5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 447Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 207Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 361Cet arrêt concerne le pourvoi formé contre le non-renouvellement de l'approbation du mancozèbe, une substance active phytopharmaceutique. La Cour statue sur l'interprétation des procédures et des critères d'évaluation des risques définis par le règlement (CE) n° 1107/2009. Elle précise les obligations de la Commission et des États membres lors de l'examen du renouvellement d'une substance, notamment concernant l'évaluation des données scientifiques et le respect du principe de précaution.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de dérogation à l'exclusivité commerciale d'un médicament orphelin, en interprétant les notions de "bénéfice notable" et de "supériorité clinique" au sens des règlements (CE) n° 141/2000 et n° 847/2000. Dans cette affaire, la Cour annule l'arrêt du Tribunal qui avait rejeté le recours de Mylan IRE Healthcare Ltd contre la décision de la Commission autorisant la mise sur le marché du médicament Tobramycin VVB en dérogation à l'exclusivité commerciale du Tobi Podhaler. L'arrêt clarifie ainsi le niveau de preuve requis pour démontrer qu'un médicament similaire apporte un bénéfice notable par rapport à un médicament orphelin déjà autorisé, ce qui a des implications directes pour la stratégie de protection des données d'exclusivité des laboratoires pharmaceutiques.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions de déduction de la TVA pour un assujetti qui acquiert un bien et le met gratuitement à la disposition d'un sous-traitant pour réaliser des travaux à son profit. La Cour juge que le droit à déduction subsiste si le bien est utilisé pour les besoins de l'activité économique taxable de l'assujetti, même si le sous-traitant l'utilise pour fournir des services à l'assujetti. Le refus de déduction est donc contraire au principe de neutralité fiscale de la TVA.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice de l'UE interprète les conditions du régime de franchise de TVA pour les petits assujettis prévu par la directive 2006/112/CE. Il précise qu'une autorité fiscale peut refuser ce régime lorsqu'une société est constituée dans le but principal de fractionner artificiellement des activités économiques pour en bénéficier, constituant ainsi une pratique abusive. La Cour rappelle que les États membres peuvent adopter des mesures pour prévenir la fraude et l'abus de droit en matière de TVA.
4 octobre 2024
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions strictes d'application du concept de "pays tiers sûr", en l'occurrence la Turquie, pour le refus et la réadmission de demandeurs de protection internationale. Il interprète l'article 38 de la directive 2013/32/UE à la lumière de l'article 18 de la Charte des droits fondamentaux, en soulignant que cette qualification ne peut être utilisée pour contourner l'examen individuel de la demande d'asile et les obligations de non-refoulement. La décision rappelle que le renvoi vers un pays tiers considéré comme sûr n'est possible que si des garanties concrètes et individualisées assurent que le demandeur aura effectivement accès à une procédure d'asile et ne sera pas exposé à des traitements inhumains ou dégradants.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'UE constate un manquement de la France pour non-respect de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires. Le manquement porte sur l'obligation d'assurer un traitement secondaire ou équivalent des eaux usées et sur les règles de conception, de performance et de surveillance des stations d'épuration dans les zones sensibles. Cet arrêt confirme les exigences strictes de la directive en matière de protection des milieux aquatiques contre la pollution.
4 octobre 2024
Cet arrêt confirme que la Commission européenne dispose d'une large marge d'appréciation pour autoriser, en vertu de l'article 107, paragraphe 3, sous b), TFUE, des aides nationales visant à remédier à une perturbation grave de l'économie, comme celles mises en place pendant la pandémie de COVID-19. La Cour de justice rejette le pourvoi et valide l'approche de la Commission, qui a examiné le régime allemand de soutien aux coûts fixes sous l'angle de sa nécessité et de sa proportionnalité au regard de l'objectif poursuivi.
4 octobre 2024
Ce renvoi préjudiciel concerne l'interprétation du champ d'application du règlement Bruxelles I bis en matière de coopération judiciaire civile. La Cour de justice est interrogée sur la qualification d'une procédure visant à lever le séquestre judiciaire d'un bien saisi dans le cadre d'une enquête pénale, afin de déterminer si elle relève du droit civil au sens du règlement. L'arrêt précise également les conditions dans lesquelles une demande en intervention peut être considérée comme émanant d'un "tiers" au sens de l'article 8 du règlement.
4 octobre 2024
Cette ordonnance rectifie formellement des erreurs matérielles dans l'arrêt initial des affaires jointes C-112/22 et C-223/22. Elle concerne des questions de procédure pénale et de coopération judiciaire européenne, sans modifier le sens de la décision de la Cour de justice.
4 octobre 2024
Cet arrêt traite de la légalité d'une décision de la Commission européenne en matière d'entente sur le marché des ronds à béton, adoptée après l'expiration du traité CECA sur la base du règlement (CE) n° 1/2003. La Cour examine notamment le respect des droits de la défense, du principe de bonne administration, de l'exigence d'impartialité, du délai raisonnable et de l'obligation de motivation dans le cadre d'une procédure renouvelée après l'annulation de décisions antérieures.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise que la pandémie de COVID-19 peut constituer une "circonstance exceptionnelle et inévitable" permettant à un organisateur de voyages d'annuler un forfait sans payer d'indemnisation, même en l'absence d'une interdiction formelle de voyager. La Cour estime qu'une recommandation officielle déconseillant fortement les voyages vers la destination, émise par les autorités du pays de départ du voyageur, est suffisante pour caractériser l'empêchement d'exécution du contrat.
4 octobre 2024
Cette ordonnance rejette une demande d'interprétation d'un arrêt antérieur de la Cour de justice, la jugeant manifestement irrecevable. Elle confirme ainsi que les juridictions nationales ne peuvent solliciter une nouvelle interprétation que pour trancher un litige en cours, et non pour obtenir un avis général sur l'application du droit de l'Union.
4 octobre 2024
Ce renvoi préjudiciel clarifie l'application du règlement Bruxelles I bis aux procédures civiles connexes à des saisies pénales. La Cour juge que ce règlement s'applique à une action en justice visant à substituer le consentement d'un défendeur pour la mainlevée d'une saisie, dès lors que l'objet principal du litige est de nature civile. Elle précise également qu'un codéfendeur dans une telle action ne constitue pas un "tiers" au sens de l'article 8, point 2, excluant ainsi la compétence fondée sur cette disposition.
4 octobre 2024
Ce renvoi préjudiciel concerne la possibilité de prononcer une confiscation d'avoirs illicites dans le cadre d'une procédure pénale nationale, même en l'absence de condamnation pénale pour une infraction spécifique. La Cour précise les conditions d'application des règles européennes en matière de confiscation, notamment celles de la directive 2014/42/UE, à ce type de procédure autonome. L'arrêt délimite ainsi le champ d'application du droit de l'Union en matière de coopération judiciaire pénale par rapport aux régimes nationaux de confiscation de biens d'origine illicite.
4 octobre 2024
Cet arrêt traite d'un recours en matière de concurrence concernant une entente sur le marché des ronds à béton. La Cour précise les conditions procédurales applicables lorsque la Commission adopte une nouvelle décision après l'annulation d'une précédente condamnation, notamment en ce qui concerne les droits de la défense, le principe *ne bis in idem* et les exigences de motivation. Elle examine également les règles encadrant la qualification des circonstances aggravantes, comme la récidive, et le respect du principe d'égalité de traitement dans la détermination de la sanction.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Grande Chambre établit que les États membres sont tenus de reconnaître et de transcrire dans les registres d'état civil un changement de prénom et d'identité de genre légalement acquis dans un autre État membre, lorsque ce changement est intervenu dans le cadre de l'exercice des droits de libre circulation. Une réglementation nationale imposant à la personne concernée d'engager une nouvelle procédure judiciaire dans son État d'origine constitue une entrave injustifiée à la libre circulation.
4 octobre 2024
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'UE examine si la directive sur les droits des victimes est correctement transposée lorsqu'une victime vulnérable ne peut invoquer la violation de ses droits procéduraux que devant une juridiction civile, et non devant le tribunal pénal compétent. La Cour est saisie pour déterminer si cette restriction nationale porte atteinte au principe d'effectivité des droits conférés par le droit de l'Union. La réponse clarifiera les voies de recours que les États membres doivent mettre à disposition pour garantir les droits procéduraux des victimes dans le cadre pénal.
4 octobre 2024
L'avocat général Collins propose à la Cour de justice de l'UE de clarifier les conditions dans lesquelles un État membre peut refuser la reconnaissance d'un certificat de capacité professionnelle délivré par un autre État membre. Ces conclusions visent à préciser l'équilibre entre la libre circulation des professionnels et le pouvoir des autorités nationales de protéger des intérêts publics essentiels, comme la sécurité des consommateurs.
4 octobre 2024
Cette ordonnance du Tribunal de l'UE déclare irrecevable un recours en annulation dirigé contre une décision du Conseil approuvant un accord modifiant les contingents tarifaires de l'UE pour la viande de volaille avec le Brésil, suite au Brexit. Le Tribunal considère que l'acte attaqué, qui met en œuvre un accord international, est un acte non réglementaire ne produisant pas d'effets juridiques distincts à l'égard du requérant. Par conséquent, le recours est rejeté pour défaut d'affectation individuelle directe du requérant par cet acte.
4 octobre 2024