Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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Résolution législative du Parlement européen du 9 juillet 2020 sur la position du Conseil en première lecture en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) n° 561/2006 en ce qui concerne les exigences minimales relatives aux durées maximales de conduite journalière et hebdomadaire et à la durée minimale des pauses et des temps de repos journalier et hebdomadaire, et le règlement (UE) n° 165/2014 en ce qui concerne la localisation au moyen de tachygraphes (05114/1/2020 — C9-0104/2020 — 2017/0122(COD))
Le Parlement européen a approuvé en première lecture la position du Conseil modifiant les règles sur les temps de conduite et de repos des conducteurs routiers. Ce règlement assouplit temporairement les obligations de pause et de repos pour les transports exceptionnels, tout en renforçant les exigences de localisation via les tachygraphes. Pour un professionnel du droit français, ce texte harmonise les dérogations aux durées maximales de conduite et aux temps de repos, avec un impact direct sur le contrôle du respect de la réglementation sociale dans les transports routiers.
9 juillet 2020
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Rapport sur la politique de concurrence 2019
Ce rapport de la Commission européenne dresse le bilan de la politique de concurrence menée en 2019. Il détaille les actions en matière de contrôle des concentrations, d'ententes et d'abus de position dominante, ainsi que le contrôle des aides d'État. Pour un praticien français, il offre une vision stratégique des priorités de la Commission, notamment dans les secteurs numériques et de l'énergie, et sert de référence pour anticiper l'évolution de la pratique décisionnelle européenne.
9 juillet 2020
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Se préparer aux changements Communication sur la préparation à la fin de la période de transition entre l’Union européenne et le Royaume-Uni
Cette communication de la Commission européenne, publiée en juillet 2020, vise à préparer les parties prenantes et les États membres à la fin de la période de transition post-Brexit, fixée au 31 décembre 2020. Elle rappelle les conséquences juridiques et pratiques de cette échéance, notamment la perte automatique des droits découlant du droit de l'Union pour le Royaume-Uni en tant qu'État tiers, et insiste sur la nécessité pour les acteurs économiques et les citoyens de se préparer aux nouvelles formalités douanières, réglementaires et administratives. Pour un professionnel du droit français, ce texte sert de guide non normatif mais essentiel pour anticiper les ruptures juridiques dans les relations avec le Royaume-Uni.
9 juillet 2020
Affaire C-452/18: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 9 juillet 2020 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Primera Instancia e Instrucción n° 3 de Teruel — Espagne) — XZ / Ibercaja Banco, SA [Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Contrat de prêt hypothécaire – Clause de limitation de la variabilité du taux d’intérêt (clause dite «plancher») – Contrat de novation – Renonciation aux actions en justice contre les clauses d’un contrat – Absence de caractère contraignant]
Dans l'affaire C-452/18, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de validité d'une renonciation, par un consommateur, à invoquer le caractère abusif d'une clause « plancher » dans un contrat de prêt hypothécaire, après la conclusion d'un contrat de novation. La Cour juge qu'une telle renonciation n'est pas contraignante si elle résulte d'un manque d'information du consommateur sur le caractère abusif de la clause initiale et sur ses droits. Cet arrêt renforce la protection des consommateurs en empêchant les professionnels de contourner l'effet de la directive 93/13/CEE par des accords de novation conclus sans transparence.
9 juillet 2020
Affaire C-575/18 P: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 9 juillet 2020 — République tchèque / Commission européenne (Pourvoi – Ressources propres de l’Union européenne – Responsabilité financière des États membres – Demande de dispense de mise à disposition de ressources propres – Recours en annulation – Recevabilité – Lettre de la Commission européenne – Notion d’«acte attaquable» – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Protection juridictionnelle effective – Recours fondé sur un enrichissement sans cause de l’Union)
La Cour de justice confirme que la lettre par laquelle la Commission refuse de dispenser un État membre de mettre à disposition des ressources propres traditionnelles (notamment des droits de douane) ne constitue pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, car elle ne produit pas d'effets juridiques obligatoires. En conséquence, le recours en annulation formé par la République tchèque contre ce refus est irrecevable, la protection juridictionnelle effective de l'État membre devant s'exercer dans le cadre de la procédure contentieuse relative à l'établissement de sa dette.
9 juillet 2020
Affaires jointes C-698/18 et C-699/18: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 9 juillet 2020 (demandes de décision préjudicielle du Tribunalul Specializat Mureş — Roumanie) — SC Raiffeisen Bank SA / JB (C-698/18), BRD Groupe Société Générale SA / KC (C-699/18) (Renvoi préjudiciel – Directive 93/13/CEE – Contrat de crédit portant sur un prêt personnel – Contrat intégralement exécuté – Constatation du caractère abusif des clauses contractuelles – Action en restitution des montants indûment payés sur le fondement d’une clause abusive – Modalités judiciaires – Action en justice de droit commun imprescriptible – Action en justice de droit commun personnelle, patrimoniale et prescriptible – Point de départ du délai de prescription – Moment objectif de la connaissance par le consommateur de l’existence d’une clause abusive)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui soumet l'action en restitution des sommes indûment versées en exécution d'une clause abusive à un délai de prescription qui court à compter de la conclusion du contrat ou de l'exécution intégrale de celui-ci, sans que le consommateur ait eu connaissance du caractère abusif de la clause. En effet, un tel délai rend excessivement difficile l'exercice des droits conférés par la directive 93/13/CEE, en privant le consommateur d'un délai raisonnable pour agir en connaissance de cause. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier que le point de départ de la prescription de l'action en restitution consécutive à l'annulation d'une clause abusive est fixé au moment où le consommateur a pu raisonnablement connaître le caractère abusif de la clause, et non à la date du contrat ou de son exécution.
9 juillet 2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 9 juillet 2020.#République tchèque contre Commission européenne.#Pourvoi – Ressources propres de l’Union européenne – Responsabilité financière des États membres – Demande de dispense de mise à disposition de ressources propres – Recours en annulation – Recevabilité – Lettre de la Commission européenne – Notion d’“acte attaquable” – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Protection juridictionnelle effective – Recours fondé sur un enrichissement sans cause de l’Union.#Affaire C-575/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, rejette le pourvoi de la République tchèque contre la décision de la Commission refusant de la dispenser de mettre à disposition des ressources propres traditionnelles (droits de douane). L'arrêt précise qu'une lettre de la Commission rejetant une demande de dispense constitue un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, garantissant ainsi un contrôle juridictionnel effectif. Il confirme également que l'Union ne peut être tenue pour responsable sur le fondement de l'enrichissement sans cause lorsque les ressources propres n'ont pas été perçues en raison d'une erreur imputable aux autorités nationales.
9 juillet 2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 9 juillet 2020.#Santen SAS contre Directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la cour d'appel de Paris.#Renvoi préjudiciel – Médicament à usage humain – Certificat complémentaire de protection pour les médicaments – Règlement (CE) no 469/2009 – Article 3, sous d) – Conditions d’octroi d’un certificat – Obtention de la première autorisation de mise sur le marché du produit en tant que médicament – Autorisation de mise sur le marché d’une nouvelle application thérapeutique d’un principe actif connu.#Affaire C-673/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'obtention d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour un principe actif connu, lorsqu'une nouvelle application thérapeutique est autorisée. Elle juge que l'article 3, sous d), du règlement (CE) n° 469/2009 s'oppose à ce qu'un CCP soit délivré pour ce principe actif si celui-ci a déjà fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) antérieure pour une autre indication thérapeutique. Ainsi, seule la première AMM du principe actif, quelle que soit l'indication, sert de référence pour le calcul de la durée du CCP.
9 juillet 2020
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 9 juillet 2020.#SC Raiffeisen Bank SA contre JB et BRD Groupe Société Générale SA contre KC.#Renvoi préjudiciel – Directive 93/13/CEE – Contrat de crédit portant sur un prêt personnel – Contrat intégralement exécuté – Constatation du caractère abusif des clauses contractuelles – Action en restitution des montants indûment payés sur le fondement d’une clause abusive – Modalités judiciaires – Action en justice de droit commun imprescriptible – Action en justice de droit commun personnelle, patrimoniale et prescriptible – Point de départ du délai de prescription – Moment objectif de la connaissance par le consommateur de l’existence d’une clause abusive.#Affaires jointes C-698/18 et C-699/18.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union (directive 93/13) ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui soumet l'action en restitution des sommes versées au titre d'une clause abusive à un délai de prescription, à condition que ce délai ne rende pas l'exercice du droit impossible en pratique. Ce délai doit courir à partir du moment où le consommateur a eu connaissance du caractère abusif de la clause, et non à partir de la conclusion du contrat ou de son exécution intégrale.
9 juillet 2020
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 juillet 2020.#CT contre Administraţia Judeţeană a Finanţelor Publice Caraş-Severin – Serviciul Inspecţie Persoane Fizice et Direcţia Generală Regională a Finanţelor Publice Timişoara – Serviciul Soluţionare Contestaţii 1.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 288, premier alinéa, point 4 – Régime particulier des petites entreprises – Méthode de calcul du chiffre d’affaires annuel servant de référence pour l’application du régime particulier des petites entreprises – Notion d’“opération immobilière accessoire” – Location d’un bien immobilier par une personne physique exerçant plusieurs professions libérales.#Affaire C-716/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion d'"opération immobilière accessoire" au sens de l'article 288, premier alinéa, point 4, de la directive TVA, pour le calcul du chiffre d'affaires annuel servant de référence à l'application du régime des petites entreprises. La Cour juge que la location d'un bien immobilier par une personne physique exerçant plusieurs professions libérales peut constituer une telle opération accessoire, à condition qu'elle ne représente qu'une part limitée de son activité économique globale et qu'elle n'utilise qu'une faible partie de ses ressources. Cette interprétation a une incidence directe sur la détermination du seuil d'exonération de TVA pour les assujettis mixtes en droit français.
9 juillet 2020
Résolution législative du Parlement européen du 9 juillet 2020 sur la position du Conseil en première lecture en vue de l’adoption du règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant les règlements (CE) n° 1071/2009, (CE) n° 1072/2009 et (UE) n° 1024/2012 en vue de les adapter aux évolutions du secteur du transport par route (05115/1/2020 — C9-0105/2020 — 2017/0123(COD))
Le Parlement européen a approuvé en première lecture la position du Conseil modifiant les règlements (CE) n° 1071/2009, (CE) n° 1072/2009 et (UE) n° 1024/2012 pour adapter le secteur du transport routier aux évolutions récentes. Ce texte vise notamment à renforcer les règles sur le détachement des conducteurs, le cabotage et l'accès à la profession, tout en améliorant les conditions sociales et de concurrence dans le transport routier européen. Pour un professionnel du droit français, cette résolution confirme l'adoption imminente de nouvelles obligations pour les transporteurs, avec un impact direct sur la gestion des opérations transfrontalières et le contrôle des temps de conduite.
9 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 8 juillet 2020.#Glimarpol sp. z o.o. contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Dessin ou modèle communautaire – Procédure de nullité – Dessin ou modèle communautaire enregistré représentant un outil pneumatique – Dessin ou modèle antérieur – Preuve de la divulgation – Article 7 du règlement (CE) no 6/2002 – Motif de nullité – Caractère individuel – Impression globale différente – Article 6, paragraphe 1, sous b), du règlement no 6/2002.#Affaire T-748/18.
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 8 juillet 2020 (affaire T-748/18) précise les conditions de preuve de la divulgation d'un dessin ou modèle antérieur au sens de l'article 7 du règlement n° 6/2002. Il rappelle que pour apprécier le caractère individuel d'un dessin ou modèle communautaire, l'impression globale qu'il produit sur l'utilisateur averti doit être différente de celle produite par tout dessin ou modèle antérieur divulgué. En l'espèce, le Tribunal a confirmé la nullité du dessin représentant un outil pneumatique en raison de l'absence de caractère individuel, l'impression globale étant similaire à celle du modèle antérieur.
8 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 8 juillet 2020.#Securitec contre Commission européenne.#Marchés publics de services – Procédure d’appel d’offres – Maintenance des installations de sécurité dans les bâtiments occupés et/ou gérés par la Commission européenne en Belgique et au Luxembourg – Rejet de l’offre d’un soumissionnaire – Attribution du marché à un autre soumissionnaire – Critères de sélection – Illégalité d’une clause du cahier des charges – Égalité de traitement.#Affaire T-661/18.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne d'attribuer un marché de maintenance de sécurité, au motif que le cahier des charges imposait un critère de sélection illégal (exigence d'un nombre minimal de techniciens sans lien avec l'objet du marché). La violation du principe d'égalité de traitement est retenue, car cette clause a restreint la concurrence en favorisant certains opérateurs. Pour un professionnel français, cette décision rappelle l'importance de vérifier que les critères de sélection dans les marchés publics sont strictement proportionnés et liés à la capacité technique nécessaire à l'exécution du contrat.
8 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre élargie) du 8 juillet 2020.#CA Consumer Finance contre Banque centrale européenne.#Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Article 18, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1024/2013 – Sanction pécuniaire administrative infligée par la BCE à un établissement de crédit – Article 26, paragraphe 3, premier alinéa, du règlement (UE) no 575/2013 – Violation continue des exigences de fonds propres – Infraction par négligence – Droits de la défense – Montant de la sanction – Obligation de motivation.#Affaire T-578/18.
Le Tribunal de l'UE annule partiellement la sanction pécuniaire infligée par la BCE à CA Consumer Finance pour violation continue des exigences de fonds propres (ratio de levier). Il précise que la BCE doit démontrer le caractère intentionnel ou négligent de l'infraction et motiver le montant de la sanction, notamment en tenant compte de la gravité et de la durée de la violation.
8 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre élargie) du 8 juillet 2020.#Crédit agricole Corporate and Investment Bank contre Banque centrale européenne.#Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Article 18, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1024/2013 – Sanction pécuniaire administrative infligée par la BCE à un établissement de crédit – Article 26, paragraphe 3, premier alinéa, du règlement (UE) no 575/2013 – Violation continue des exigences de fonds propres – Infraction par négligence – Droits de la défense – Montant de la sanction – Obligation de motivation.#Affaire T-577/18.
Le Tribunal de l'UE a annulé la sanction pécuniaire de 4,3 millions d'euros infligée par la BCE à Crédit Agricole Corporate and Investment Bank pour violation continue des exigences de fonds propres (ratio de levier), estimant que la BCE n'avait pas suffisamment motivé le montant de la sanction. L'arrêt précise que la BCE doit démontrer le caractère intentionnel ou négligent de l'infraction et justifier le quantum de la pénalité au regard de la durée et de la gravité de la violation.
8 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 8 juillet 2020.#Neda Industrial Group contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire – Gel des fonds – Maintien du nom de la partie requérante sur les listes des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Obligation de motivation – Erreur de droit – Erreur d’appréciation – Modulation dans le temps des effets d’une annulation.#Affaire T-490/18.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Neda Industrial Group contre le Conseil, qui visait l'annulation des actes maintenant son nom sur les listes de gel des fonds dans le cadre des mesures restrictives contre l'Iran. Le Tribunal a jugé que la motivation était suffisante et que le Conseil n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que la société était impliquée dans la prolifération nucléaire. L'arrêt confirme ainsi la légalité du maintien des sanctions financières ciblées à l'encontre de l'entité requérante.
8 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 8 juillet 2020.#Neda Industrial Group contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises à l’encontre de l’Iran dans le but d’empêcher la prolifération nucléaire – Gel des fonds – Maintien du nom de la partie requérante sur les listes des personnes, entités et organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Obligation de motivation – Erreur de droit – Erreur d’appréciation – Modulation dans le temps des effets d’une annulation.#Affaire T-490/18.
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision du Conseil maintenant le nom de Neda Industrial Group sur la liste des personnes et entités soumises au gel des fonds en raison de la prolifération nucléaire iranienne. L'annulation est prononcée pour défaut de motivation et erreur d'appréciation, le Conseil n'ayant pas démontré que l'entité était impliquée dans des activités nucléaires sensibles après 2016. Les effets de l'annulation sont modulés dans le temps pour permettre au Conseil de se conformer à l'arrêt.
8 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre élargie) du 8 juillet 2020.#BRF SA et SHB Comércio e Indústria de Alimentos SA contre Commission européenne.#Santé publique – Règles spécifiques d’organisation des contrôles officiels concernant les produits d’origine animale destinés à la consommation humaine – Modification de la liste des établissements des pays tiers en provenance desquels les importations de certains produits d’origine animale sont autorisées, pour ce qui concerne certains établissements situés au Brésil – Article 12, paragraphe 4, sous c), du règlement (CE) no 854/2004 – Comitologie – Obligation de motivation – Droits de la défense – Pouvoirs de la Commission – Égalité de traitement – Proportionnalité.#Affaire T-429/18.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de deux entreprises brésiliennes contestant leur retrait de la liste des établissements autorisés à exporter des produits d'origine animale vers l'UE, décidé par la Commission en raison de manquements aux contrôles officiels brésiliens. L'arrêt confirme que la Commission dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour protéger la santé publique et peut, sans violer les droits de la défense, retirer un établissement de la liste sur le fondement de l'article 12, paragraphe 4, sous c), du règlement (CE) n° 854/2004, dès lors que les autorités compétentes du pays tiers ne garantissent plus le respect des normes sanitaires. Cette décision précise les conditions de la comitologie et les limites du contrôle juridictionnel en matière de sécurité sanitaire des denrées alimentaires importées.
8 juillet 2020
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre élargie) du 8 juillet 2020.#VQ contre Banque centrale européenne.#Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Article 18, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1024/2013 – Sanction pécuniaire administrative imposée par la BCE à un établissement de crédit pour violation de l’article 77, sous a), du règlement (UE) no 575/2013 – Modalités de publication sur le site Internet de la BCE – Article 18, paragraphe 6, du règlement no 1024/2013 et article 132, paragraphe 1, du règlement (UE) no 468/2014.#Affaire T-203/18.
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de publier sur son site internet une sanction pécuniaire administrative infligée à un établissement de crédit, au motif que cette publication ne respectait pas les conditions de proportionnalité et de protection des données prévues à l'article 18, paragraphe 6, du règlement (UE) n° 1024/2013. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites du pouvoir de sanction de la BCE en matière de surveillance prudentielle, notamment l'obligation de motiver spécifiquement la nécessité d'une publication nominative et non anonymisée de la sanction.
8 juillet 2020
Jurisprudence CJUE — 62018TJ0203
8 juillet 2020