5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
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45 476Versions consolidées des textes
28 358Propositions · Communications · Initiatives
82 725Accord international · PESC · Traité
22 929Budget · Avis · Résolution · Divers
163 013La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 12 de la directive 2011/98/UE s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le droit aux prestations familiales d'un travailleur titulaire d'un permis unique à la justification de l'entrée régulière de ses enfants mineurs sur le territoire. Cette disposition garantit en effet un droit à l'égalité de traitement en matière de sécurité sociale, y compris les prestations familiales, sans qu'une telle condition puisse être imposée.
19 décembre 2024
L'arrêt précise les conditions dans lesquelles une contribution en nature, telle qu'un terrain et ses constructions, peut être considérée comme une dépense éligible au titre du FEAMP. La Cour indique que cette éligibilité est subordonnée à l'existence d'un lien direct et vérifiable entre la contribution et l'opération de modernisation financée, ainsi qu'au respect du principe de bonne gestion financière. Cette interprétation s'applique dans le cadre des règles communes pour les fonds structurels et d'investissement européens.
19 décembre 2024
Cet arrêt interprète la notion de "personne qui se présente comme producteur" au sens de la directive sur la responsabilité du fait des produits défectueux. La Cour précise qu'un fournisseur peut être considéré comme tel, et donc tenu responsable comme le producteur, lorsque son nom coïncide partiellement avec celui du fabricant et avec la marque apposée sur le produit, si cela est susceptible de créer une confusion chez le consommateur quant à l'identité du producteur réel. Cette interprétation élargit le cercle des responsables potentiels pour renforcer la protection des victimes.
19 décembre 2024
Cet arrêt précise les conditions de la responsabilité de l'État pour violation du droit de l'Union par une juridiction suprême. La Cour estime qu'un État membre ne peut se soustraire à cette responsabilité en invoquant l'immunité juridictionnelle de sa juridiction de dernier ressort, lorsque celle-ci a statué en méconnaissance du droit à un procès équitable. L'arrêt rappelle également l'obligation pour les juridictions nationales de garantir une composition impartiale de leur formation de jugement.
19 décembre 2024
Cet arrêt clarifie que les exigences nationales limitant la participation d'investisseurs purement financiers au capital des sociétés d'avocats constituent une restriction aux libertés d'établissement et de circulation des capitaux. La Cour examine si cette restriction peut être justifiée par la protection de l'indépendance des avocats et de leurs clients, en appliquant un contrôle strict de proportionnalité. La décision précise les conditions dans lesquelles les barreaux peuvent réglementer ces structures capitalistiques au regard du droit de l'Union.
19 décembre 2024
Cet arrêt précise que les règles nationales plus spécifiques sur le traitement des données des salariés, adoptées en vertu de l'article 88 du RGPD, doivent respecter les principes fondamentaux du règlement, notamment les conditions de licéité du traitement. La Cour indique que les partenaires sociaux disposent d'une marge d'appréciation pour définir la nécessité du traitement dans une convention collective, mais que cette appréciation est soumise au contrôle des juridictions nationales.
19 décembre 2024
Cet arrêt traite de la compatibilité avec la libre circulation des capitaux d'une réglementation fiscale espagnole qui réserve le remboursement de la retenue à la source sur les dividendes aux seuls résidents ayant un résultat fiscal négatif. La Cour examine si cette différence de traitement entre résidents et non-résidents constitue une restriction prohibée, en analysant notamment la comparabilité des situations et les éventuelles justifications. La décision précise les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser un tel remboursement à un bénéficiaire établi dans un autre État membre.
19 décembre 2024
Cet arrêt interprète le droit à l'égalité de traitement en matière de sécurité sociale prévu par la directive 2011/98/UE pour les travailleurs de pays tiers titulaires d'un permis unique. La Cour juge qu'une réglementation nationale qui subordonne le calcul des prestations familiales à la justification d'une entrée régulière des enfants mineurs sur le territoire constitue une restriction à ce droit. Elle précise que cette exigence n'est pas justifiée par l'objectif de prévenir les abus, car la détention d'un permis unique par le parent établit déjà la régularité de son séjour et celle de sa famille.
19 décembre 2024
Ce texte concerne le classement tarifaire de baguettes en cermet (métal dur) dans le tarif douanier commun. La Cour de justice de l'UE examine la validité du Règlement d'exécution (UE) 2021/910 et précise les critères pour déterminer si ces produits relèvent du chapitre 81 (autres ouvrages en métaux communs) ou du chapitre 82 (outils). L'arrêt fournit des orientations pour l'interprétation de la nomenclature combinée en matière de classification des marchandises.
19 décembre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions d'éligibilité d'une contribution en nature, ici un terrain et ses constructions, au titre du FEAMP. La Cour précise que cette contribution doit avoir un lien direct avec l'opération financée, en l'occurrence la modernisation d'une unité aquacole, et que sa valeur doit être vérifiable et établie selon des règles objectives. Elle interprète ainsi les principes de bonne gestion financière et de dépense éligible au regard des règlements relatifs aux fonds européens.
19 décembre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions de la responsabilité de l'État pour une violation du droit de l'Union par une juridiction statuant en dernier ressort, en l'occurrence en matière de TVA. La Cour rappelle que l'article 19 TUE impose aux États membres d'établir un système de voies de recours garantissant une protection juridictionnelle effective, et que le principe d'indépendance et d'impartialité du tribunal, garanti par l'article 47 de la Charte, s'applique également à la procédure en responsabilité engagée contre l'État pour un tel manquement. Elle précise notamment que la juridiction suprême mise en cause ne peut siéger dans sa propre affaire, ce qui implique de garantir une composition de la formation de jugement respectant ces exigences.
19 décembre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice précise les exigences de proportionnalité et d'effectivité des sanctions en matière douanière de l'Union. Il juge qu'une législation nationale qui impose systématiquement, pour une même infraction, à la fois une amende pécuniaire très élevée et la confiscation obligatoire des marchandises, peut être contraire au principe de proportionnalité. La Cour rappelle que les sanctions doivent être effectives et dissuasives, mais ne peuvent pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs de la réglementation douanière.
19 décembre 2024
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie matériellement l'arrêt rendu dans les affaires jointes C-541/20 à C-555/20, qui concernait des recours en annulation introduits par la Lituanie et d'autres États membres contre des actes du Parlement et du Conseil. La rectification, intervenue le 19 décembre 2024, corrige une erreur dans le texte de l'arrêt initial sans en modifier le dispositif ni la portée juridique. Pour le praticien français, cette ordonnance a pour seul effet de clarifier le libellé de la décision, sans incidence sur le fond du litige relatif à la validité des actes contestés.
19 décembre 2024
Dans les affaires jointes C-119/22 et C-149/22, la Cour de justice de l'Union européenne précise les critères d'appréciation de la notion de "produit protégé par un brevet de base en vigueur" (article 3, a) du règlement n° 469/2009) pour l'obtention d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour les médicaments. Elle juge que cette condition est remplie lorsque le produit est identifié dans les revendications du brevet de base et qu'il relève de l'invention brevetée, appréciée à la lumière de l'ensemble des éléments du brevet. Par ailleurs, la Cour clarifie que la condition de l'article 3, c) exige que le CCP ne couvre que le produit spécifiquement désigné dans sa demande, et non des formes ou dérivés non couverts par le brevet de base.
19 décembre 2024
Cet arrêt clarifie l'application de la dérogation à la TVA prévue pour les activités des organismes publics de radiotélévision financés par une redevance obligatoire. La Cour précise les conditions dans lesquelles ce financement spécifique permet d'exclure ces activités du champ d'application de la TVA, en interprétant l'article 370 et l'annexe X de la directive 2006/112/CE. La décision guide les juridictions nationales sur la qualification des ressources de ces organismes et leur incidence sur le régime fiscal.
19 décembre 2024
19 décembre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions d'obtention d'un certificat complémentaire de protection (CCP) pour un médicament, en interprétant les notions de "produit protégé par un brevet de base en vigueur" et de "produit faisant l'objet d'un CCP". La Cour précise notamment que l'évaluation de ces critères doit se faire au regard de la formulation du produit revendiquée dans le brevet de base, et non uniquement sur la base de sa substance active.
19 décembre 2024
Cet arrêt clarifie que les activités d'un organisme public de radiotélévision financées par une redevance obligatoire peuvent bénéficier de la dérogation prévue à l'article 370 de la directive TVA, permettant aux États membres de soumettre ces services à un taux réduit. La Cour précise que cette dérogation s'applique même lorsque la redevance est perçue auprès des détenteurs d'appareils de réception, et non directement auprès des usagers finaux des services.
19 décembre 2024
19 décembre 2024
Cet arrêt précise que les règles nationales plus spécifiques sur le traitement des données des employés, adoptées en vertu de l'article 88 du RGPD, doivent respecter les principes fondamentaux et les bases légales du règlement. La Cour indique que les conventions collectives peuvent constituer une base juridique pour ce traitement, mais que la nécessité des opérations de traitement prévues reste soumise au contrôle du juge national.
19 décembre 2024