5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 849Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 586Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 768Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 119La Cour de justice rejette le pourvoi de Puma SE, estimant que la demande ne démontre pas l'importance de l'affaire pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union. Cette ordonnance illustre l'application stricte des critères d'admission des pourvois devant la Cour, en particulier dans le domaine des dessins et modèles communautaires.
4 octobre 2024
Cette ordonnance rejette la demande d'intervention d'Accord Healthcare dans le pourvoi formé par Ferring Pharmaceuticals contre un arrêt du Tribunal. Elle confirme que les retards liés à des difficultés internes de procédure ne constituent pas un cas de force majeure justifiant la prorogation des délais de procédure devant la Cour de justice de l'Union européenne.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut désigner un pays tiers comme "pays d'origine sûr" au sens de la directive procédures. La Cour confirme que cette désignation doit faire l'objet d'un examen juridictionnel effectif, permettant au juge national de vérifier si les critères légaux sont respectés dans la situation particulière du demandeur d'asile.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise que l'abrogation d'un règlement antidumping ne peut avoir d'effet rétroactif. Les droits antidumping restent dus pour les importations réalisées avant la date de prise d'effet de l'abrogation, même si la liquidation douanière intervient postérieurement. La Cour confirme ainsi le principe de sécurité juridique en matière de recouvrement des droits de douane.
4 octobre 2024
Cette ordonnance rejette un recours en annulation contre un règlement de la Commission modifiant les contingents tarifaires de l'UE pour la viande de volaille suite au Brexit, considérant que l'acte attaqué est un acte réglementaire de portée générale qui n'affecte pas le requérant de manière individuelle. Le Tribunal confirme ainsi que les mesures d'adaptation des engagements commerciaux internationaux de l'Union, prises en application de l'article XXVIII du GATT, ne créent pas de droits individuels ouvrant à un recours en annulation direct.
4 octobre 2024
Cet arrêt traite d'un recours contre les décisions ayant conduit à la résolution de Banco Popular Español SA. La Cour examine notamment le respect des conditions légales pour l'adoption d'un dispositif de résolution, les obligations d'information du Conseil de résolution unique et de la Commission, ainsi que les droits procéduraux des actionnaires. Il précise l'articulation entre les exigences de confidentialité et le droit d'accès au dossier dans le cadre du mécanisme de résolution unique.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise les conditions d'application de l'intérêt légitime (article 6, paragraphe 1, sous f), RGPD) comme base légale pour un traitement de données. La Cour indique que l'intérêt commercial d'une fédération sportive, comme la vente de listes de membres à des sponsors, peut constituer un intérêt légitime, à condition que cet intérêt ne soit pas surclassé par les intérêts ou les libertés fondamentales des personnes concernées. Elle souligne que cette balance des intérêts doit tenir compte du fait que les données sont communiquées à des tiers contre rémunération et que les personnes concernées peuvent raisonnablement s'attendre à un tel traitement.
4 octobre 2024
Cet arrêt examine la compatibilité du règlement FIFA sur le statut et le transfert des joueurs avec le droit de l'Union, notamment les règles sur la libre circulation des travailleurs et la concurrence. La Cour précise les conditions dans lesquelles les sanctions imposées par la FIFA, comme la responsabilité solidaire d'un nouveau club ou l'interdiction d'enregistrer des joueurs, peuvent constituer des restrictions justifiées ou, au contraire, des ententes anticoncurrentielles par objet. La décision établit un cadre d'analyse pour évaluer les réglementations sportives internationales émanant d'entités privées détenant un pouvoir réglementaire de fait.
4 octobre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions de recouvrement par la Commission de fonds indûment versés dans le cadre de marchés publics de services. Il confirme que la Commission peut adopter une mesure administrative de recouvrement, telle qu'une note de débit, sur la base du règlement général de protection des intérêts financiers (règlement 2988/95), même en l'absence de règles sectorielles spécifiques. La Cour précise également que ce recouvrement peut être effectué auprès de l'administrateur de l'opérateur économique bénéficiaire des fonds, conformément aux dispositions du règlement financier.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice confirme l'appréciation de la Commission européenne concernant une concentration qui créerait une position dominante sur le marché. Il précise les critères d'analyse des effets non coordonnés, notamment la notion de "concurrents proches" et l'utilisation de l'indice Herfindahl-Hirschmann, tout en réaffirmant le niveau de preuve requis pour établir une entrave significative à la concurrence.
4 octobre 2024
Cet arrêt clarifie les critères permettant de qualifier un élevage de "hors sol" ou "industriel" au sens du droit de l'agriculture biologique de l'UE. La Cour précise que ces notions doivent être interprétées strictement, en se fondant sur des éléments objectifs liés aux conditions de logement des animaux, afin de garantir la confiance des consommateurs et les objectifs de bien-être animal et de respect de l'environnement. L'interprétation donnée s'impose aux autorités nationales, comme l'INAO en France, pour l'application des dérogations autorisant l'utilisation de certains produits en production biologique.
4 octobre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions de culture du chanvre dans le cadre de la PAC, en précisant que les règlements européens n'interdisent pas la culture en systèmes hydroponiques à l'intérieur d'espaces fermés. La Cour indique que les États membres ne peuvent refuser une telle autorisation que si cette méthode de culture empêche un contrôle efficace du respect du taux maximal de THC ou si elle est contraire à des objectifs légitimes de la PAC.
4 octobre 2024
Cet arrêt traite du recours formé par des actionnaires de Banco Popular Español contre la décision de résolution adoptée par le Conseil de résolution unique (CRU) et approuvée par la Commission. La Cour examine notamment le respect des conditions et procédures prévues par le règlement sur le mécanisme de résolution unique, en particulier les obligations d'évaluation et de confidentialité. Elle précise les exigences procédurales encadrant l'adoption d'un dispositif de résolution et les droits des parties concernées dans ce cadre.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en Grande chambre, a rejeté les recours en annulation introduits par plusieurs États membres contre le « Paquet mobilité » (règlements 2020/1054 et 2020/1055, directive 2020/1057). Elle valide ainsi l'essentiel des nouvelles règles sociales dans le transport routier, notamment l'obligation pour les conducteurs de retourner à leur domicile ou au centre opérationnel toutes les trois ou quatre semaines, l'interdiction de prendre le repos hebdomadaire normal à bord du véhicule, et les nouvelles conditions d'établissement et de cabotage. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme la légalité de ces mesures au regard du droit primaire (proportionnalité, libre prestation de services, non-discrimination), dissipant les incertitudes juridiques sur leur application.
4 octobre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions d'éligibilité aux aides de la PAC pour la culture du chanvre, en précisant que les cultures hydroponiques en espaces clos peuvent être considérées comme des "surfaces agricoles" si elles remplissent une fonction agricole réelle. La Cour indique que le refus systématique d'autorisation par les autorités nationales doit être justifié au regard des objectifs de la politique agricole commune.
4 octobre 2024
L'arrêt précise les conditions de la "supériorité clinique" et du "bénéfice notable" permettant de déroger à l'exclusivité commerciale d'un médicament orphelin. Il confirme que la Commission européenne peut accorder une autorisation de mise sur le marché concurrente avant l'expiration de cette période d'exclusivité si ces critères stricts sont remplis. Cette interprétation renforce la sécurité juridique pour les autorisations de médicaments similaires destinés à traiter des maladies rares.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Grande Chambre établit que les États membres sont tenus de reconnaître et de transcrire dans les registres d'état civil un changement de prénom et d'identité de genre légalement acquis dans un autre État membre, lorsque ce changement est intervenu dans le cadre de l'exercice des droits de libre circulation. Une réglementation nationale imposant à la personne concernée d'engager une nouvelle procédure judiciaire dans son État d'origine constitue une entrave injustifiée à la libre circulation.
4 octobre 2024
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Grande Chambre précise les conditions de recevabilité d'un recours civil concurrentiel fondé sur une violation du RGPD. La Cour juge qu'un concurrent peut agir en justice pour faire cesser une pratique commerciale déloyale consistant en un traitement illicite de données de santé, à condition de démontrer un intérêt à agir. Elle définit également de manière large la notion de "données concernant la santé" au sens du RGPD.
4 octobre 2024
Cet arrêt concerne la légalité d'une décision de la Commission européenne en matière d'entente sur le marché des ronds à béton, adoptée après l'annulation de décisions antérieures. La Cour confirme que la Commission pouvait légalement reprendre la procédure et statuer sur la base de l'article 65 du traité CECA, même après l'expiration de ce traité, en application du règlement (CE) n° 1/2003. Elle examine également le respect des droits de la défense, du principe de bonne administration, de l'impartialité, du délai raisonnable et de l'obligation de motivation dans ce contexte procédural particulier.
4 octobre 2024