1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
1 248
Total documents
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Avec texte intégral
275 210
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 821Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 504Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 739Accord international · PESC · Traité
22 930Budget · Avis · Résolution · Divers
163 020La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Bobek, examine le droit d'un assujetti à obtenir le remboursement de la TVA indûment facturée et versée, même lorsque les transactions concernées ont déjà fait l'objet d'un contrôle fiscal définitif. L'affaire porte sur l'application du principe de neutralité fiscale et d'effectivité face à une réglementation nationale qui subordonne ce remboursement à la rectification préalable de la facture, et ce pour des opérations relevant du régime d'autoliquidation. En substance, l'avocat général invite la Cour à préciser les limites que le droit de l'Union impose aux procédures nationales de remboursement, notamment en matière de prescription et de force de chose jugée des contrôles fiscaux.
26 mars 2020
L'arrêt C-622/18 de la CJUE précise que le titulaire d'une marque peut agir en contrefaçon pour des actes commis avant la date d'effet de la déchéance de sa marque pour défaut d'usage sérieux, même si cette déchéance est ultérieurement prononcée. La Cour interprète la directive 2008/95/CE en ce sens que le droit d'interdire l'usage d'un signe identique ou similaire par un tiers subsiste pour la période antérieure à la déchéance, indépendamment de la perte des droits pour l'avenir. Cette décision clarifie l'articulation entre l'action en contrefaçon et la déchéance pour défaut d'usage, protégeant ainsi les droits acquis du titulaire avant la constatation judiciaire de la déchéance.
26 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui permet à une autorité de contrôle d'engager d'office une procédure pour sanctionner une modification illégale d'un marché public en cours d'exécution, même après l'expiration du délai de forclusion applicable aux recours des parties. Toutefois, cette réglementation doit respecter les principes de sécurité juridique et de proportionnalité, en particulier en ce qui concerne la durée de ce délai de forclusion pour l'autorité.
26 mars 2020
Dans l'affaire C-344/18, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 3, paragraphe 1, de la directive 2001/23/CE relative au maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d'entreprise. Elle précise que lorsqu'un marché public de services est divisé en lots attribués à deux nouveaux adjudicataires distincts, un travailleur affecté à l'ensemble des lots peut voir son contrat de travail transféré à un seul des repreneurs, à condition que ce dernier reprenne l'activité principale à laquelle le salarié était affecté. Cette décision clarifie les obligations des employeurs successifs en cas de scission d'un transfert d'activité.
26 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant à ViaSat l'accès à des documents relatifs à un appel d'offres pour des systèmes mobiles par satellite, invoquant la protection des intérêts commerciaux d'un tiers. L'arrêt précise que la Commission doit démontrer concrètement en quoi la divulgation porterait atteinte à ces intérêts, et non se contenter d'une présomption générale. Il rappelle également que l'existence d'un intérêt public supérieur, tel que la transparence et le contrôle de l'action administrative, peut justifier la divulgation, même en présence d'intérêts commerciaux protégés.
26 mars 2020
Le Tribunal de l'UE a annulé la décision de la Commission refusant l'accès à des documents relatifs à un appel d'offres pour des systèmes mobiles par satellite, invoquant la protection des intérêts commerciaux d'un tiers. Il juge que la Commission n'a pas suffisamment motivé son refus ni démontré l'absence d'un intérêt public supérieur justifiant la divulgation. Cette décision rappelle l'obligation pour les institutions européennes de procéder à une appréciation concrète et individualisée des documents demandés, même en présence d'informations commerciales sensibles.
26 mars 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions dans lesquelles la Commission peut refuser l'accès à des documents commerciaux fournis par un candidat retenu lors d'une procédure d'appel d'offres, en application du règlement 1049/2001. Il confirme que l'exception relative à la protection des intérêts commerciaux d'un tiers peut justifier un refus d'accès, même partiel, et qu'il incombe au demandeur de démontrer l'existence d'un intérêt public supérieur justifiant la divulgation.
26 mars 2020
L'arrêt de la CJUE précise que le règlement Bruxelles I (n° 44/2001) ne permet pas à un passager d'assigner un transporteur aérien, non partie au contrat de voyage à forfait, devant le tribunal du lieu de départ du vol sur le fondement de la compétence en matière contractuelle ou de consommation. Il en résulte que le passager doit agir devant les juridictions de l'État membre du domicile du transporteur aérien, même en cas de retard important, car le lien contractuel direct avec l'agence de voyages ne saurait fonder une compétence dérogatoire à l'encontre du seul transporteur.
26 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne (Grande chambre) a jugé que le régime disciplinaire polonais applicable aux juges, susceptible de porter atteinte à leur indépendance, relève du champ du droit de l'Union au titre de l'article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE. Elle a précisé que les questions préjudicielles posées par les juridictions polonaises étaient recevables car une réponse était nécessaire pour leur permettre de statuer, malgré le caractère incident du litige principal. Cet arrêt confirme que la protection de l'indépendance judiciaire est un élément essentiel de l'État de droit et que la Cour est compétente pour contrôler les régimes disciplinaires nationaux au regard de ce principe.
26 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un transfert d'entreprise, que lorsqu'un marché de services est divisé en plusieurs lots attribués à des repreneurs distincts, les droits et obligations résultant d'un contrat de travail d'un salarié affecté à l'ensemble de ces lots sont répartis entre les nouveaux adjudicataires proportionnellement aux tâches reprises. Cette solution, fondée sur l'article 3, paragraphe 1, de la directive 2001/23/CE, vise à garantir le maintien des droits des travailleurs en cas de scission de l'entité économique transférée.
26 mars 2020
26 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le titulaire d'une marque peut agir en contrefaçon pour des actes commis avant la date d'effet de la déchéance de sa marque pour défaut d'usage sérieux, même si cette déchéance est ultérieurement constatée. L'action en contrefaçon reste possible pour la période antérieure à cette déchéance, car le droit exclusif existait encore à ce moment-là. Cette décision clarifie l'articulation entre l'absence d'usage sérieux et la protection conférée par la marque.
26 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Giorgio Armani contre la décision de l'EUIPO qui avait refusé l'enregistrement de la marque figurative "GIORGIO ARMANI le sac 11" en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "LESAC" et "lesac" pour des produits en cuir. L'arrêt confirme que, malgré la présence du nom notoire "ARMANI", la similitude visuelle et phonétique entre "le sac" et "lesac" crée un risque de confusion pour le consommateur moyen, et précise les conditions de l'usage sérieux de la marque antérieure.
26 mars 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la BCE refusant à un agent la participation à un programme de transition professionnelle, en jugeant discriminatoire la condition d'ancienneté différenciée selon la tranche de salaire (simple ou double). Le Tribunal rappelle que cette distinction, basée sur le type d'emploi et non sur l'ancienneté réelle, viole le principe d'égalité de traitement et de proportionnalité. Pour le praticien français, cette décision illustre le contrôle strict des critères d'éligibilité aux dispositifs de mobilité dans les institutions européennes.
26 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'un agent de la BCE contestant le rejet de sa demande de participation au programme d'aide à la transition professionnelle. Il a jugé que la différence de conditions d'ancienneté requise entre les agents relevant d'une tranche de salaire simple ou double était justifiée par des objectifs légitimes et ne violait pas le principe d'égalité de traitement. Cette décision précise les limites du contrôle juridictionnel sur les appréciations de la BCE en matière de gestion des ressources humaines.
26 mars 2020
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne refusant l'accès au rapport d'audit des ressources humaines de l'Agence exécutive « Éducation, audiovisuel et culture » (EACEA). Il juge que la simple invocation de l'exception relative à la protection des objectifs des activités d'inspection, d'enquête et d'audit ne suffit pas à justifier un refus global d'accès, en l'absence d'une démonstration concrète de l'atteinte à ces activités.
26 mars 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Giorgio Armani SpA contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative « GIORGIO ARMANI le sac 11 » pour des produits de maroquinerie. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures « LESAC » et « lesac », en raison de la similitude visuelle et phonétique prépondérante de l'élément verbal « le sac », et écarte l'argument d'un usage sérieux insuffisant de la marque antérieure.
26 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Giorgio Armani SpA contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "GIORGIO ARMANI le sac 11" pour des produits en cuir, en raison d'un risque de confusion avec les marques antérieures "LESAC" et "lesac". L'arrêt confirme que la similitude visuelle et phonétique entre les signes, malgré la présence de l'élément "GIORGIO ARMANI", est suffisante pour créer un risque de confusion dans l'esprit du public pertinent, et précise les conditions de l'usage sérieux de la marque antérieure.
26 mars 2020
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 26 mars 2020 (affaire T-654/18) rejette le recours de Giorgio Armani SpA contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "le Sac 11" pour des produits de maroquinerie. Le Tribunal confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "LESAC" en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, et valide la preuve d'usage sérieux de la marque antérieure apportée par l'opposant. Cette décision illustre l'application stricte des critères de similitude globale et d'interdépendance des facteurs dans l'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001.
26 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de Giorgio Armani SpA contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de sa marque figurative « le Sac 11 » pour des produits de maroquinerie. Il confirme l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures « LESAC » et « lesac » en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes, et valide la preuve d'usage sérieux de la marque antérieure pour les sacs à main.
26 mars 2020