Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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23 166Autres
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165 048Par année
Affaire C-576/18: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 12 mars 2020 — Commission européenne / République italienne (Manquement d’État – Arrêt de la Cour constatant un manquement – Inexécution – Récupération des aides illégales octroyées au secteur hôtelier en Sardaigne – Article 260, paragraphe 2, TFUE – Sanctions pécuniaires – Astreinte et somme forfaitaire)
La Cour de justice de l'UE condamne l'Italie à une astreinte et au paiement d'une somme forfaitaire pour n'avoir pas exécuté un précédent arrêt constatant un manquement (C-576/18). Ce manquement concernait l'absence de récupération d'aides d'État illégales accordées au secteur hôtelier en Sardaigne. L'arrêt illustre le mécanisme de sanction prévu à l'article 260, paragraphe 2, TFUE en cas d'inexécution persistante d'une décision de la Cour.
12 mars 2020
Affaire C-583/18: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 mars 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Oberlandesgericht Frankfurt am Main — Allemagne) — Verbraucherzentrale Berlin eV / DB Vertrieb GmbH (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 2011/83/UE – Champ d’application – Contrat de service – Article 2, point 6 – Contrat portant sur les services de transport de passagers – Article 3, paragraphe 3, sous k) – Cartes conférant le droit de bénéficier de réductions de prix lors de la conclusion ultérieure de contrats de transport de passagers – Vente en ligne de telles cartes sans information du consommateur relative au droit de rétractation)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les cartes de réduction pour des transports de passagers, vendues en ligne, constituent des "contrats de services" au sens de la directive 2011/83/UE. Par conséquent, elles ne sont pas exclues du champ d'application de cette directive, contrairement aux contrats de transport eux-mêmes. Le consommateur doit donc être informé de son droit de rétractation lors de l'achat en ligne de telles cartes.
12 mars 2020
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9646 — Macquarie/Aberdeen/Pentacom/JV) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 99/02
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant la création d'une entreprise commune par Macquarie, Aberdeen et Pentacom. Cette opération, examinée dans le cadre du règlement européen sur les concentrations, est autorisée car elle ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs sur le marché pertinent. Le texte, publié au Journal officiel, confirme la compatibilité de l'opération avec le marché intérieur et l'EEE.
12 mars 2020
Affaire T-901/16: Arrêt du Tribunal du 12 mars 2020 — Elche Club de Fútbol/Commission («Aides d’État – Aides octroyées par l’Espagne en faveur de certains clubs de football professionnel – Garantie – Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur – Bénéficiaire indirect – Imputabilité à l’État – Avantage – Critère de l’investisseur privé»)
L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-901/16) du 12 mars 2020 annule partiellement la décision de la Commission concernant les aides d'État espagnoles aux clubs de football professionnel. Le Tribunal précise les conditions de qualification d'un bénéficiaire indirect d'une aide et réaffirme l'importance du critère de l'investisseur privé en économie de marché pour apprécier l'existence d'un avantage. Cette décision clarifie la notion d'imputabilité à l'État et les limites de l'interdiction des aides publiques dans le secteur sportif.
12 mars 2020
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 12 mars 2020.#Elche Club de Fútbol, SAD contre Commission européenne.#Aides d’État – Aides octroyées par l’Espagne en faveur de certains clubs de football professionnel – Garantie – Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur – Bénéficiaire indirect – Imputabilité à l’État – Avantage – Critère de l’investisseur privé.#Affaire T-901/16.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la qualification d'aide d'État illégale pour une garantie publique accordée par les autorités espagnoles au club de football Elche. Il précise les critères d'imputabilité à l'État et d'avantage économique, notamment en appliquant le critère de l'investisseur privé en économie de marché pour écarter la compatibilité de la mesure. Pour un professionnel du droit français, cette décision renforce la rigueur dans l'analyse des garanties publiques comme aides d'État, en insistant sur la nécessité de démontrer que l'État n'a pas agi comme un opérateur privé.
12 mars 2020
Jurisprudence CJUE — 62016TJ0732
12 mars 2020
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 12 mars 2020.#Valencia Club de Fútbol, SAD contre Commission européenne.#Aides d’État – Aides octroyées par l’Espagne en faveur de certains clubs de football professionnel – Garantie – Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur – Avantage – Entreprise en difficulté – Critère de l’investisseur privé – Lignes directrices pour les aides d’État au sauvetage et à la restructuration des entreprises en difficulté – Montant de l’aide – Bénéficiaire de l’aide – Principe de non-discrimination – Obligation de motivation.#Affaire T-732/16.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du Valencia Club de Fútbol contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible les garanties publiques accordées par l'Institut Valencien de Finances. Il confirme que ces garanties constituaient un avantage économique au sens de l'article 107 TFUE, car le club était une entreprise en difficulté et ne pouvait obtenir un tel financement aux conditions du marché, et que le critère de l'investisseur privé n'était pas rempli.
12 mars 2020
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 12 mars 2020.#Elche Club de Fútbol, SAD contre Commission européenne.#Aides d’État – Aides octroyées par l’Espagne en faveur de certains clubs de football professionnel – Garantie – Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur – Bénéficiaire indirect – Imputabilité à l’État – Avantage – Critère de l’investisseur privé.#Affaire T-901/16.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours du club de football Elche contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État incompatible une garantie publique accordée par l'Institut Valencien de Finances. L'arrêt précise les conditions d'imputabilité à l'État et d'identification du bénéficiaire indirect d'une aide, et confirme l'application du critère de l'investisseur privé en économie de marché aux garanties publiques.
12 mars 2020
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9710 — Bertelsmann/Penguin Random House) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 98/03
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée concernant l'acquisition du contrôle exclusif de Penguin Random House par Bertelsmann. Cette décision, prise dans le cadre du règlement européen sur les concentrations, autorise l'opération après avoir conclu qu'elle ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs sur le marché pertinent de l'édition de livres. Le texte, qui présente un intérêt pour l'EEE, constitue un acte préparatoire officialisant la compatibilité de cette fusion avec le marché intérieur.
12 mars 2020
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 mars 2020.#Eurofer, Association Européenne de l'Acier, AISBL contre Commission européenne.#Dumping – Importation de produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés originaires du Brésil, d’Iran, de Russie, de Serbie et d’Ukraine – Clôture de la procédure concernant les importations originaires de Serbie – Détermination de l’existence d’un préjudice – Évaluation cumulative des effets des importations en provenance de plus d’un pays – Article 3, paragraphe 4, du règlement (UE) 2016/1036 – Clôture de la procédure sans institution de mesures – Article 9, paragraphe 2, du règlement 2016/1036 – Information finale sur les faits et considérations essentiels sur la base desquels il est envisagé de recommander l’institution de mesures définitives ou la clôture d’une enquête ou d’une procédure sans institution de mesures – Article 20, paragraphe 2, du règlement 2016/1036.#Affaire T-835/17.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission européenne de clore l'enquête antidumping concernant les importations de produits sidérurgiques originaires de Serbie. Le Tribunal juge que la Commission a violé le règlement de base antidumping (2016/1036) en procédant à une évaluation cumulative erronée du préjudice et en ne fournissant pas une information finale adéquate à Eurofer. Cette décision précise les conditions strictes de l'évaluation cumulative des importations et les obligations procédurales de la Commission en matière de transparence et de motivation.
12 mars 2020
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 12 mars 2020.#Eurofer, Association Européenne de l'Acier, AISBL contre Commission européenne.#Dumping – Importation de produits plats laminés à chaud en fer, en aciers non alliés ou en autres aciers alliés originaires du Brésil, d’Iran, de Russie, de Serbie et d’Ukraine – Clôture de la procédure concernant les importations originaires de Serbie – Détermination de l’existence d’un préjudice – Évaluation cumulative des effets des importations en provenance de plus d’un pays – Article 3, paragraphe 4, du règlement (UE) 2016/1036 – Clôture de la procédure sans institution de mesures – Article 9, paragraphe 2, du règlement 2016/1036 – Information finale sur les faits et considérations essentiels sur la base desquels il est envisagé de recommander l’institution de mesures définitives ou la clôture d’une enquête ou d’une procédure sans institution de mesures – Article 20, paragraphe 2, du règlement 2016/1036.#Affaire T-835/17.
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission européenne de clôturer l'enquête antidumping concernant les importations de produits plats laminés à chaud en provenance de Serbie, sans imposer de mesures. La Commission avait violé l'article 3, paragraphe 4, du règlement de base antidumping (2016/1036) en procédant à une évaluation cumulative erronée des effets des importations serbes avec celles d'autres pays, et n'avait pas fourni à Eurofer une information finale adéquate sur les faits et considérations essentiels, en méconnaissance de l'article 20, paragraphe 2, du même règlement. Cet arrêt rappelle l'obligation pour la Commission de motiver rigoureusement ses décisions de clôture et de respecter les droits procéduraux des plaignants dans les enquêtes antidumping.
12 mars 2020
Affaire C-659/18: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 12 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de Instrucción n° 4 de Badalona — Espagne) — procédure pénale contre VW (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2013/48/UE – Article 3, paragraphe 2 – Droit d’accès à un avocat – Circonstances dans lesquelles le droit d’accès à un avocat doit être garanti – Défaut de comparution – Dérogations au droit d’accès à un avocat – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à une protection juridictionnelle effective)
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que le droit d'accès à un avocat prévu par la directive 2013/48/UE s'applique dès le début de la procédure pénale, y compris en cas de défaut de comparution de la personne poursuivie. Elle encadre strictement les dérogations à ce droit, qui ne peuvent être justifiées par la seule absence de l'intéressé, et rappelle que ce droit est une composante essentielle du droit à un procès équitable et à une protection juridictionnelle effective garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux.
12 mars 2020
Affaire C-769/18: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2020 (demande de décision préjudicielle de la Cour de cassation — France) — Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail d’Alsace-Moselle / SJ, Ministre chargé de la Sécurité sociale [Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale des travailleurs migrants – Règlement (CE) no 883/2004 – Article 5, sous b) – Majoration du taux de la pension de vieillesse – Prise en compte d’une allocation versée pour l’éducation d’un enfant handicapé dans un autre État membre – Principe d’assimilation des faits]
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, sous b), du règlement (CE) n° 883/2004, relatif au principe d'assimilation des faits. Elle juge qu'un État membre doit prendre en compte, pour le calcul d'une majoration de pension de vieillesse, une allocation d'éducation versée pour un enfant handicapé dans un autre État membre, comme s'il s'agissait d'une prestation similaire de son propre régime. Cette décision impose aux caisses de retraite françaises de reconnaître les périodes d'éducation d'enfants handicapés accomplies dans un autre État membre pour l'octroi de droits à pension.
12 mars 2020
Affaire C-832/18: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2020 (demande de décision préjudicielle du Helsingin hovioikeus — Finlande) — A e.a. / Finnair Oyj [Renvoi préjudiciel – Transport aérien – Règlement (CE) no 261/2004 – Articles 5 et 7 – Droit à indemnisation en cas de retard ou d’annulation d’un vol – Droit à indemnisation à plusieurs reprises en cas de retard ou d’annulation frappant non seulement la réservation d’origine, mais aussi la réservation suivante faite dans le cadre d’un réacheminement – Portée – Exonération de l’obligation d’indemnisation – Notion de «circonstances extraordinaires» – Pièce dite «on condition» – Défaillances techniques inhérentes à l’entretien d’un avion]
L'arrêt de la Cour (C-832/18) précise que le droit à indemnisation prévu par le règlement (CE) n° 260/2004 peut être invoqué à plusieurs reprises lorsqu'un passeur subit un retard ou une annulation non seulement sur son vol initial, mais aussi sur le vol de réacheminement proposé par le transporteur. La Cour juge que la notion de « circonstances extraordinaires » ne couvre pas les défaillances techniques inhérentes à l'entretien normal d'un avion, même si la pièce défectueuse est qualifiée de « on condition » (pièce dont la durée de vie est prolongée sous condition).
12 mars 2020
Arrêt CJUE — 62018CC0575
12 mars 2020
Publication d’une communication relative à l’approbation d’une modification standard concernant le cahier des charges d’une dénomination dans le secteur vitivinicole visée à l’article 17, paragraphes 2 et 3, du règlement délégué (UE) 2019/33 de la Commission 2020/C 82/07
Cette communication officialise l'approbation d'une modification standard du cahier des charges d'une appellation viticole, conformément au règlement délégué (UE) 2019/33. Elle constitue une formalité de publication au Journal officiel de l'Union européenne, rendant opposable aux tiers la modification approuvée. Pour le praticien français, ce type d'acte atteste de la mise en conformité réglementaire d'une dénomination d'origine protégée (AOP) ou d'une indication géographique protégée (IGP) viticole.
12 mars 2020
Notification préalable d’une concentration Affaire M.9679 — United Group/Bulgarian Telecommunications Company (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 82/06
La Commission européenne a été notifiée d'un projet de concentration par lequel United Group (Chypre) acquiert le contrôle exclusif de Bulgarian Telecommunications Company (Bulgarie). Cette opération est examinée au regard du règlement européen sur les concentrations, avec une portée potentielle sur le marché européen via l'EEE. Le texte constitue une notification préalable invitant les tiers intéressés à présenter leurs observations.
12 mars 2020
Avis d’expiration prochaine de certaines mesures antidumping 2020/C 82/05
Cet avis annonce l'expiration prochaine de mesures antidumping spécifiques, invitant les parties intéressées à présenter un réexamen avant l'échéance. Il permet aux producteurs de l'Union de demander le maintien des droits si la suppression des mesures risque de réintroduire un préjudice. Pour un praticien français, ce texte constitue un signal procédural crucial pour anticiper la fin de la protection commerciale sur certains produits importés.
12 mars 2020
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 12 mars 2020.#Commission européenne contre République italienne.#Manquement d’État – Arrêt de la Cour constatant un manquement – Inexécution – Récupération des aides illégales octroyées au secteur hôtelier en Sardaigne – Article 260, paragraphe 2, TFUE – Sanctions pécuniaires – Astreinte et somme forfaitaire.#Affaire C-576/18.
La Cour de justice de l'Union européenne condamne l'Italie pour inexécution d'un précédent arrêt (C-200/11) constatant un manquement lié à la non-récupération d'aides d'État illégales accordées au secteur hôtelier en Sardaigne. En application de l'article 260, paragraphe 2, TFUE, elle impose une astreinte et une somme forfaitaire à l'Italie. Cette décision rappelle l'obligation impérative pour les États membres de récupérer sans délai les aides incompatibles avec le marché intérieur, sous peine de sanctions financières.
12 mars 2020
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2020.#Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail d’Alsace-Moselle contre SJ et Ministre chargé de la Sécurité sociale.#Renvoi préjudiciel – Sécurité sociale des travailleurs migrants – Règlement (CE) no 883/2004 – Article 5, sous b) – Majoration du taux de la pension de vieillesse – Prise en compte d’une allocation versée pour l’éducation d’un enfant handicapé dans un autre État membre – Principe d’assimilation des faits.#Affaire C-769/18.
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 5, sous b), du règlement (CE) n° 883/2004, relatif au principe d'assimilation des faits. Elle juge qu'un État membre ne peut refuser de prendre en compte, pour le calcul d'une majoration de pension de vieillesse, une allocation d'éducation versée pour un enfant handicapé dans un autre État membre, au seul motif que cette prestation n'est pas soumise à des cotisations dans ce dernier État. Cette décision impose aux autorités françaises de traiter cette allocation étrangère comme un fait juridique équivalent à une période d'éducation d'enfant handicapé ouvrant droit à majoration de pension, sous réserve que les conditions matérielles de l'allocation soient comparables.
12 mars 2020