entre le droit à la protection des données et les libertés d'expression et d'information, en tenant compte de la nature sensible des informations en cause.
24 septembre 2019
Arrêt CJUE — 62017CC0515
24 septembre 2019
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 24 septembre 2019.#Google LLC contre Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).#Renvoi préjudiciel – Données à caractère personnel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement de ces données – Directive 95/46/CE – Règlement (UE) 2016/679 – Moteurs de recherche sur Internet – Traitement des données figurant sur des pages web – Portée territoriale du droit au déréférencement.#Affaire C-507/17.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 24 septembre 2019 (affaire C-507/17), précise la portée territoriale du droit au déréférencement pour les moteurs de recherche. Elle juge qu'un opérateur de moteur de recherche, comme Google, n'est pas tenu de procéder à un déréférencement sur l'ensemble des versions nationales de son moteur, mais doit prendre des mesures effectives pour empêcher ou décourager les internautes situés dans l'Union européenne d'accéder aux liens litigieux via des versions non européennes. Cette décision limite donc l'obligation de déréférencement à l'espace européen, tout en imposant des mesures de prévention à l'échelle mondiale.
24 septembre 2019
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 24 septembre 2019.#Google LLC, venant aux droits de Google Inc. contre Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).#Renvoi préjudiciel – Données à caractère personnel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement de ces données – Directive 95/46/CE – Règlement (UE) 2016/679 – Moteurs de recherche sur Internet – Traitement des données figurant sur des pages web – Portée territoriale du droit au déréférencement.#Affaire C-507/17.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 24 septembre 2019 (affaire C-507/17, Google/CNIL), précise la portée territoriale du droit au déréférencement. Elle juge qu'un exploitant de moteur de recherche n'est pas tenu de procéder à un déréférencement sur l'ensemble des versions nationales de son moteur, mais doit prendre des mesures efficaces pour limiter l'accès aux liens litigieux depuis les États membres de l'UE. Cette décision délimite ainsi l'obligation de déréférencement à l'espace de l'Union européenne, sans imposer un effet extraterritorial mondial.
24 septembre 2019
Avis à l’attention de certaines personnes faisant l’objet des mesures restrictives prévues par la décision (PESC) 2015/1763 du Conseil et par le règlement (UE) 2015/1755 du Conseil concernant des mesures restrictives en raison de la situation au Burundi
Cet avis informe les personnes inscrites sur la liste des mesures restrictives de l'UE concernant le Burundi de leur maintien sur cette liste, des motifs de cette inscription et de leur droit de présenter des observations au Conseil. Il précise également les voies de recours disponibles, notamment la possibilité de former un recours devant le Tribunal de l'Union européenne.
23 septembre 2019
Avis d’ouverture d’un réexamen au titre de l’expiration des mesures antidumping applicables aux importations de nitrate d’ammonium originaire de Russie
La Commission européenne annonce l'ouverture d'un réexamen au titre de l'expiration des mesures antidumping applicables aux importations de nitrate d'ammonium originaire de Russie. Ce réexamen vise à déterminer si la suppression de ces mesures entraînerait une continuation ou une récurrence du dumping et du préjudice pour l'industrie de l'Union. Les parties intéressées sont invitées à se faire connaître et à fournir des informations dans les délais impartis.
23 septembre 2019
Règlement (UE) no 224/2014 du Conseil du 10 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard à la situation en République centrafricaine
Ce règlement met en œuvre les sanctions de l'Union européenne contre la République centrafricaine, notamment un embargo sur les armes, des restrictions à l'exportation de biens d'équipement susceptibles d'être utilisés pour la répression interne, et le gel des fonds et ressources économiques de certaines personnes et entités. Il transpose en droit de l'Union les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et les décisions du Conseil de l'UE, imposant des obligations de contrôle et de déclaration aux opérateurs économiques et aux autorités nationales.
23 septembre 2019
Décision de la Commission du 23/09/2019 déclarant la compatibilité avec le marché commun d'une concentration (Affaire N COMP/M.9496 - Ardian Buyout Fund VII S.L.P. / Staci SAS) sur base du Règlement (CE) N 139/2004 du Conseil. (Le texte en langue française est le seul faisant foi.)
Cette décision de la Commission européenne autorise, sur le fondement du règlement (CE) n° 139/2004, l'acquisition du contrôle exclusif de Staci SAS par le fonds Ardian Buyout Fund VII S.L.P. La Commission a conclu que l'opération de concentration, qui concerne le secteur de la logistique et des services aux entreprises, n'entrave pas significativement une concurrence effective sur le marché intérieur ou une partie substantielle de celui-ci.
23 septembre 2019
Règlement (UE) 2007/1394
23 septembre 2019
Règlement (UE) 2009/219
23 septembre 2019
Acte préparatoire — 52019SC1615
23 septembre 2019
Règlement d’exécution (UE) 2019/1780 de la Commission du 23 septembre 2019 établissant les formulaires types pour la publication d’avis dans le cadre de la passation de marchés publics et abrogeant le règlement d’exécution (UE) 2015/1986 (formulaires électroniques) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
Ce règlement d'exécution établit les nouveaux formulaires types électroniques (eForms) à utiliser pour la publication d'avis de marchés publics dans l'UE, remplaçant ceux du règlement 2015/1986. Il harmonise et modernise les modèles de publication pour les avis de préinformation, d'appel d'offres, d'attribution et autres, en imposant un format structuré et interopérable. Pour un professionnel du droit français, ce texte est essentiel car il fixe les obligations formelles de publication au Journal officiel de l'UE et sur les plateformes nationales, conditionnant la validité des procédures de passation.
23 septembre 2019
Décision 2013/798/PESC du Conseil du 23 décembre 2013 concernant des mesures restrictives à l'encontre de la République centrafricaine
Cette décision du Conseil de l'Union européenne met en œuvre les sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies à l'encontre de la République centrafricaine. Elle impose un embargo sur les armes et des mesures restrictives ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyage) contre les personnes et entités impliquées dans des activités déstabilisant le pays, notamment des violations des droits de l'homme. Pour un professionnel du droit français, ce texte est directement applicable et impose des obligations de contrôle et de mise en œuvre aux autorités nationales, notamment en matière de gel des fonds et de respect des restrictions d'entrée sur le territoire.
23 septembre 2019
Décision de la Commission du 23/09/2019 déclarant la compatibilité avec le marché commun d'une concentration (Affaire N COMP/M.9513 - Apax Partners LLP / ADCO Umweltdienste Holding GmbH) sur base du Règlement (CE) N 139/2004 du Conseil. (Le texte en langue anglaise est le seul faisant foi.)
La Commission européenne a autorisé, le 23 septembre 2019, le projet de concentration par lequel Apax Partners LLP acquiert le contrôle exclusif d'ADCO Umweltdienste Holding GmbH, une entreprise active dans les services de gestion des déchets et de recyclage en Allemagne. Cette décision, prise sur le fondement du règlement (CE) n° 139/2004 sur les concentrations, conclut que l'opération n'entrave pas de manière significative une concurrence effective sur le marché commun ou une partie substantielle de celui-ci. Le texte, dont seule la version anglaise fait foi, est une décision individuelle de la Commission qui n'a pas de portée normative générale pour le droit français, mais illustre l'application du contrôle des concentrations au niveau européen.
23 septembre 2019
Décision d’exécution (UE) 2019/1741 de la Commission du 23 septembre 2019 déterminant la forme des informations à communiquer par les États membres, ainsi que la fréquence de cette communication, aux fins de la transmission d’informations en application du règlement (CE) no 166/2006 du Parlement européen et du Conseil concernant la création d’un registre européen des rejets et des transferts de polluants, et modifiant les directives 91/689/CEE et 96/61/CE du Conseil [notifiée sous le numéro C(2019) 6745] (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
Cette décision d'exécution fixe le format et la périodicité des données que les États membres doivent transmettre à la Commission européenne au titre du règlement (CE) n° 166/2006 (registre européen des rejets et des transferts de polluants, dit "PRTR"). Elle harmonise ainsi les obligations de reporting des exploitants d'installations industrielles, en précisant les modalités techniques de déclaration des rejets dans l'air, l'eau et le sol, ainsi que des transferts de déchets et de polluants hors site.
23 septembre 2019