1 248textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2020.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne (affaire T-215/18) porte sur un recours formé par un agent de la Banque centrale européenne (BCE) contestant son rapport d'évaluation pour 2016 et le refus de progression salariale. Le Tribunal précise les conditions de compétence de l'auteur d'un acte faisant grief et examine la notion d'erreur manifeste d'appréciation dans le cadre d'un exercice d'évaluation, notamment en lien avec un congé de maladie et une réaffectation. Il rejette le recours, confirmant la marge d'appréciation de l'administration dans l'évaluation des performances.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, sous b), du règlement (CE) n° 883/2004, relatif au principe d'assimilation des faits. Elle juge qu'un État membre doit prendre en compte une allocation d'éducation versée pour un enfant handicapé dans un autre État membre pour déterminer le droit à une majoration du taux de pension de vieillesse, dès lors que cette allocation est légalement reconnue comme équivalente à une période d'éducation d'enfant au sens de sa législation nationale. Cette décision impose aux caisses de sécurité sociale françaises de ne pas refuser la majoration de pension au seul motif que l'allocation a été servie par un autre État membre.
12 mars 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule le rapport d'évaluation 2016 d'un agent de la BCE, jugeant que le supérieur hiérarchique direct n'était pas l'auteur compétent, et précise les conditions de la réaffectation et du refus de progression salariale en cas de congé de maladie. Il rappelle l'obligation pour l'administration de motiver ses décisions et de ne pas commettre d'erreur manifeste d'appréciation dans l'évaluation des performances.
12 mars 2020
Cet arrêt du Tribunal de l'UE, rendu dans une affaire de fonction publique opposant un agent à la Banque centrale européenne (BCE), précise les conditions de validité d'un rapport d'évaluation et d'une décision de refus de progression salariale. Il rappelle que l'auteur du rapport doit être compétent et que l'administration ne peut commettre d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en lien avec un congé de maladie et une réaffectation. La décision clarifie ainsi les obligations de la BCE en matière d'évaluation et de rémunération de son personnel.
12 mars 2020
L'arrêt de la Cour (C-832/18) précise que le droit à indemnisation prévu par le règlement (CE) n° 260/2004 peut être invoqué à plusieurs reprises lorsqu'un passeur subit un retard ou une annulation non seulement sur son vol initial, mais aussi sur le vol de réacheminement proposé par le transporteur. La Cour juge que la notion de « circonstances extraordinaires » ne couvre pas les défaillances techniques inhérentes à l'entretien normal d'un avion, même si la pièce défectueuse est qualifiée de « on condition » (pièce dont la durée de vie est prolongée sous condition).
12 mars 2020
Cet arrêt de la CJUE précise que le droit d'accès à un avocat, garanti par l'article 3, paragraphe 2, de la directive 2013/48/UE, s'applique dès le stade de la comparution d'une personne devant une autorité judiciaire, y compris en cas de défaut de comparution. Il encadre strictement les dérogations à ce droit et souligne leur articulation avec le droit à un procès équitable et à une protection juridictionnelle effective (article 47 de la Charte).
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit d'accès à un avocat, garanti par l'article 3, paragraphe 2, de la directive 2013/48/UE, s'applique dès le premier interrogatoire de police, y compris en cas de défaut de comparution de la personne concernée. Les dérogations à ce droit doivent être strictement interprétées et ne peuvent porter atteinte au droit à un procès équitable et à une protection juridictionnelle effective, consacré par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux. Cet arrêt précise ainsi les garanties procédurales minimales applicables aux suspects dans le cadre des enquêtes pénales transfrontalières.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, sous b), du règlement (CE) n° 883/2004, relatif au principe d'assimilation des faits. Elle juge qu'un État membre doit prendre en compte, pour le calcul d'une majoration de pension de vieillesse, une allocation d'éducation versée pour un enfant handicapé dans un autre État membre, comme s'il s'agissait d'une prestation similaire de son propre régime. Cette décision impose aux caisses de retraite françaises de reconnaître les périodes d'éducation d'enfants handicapés accomplies dans un autre État membre pour l'octroi de droits à pension.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que le droit d'accès à un avocat prévu par la directive 2013/48/UE s'applique dès le début de la procédure pénale, y compris en cas de défaut de comparution de la personne poursuivie. Elle encadre strictement les dérogations à ce droit, qui ne peuvent être justifiées par la seule absence de l'intéressé, et rappelle que ce droit est une composante essentielle du droit à un procès équitable et à une protection juridictionnelle effective garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la vente en ligne de cartes de réduction pour des transports de passagers, comme la carte BahnCard, constitue un contrat de service relevant de la directive 2011/83/UE relative aux droits des consommateurs. Elle précise que l'exception prévue pour les contrats de transport de passagers (article 3, paragraphe 3, sous k)) ne s'applique pas à ces cartes, car elles ne portent pas directement sur un service de transport mais sur un droit à des réductions futures. Par conséquent, le professionnel doit informer le consommateur de son droit de rétractation avant la conclusion du contrat en ligne.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les cartes de réduction pour des transports de passagers, comme la "BahnCard", ne constituent pas un "contrat de service de transport" au sens de la directive 2011/83/UE. Par conséquent, l'exception au droit de rétractation prévue pour ces services ne s'applique pas, et le consommateur doit être informé de son droit de rétractation lors de la vente en ligne de telles cartes. Cette décision clarifie le champ d'application de la directive pour les contrats mixtes ou préparatoires aux services de transport.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'UE condamne l'Italie à une astreinte et au paiement d'une somme forfaitaire pour n'avoir pas exécuté un précédent arrêt constatant un manquement (C-576/18). Ce manquement concernait l'absence de récupération d'aides d'État illégales accordées au secteur hôtelier en Sardaigne. L'arrêt illustre le mécanisme de sanction prévu à l'article 260, paragraphe 2, TFUE en cas d'inexécution persistante d'une décision de la Cour.
12 mars 2020
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les cartes de réduction pour des transports de passagers, vendues en ligne, constituent des "contrats de services" au sens de la directive 2011/83/UE. Par conséquent, elles ne sont pas exclues du champ d'application de cette directive, contrairement aux contrats de transport eux-mêmes. Le consommateur doit donc être informé de son droit de rétractation lors de l'achat en ligne de telles cartes.
12 mars 2020
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne de clôturer l'enquête antidumping concernant les importations de produits plats laminés à chaud en provenance de Serbie, sans imposer de mesures. La Commission avait violé l'article 3, paragraphe 4, du règlement de base antidumping (2016/1036) en procédant à une évaluation cumulative erronée des effets des importations serbes avec celles d'autres pays, et n'avait pas fourni à Eurofer une information finale adéquate sur les faits et considérations essentiels, en méconnaissance de l'article 20, paragraphe 2, du même règlement. Cet arrêt rappelle l'obligation pour la Commission de motiver rigoureusement ses décisions de clôture et de respecter les droits procéduraux des plaignants dans les enquêtes antidumping.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, sous b), du règlement (CE) n° 883/2004, relatif au principe d'assimilation des faits. Elle juge qu'un État membre ne peut refuser de prendre en compte, pour le calcul d'une majoration de pension de vieillesse, une allocation d'éducation versée pour un enfant handicapé dans un autre État membre, au seul motif que cette prestation n'est pas soumise à des cotisations dans ce dernier État. Cette décision impose aux autorités françaises de traiter cette allocation étrangère comme un fait juridique équivalent à une période d'éducation d'enfant handicapé ouvrant droit à majoration de pension, sous réserve que les conditions matérielles de l'allocation soient comparables.
12 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, pour apprécier le caractère abusif d'une clause dans un contrat de prêt libellé en devise, le juge national doit prendre en compte l'ensemble des autres clauses du contrat, conformément à l'article 4, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE. Elle rappelle également que l'obligation d'examiner d'office le caractère abusif des clauses, prévue à l'article 6, paragraphe 1, impose au juge national d'étendre cet examen à toutes les clauses du contrat, et non à la seule clause contestée par le consommateur.
11 mars 2020
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise qu'une entreprise exploitant uniquement une ligne à haute tension transfrontalière assurant l'interconnexion de deux réseaux de transport nationaux doit être qualifiée de "gestionnaire de réseau de transport" au sens de la directive 2009/72. En conséquence, elle est soumise aux obligations du règlement (CE) n° 714/2009, notamment en ce qui concerne l'utilisation des recettes issues de l'attribution des capacités d'interconnexion, qui doivent être utilisées pour garantir la disponibilité effective de ces capacités ou pour réduire les tarifs de réseau.
11 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cet arrêt, les modalités de calcul et de recouvrement a posteriori des droits additionnels à l'importation de viande de volaille congelée originaire du Brésil, en application des règlements (CE) n° 1234/2007 et n° 1484/95. Elle clarifie le mécanisme de vérification du prix réel à l'importation et la méthode de calcul des droits additionnels, notamment en cas de doute sur la valeur déclarée. Cette décision a une portée directe pour les opérateurs français important des produits agricoles soumis à des droits additionnels, en encadrant strictement les conditions de leur recouvrement rétroactif par les autorités douanières.
11 mars 2020
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une entreprise exploitant exclusivement une ligne à haute tension transfrontalière reliant deux réseaux de transport nationaux doit être qualifiée de "gestionnaire de réseau de transport" au sens de la directive 2009/72. En conséquence, les recettes issues de l'attribution des capacités d'interconnexion de cette ligne sont soumises à l'obligation de l'article 16, paragraphe 6, du règlement (CE) n° 714/2009, qui impose leur utilisation pour garantir la disponibilité effective de la capacité ou pour réduire les tarifs de réseau. Cette décision précise le champ d'application des règles de gestion des interconnexions électriques transfrontalières.
11 mars 2020