1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
1 248
Total documents
429 373
Avec texte intégral
275 210
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020Cet arrêt de la CJUE précise que le délai de prescription de dix ans prévu à l'article 17 du règlement 2015/1589 pour la récupération des aides d'État illégales s'applique aux pouvoirs de la Commission, et non aux autorités nationales. Il en résulte que les États membres ne peuvent pas opposer un délai de prescription national plus court à l'obligation de récupération, sous peine de compromettre l'effectivité du droit de l'Union. En pratique, pour un professionnel du droit français, cela signifie que les autorités nationales doivent récupérer les aides illégales sans pouvoir se retrancher derrière des prescriptions plus favorables prévues par le droit interne.
30 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Sharpston, examine l'interprétation de la directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres. L'affaire porte sur les conditions de refus d'entrée ou d'éloignement pour des motifs d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique, en particulier lorsqu'un citoyen de l'Union a fait l'objet d'une condamnation pénale dans un État membre autre que celui d'accueil. Ces conclusions précisent les critères permettant d'apprécier la menace réelle, actuelle et suffisamment grave que représente l'intéressé, ainsi que la nécessité d'une évaluation individualisée de sa situation personnelle.
30 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le délai de prescription de dix ans prévu à l'article 17 du règlement 2015/1589 pour la récupération des aides d'État illégales s'applique aux pouvoirs de la Commission, et non aux autorités nationales. Les États membres ne peuvent opposer un délai de prescription national plus court à l'obligation de récupération, sous peine de compromettre l'effectivité du droit de l'Union. En conséquence, une réglementation nationale qui ferait obstacle à la récupération d'une aide déclarée incompatible est incompatible avec le principe d'effectivité.
30 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise qu'un ressortissant d'un pays tiers titulaire d'un titre de séjour temporaire délivré par un État membre peut se prévaloir directement de la décision n° 565/2014/UE pour entrer en Roumanie, cet État ne pouvant exiger un visa supplémentaire. Elle juge également que le refus d'embarquement par une compagnie aérienne, motivé par l'insuffisance présumée des documents de voyage, constitue un refus d'embarquement au sens du règlement n° 261/2004, ouvrant droit à indemnisation, sans que le contrat de transport puisse y déroger.
30 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi d'une association polonaise contestant le refus de la Commission européenne de lui donner accès à des documents relatifs à une procédure en manquement et à une notification technique. La Cour a jugé que le recours était devenu sans objet car les documents avaient été divulgués en cours d'instance, et que l'association ne justifiait plus d'un intérêt à agir persistant. Cet arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre un refus d'accès aux documents lorsque ceux-ci sont finalement communiqués.
30 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'« usage dans la vie des affaires » au sens de l'article 5, paragraphe 1, de la directive 2008/95/CE. Elle juge que le simple fait de détenir des produits contrefaisants, même sans intention de les commercialiser dans l'Union, peut constituer une contrefaçon si cette détention est effectuée dans un but lucratif. L'arrêt étend ainsi la protection du titulaire de la marque aux actes préparatoires à la mise sur le marché, incluant le stockage et l'exportation.
30 avril 2020
Cet arrêt de la CJUE précise les critères d'appréciation de la notion de "produit protégé par un brevet de base en vigueur" au sens de l'article 3, sous a), du règlement (CE) n° 469/2009 relatif au certificat complémentaire de protection (CCP) pour les médicaments. La Cour y établit qu'un produit peut être considéré comme protégé même s'il n'est pas explicitement mentionné dans les revendications du brevet, dès lors qu'il est nécessairement et spécifiquement visé par l'invention brevetée. Cette décision clarifie les conditions d'octroi des CCP en Europe, offrant une interprétation plus souple pour les professionnels du droit français confrontés à des demandes de protection pour des principes actifs dérivés.
30 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Intercontact Budapest contre le Centre de traduction des organes de l'UE (CdT) concernant un marché de services de traduction. Il a jugé que le CdT n'avait pas violé son obligation de motivation en refusant de divulguer le prix des offres des soumissionnaires mieux classés, cette information étant couverte par la confidentialité des relations commerciales. L'arrêt précise les limites de l'obligation de motivation et du droit d'accès aux informations dans les procédures de passation des marchés publics de l'UE.
29 avril 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Tilly-Sabco contre le règlement (UE) 2018/1277 fixant des restitutions à l'exportation nulles pour la viande de volaille, adopté après l'annulation du règlement précédent. Il a jugé que la Commission était compétente pour adopter ce nouvel acte et qu'il n'y avait ni détournement de procédure ni défaut de motivation. En conséquence, la demande en responsabilité non contractuelle de la société a également été rejetée, faute de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers.
29 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en responsabilité non contractuelle de Tilly-Sabco contre la Commission, qui visait à obtenir réparation du préjudice subi suite à l'annulation du règlement d'exécution (UE) n° 689/2013 fixant des restitutions à l'exportation pour la viande de volaille. La société n'établit pas de lien de causalité direct entre l'illégalité retenue (absence de motivation suffisante) et le préjudice allégué, ni ne démontre la réalité et le caractère certain de ce préjudice.
29 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Centre de traduction des organes de l'Union européenne (CdT) de classer la société Intercontact Budapest en seconde position dans une procédure en cascade pour un marché de traduction. L'arrêt précise que l'institution doit motiver le classement et ne peut refuser de divulguer le prix des offres des soumissionnaires mieux classés, sous peine de violer l'obligation de motivation prévue à l'article 113 du règlement financier. Cette décision renforce les droits des soumissionnaires évincés en matière d'accès aux informations sur les offres concurrentes.
29 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en responsabilité non contractuelle introduit par Tilly-Sabco contre la Commission, visant à obtenir réparation du préjudice subi du fait de l'annulation du règlement d'exécution n° 689/2013 supprimant les restitutions à l'exportation pour la viande de volaille. Le Tribunal a considéré que la Commission n'avait pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, condition nécessaire pour engager sa responsabilité. Cet arrêt précise ainsi les conditions strictes de mise en jeu de la responsabilité de l'Union en cas d'annulation d'un acte réglementaire.
29 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société Tilly-Sabco visant à contester le règlement (UE) 2018/1277, qui avait fixé à zéro les restitutions à l'exportation pour la viande de volaille suite à l'annulation du précédent règlement par la Cour. Le Tribunal confirme la compétence de la Commission pour adopter ce nouvel acte et écarte les moyens tirés du détournement de procédure et du défaut de motivation. En conséquence, la demande en indemnité pour responsabilité non contractuelle de l'Union est également rejetée.
29 avril 2020
La Cour annule le règlement (UE) 2018/1277 de la Commission fixant les restitutions à l'exportation pour la viande de volaille, adopté pour exécuter un précédent arrêt d'annulation, en raison d'un détournement de procédure et d'une violation de l'obligation de motivation. Elle rejette la demande indemnitaire de Tilly-Sabco pour absence de violation suffisamment caractérisée du droit de l'Union. Cet arrêt précise les limites du pouvoir de la Commission lors de l'adoption d'un acte en exécution d'une annulation juridictionnelle.
29 avril 2020
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours en responsabilité non contractuelle introduit par Tilly-Sabco contre la Commission européenne. La société demandait réparation du préjudice subi suite à l'annulation du règlement d'exécution (UE) n° 689/2013 fixant à zéro les restitutions à l'exportation pour la viande de volaille, annulation prononcée par la Cour de justice. Le Tribunal estime que la Commission n'a pas commis de violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'Union.
29 avril 2020
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours d'Intercontact Budapest contre le Centre de traduction des organes de l'UE (CdT) concernant un marché de services de traduction. L'arrêt précise que le CdT n'a pas violé son obligation de motivation en refusant de divulguer le prix des offres des soumissionnaires mieux classés, dès lors que cette information est couverte par la confidentialité des échanges commerciaux. Cette décision confirme la marge d'appréciation des pouvoirs adjudicateurs dans la gestion des procédures en cascade et la protection des secrets d'affaires.
29 avril 2020
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a rejeté la demande de décision préjudicielle du Tribunale Amministrativo Regionale per la Toscana, jugeant la question irrecevable. L'affaire portait sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de séjour des citoyens de l'UE et de leurs droits fondamentaux, mais la Cour a estimé que le litige au principal ne présentait pas un lien suffisant avec le droit de l'Union. Cette ordonnance rappelle les strictes conditions de recevabilité des renvois préjudiciels.
28 avril 2020
La Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi formé par une partie intervenante en première instance, en application de l'article 56 du statut de la CJUE. L'arrêt clarifie également les modalités de détermination de la valeur normale dans le cadre d'un réexamen intermédiaire partiel, notamment lorsque l'entreprise perd son statut d'économie de marché, et rappelle les règles de répartition des compétences d'exécution entre le juge de l'Union et les autorités nationales.
23 avril 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise les critères d'imputation d'un transport intracommunautaire unique dans le cadre d'opérations en chaîne, en se fondant sur la notion de "pouvoir de disposer d'un bien comme un propriétaire" (article 20 de la directive TVA). Elle juge que le transport est imputable à l'opérateur qui, en vertu du contrat, a la possibilité de prendre des décisions affectant la situation juridique du bien, et non au seul transporteur. L'arrêt précise également que le transport sous régime de suspension des droits d'accise n'emporte pas, en soi, imputation du transport à l'expéditeur, et rappelle l'effet rétroactif des arrêts d'interprétation.
23 avril 2020
Cet arrêt de la CJUE précise les critères d'imputation du transport intracommunautaire unique dans le cadre d'opérations en chaîne, en se fondant sur la notion de "pouvoir de disposer du bien comme un propriétaire" (article 20 de la directive TVA). La Cour juge que le transport ne peut être imputé à un maillon intermédiaire que si celui-ci a la possibilité de prendre des décisions affectant la situation juridique du bien, et non sur la seule base du régime de suspension des droits d'accise. L'arrêt rappelle également le principe de l'effet dans le temps des arrêts d'interprétation, qui s'appliquent rétroactivement à la date d'entrée en vigueur de la règle interprétée.
23 avril 2020