Droit européen — EUR-Lex
19 726textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 040Par année
Mesure nationale d'exécution (UE) 2000/78
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 19 décembre 2024.#N. A. K. e.a. contre Bundesrepublik Deutschland.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Contrôles aux frontières, asile et immigration – Politique d’asile – Directive 2013/32/UE – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Demande de protection internationale – Motifs d’irrecevabilité – Article 2, sous q) – Notion de “demande ultérieure” – Article 33, paragraphe 2, sous d) – Rejet par un État membre d’une demande de protection internationale comme étant irrecevable en raison du rejet d’une demande antérieure présentée dans un autre État membre ou de la clôture par un autre État membre de la procédure sur la demande antérieure.#Affaires jointes C-123/23 et C-202/23.
Cet arrêt interprète les conditions dans lesquelles un État membre peut déclarer irrecevable une demande de protection internationale en tant que "demande ultérieure" sur la base du rejet ou de la clôture d'une demande antérieure dans un autre État membre. La Cour précise que cette irrecevabilité, prévue à l'article 33, paragraphe 2, sous d), de la directive procédures, ne s'applique que si l'État membre précédent a effectivement examiné le fond de la demande ou si le demandeur a renoncé à poursuivre sa procédure.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 19 décembre 2024.#Ford Italia SpA contre ZP et Stracciari SpA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Corte suprema di cassazione.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Responsabilité du fait des produits défectueux – Directive 85/374/CEE – Article 3, paragraphe 1 – Notion de “producteur” – Notion de “personne qui se présente comme producteur” – Conditions – Fournisseur dont le nom coïncide en partie avec celui du producteur et avec la marque apposée sur le produit par ce dernier.#Affaire C-157/23.
L'arrêt précise les conditions dans lesquelles un fournisseur peut être considéré comme un "producteur" au sens de la directive sur la responsabilité du fait des produits défectueux. La Cour indique que le fait que le nom d'un fournisseur coïncide partiellement avec celui du fabricant et avec la marque du produit ne suffit pas, à lui seul, à le qualifier de "personne qui se présente comme producteur". Il doit exister un comportement actif de sa part conduisant le consommateur à croire raisonnablement qu'il est le producteur.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 19 décembre 2024.#Halmer Rechtsanwaltsgesellschaft UG contre Rechtsanwaltskammer München.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bayerischer Anwaltsgerichtshof.#Renvoi préjudiciel – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Article 63 TFUE – Libre circulation des capitaux – Détermination de la liberté de circulation applicable – Services dans le marché intérieur – Directive 2006/123/CE – Article 15 – Exigences relatives à la détention du capital d’une société – Participation d’un investisseur purement financier au capital d’une société professionnelle d’avocats – Révocation de l’inscription de cette société au barreau en raison de cette participation – Restriction à la liberté d’établissement et à la libre circulation des capitaux – Justifications tirées de la protection de l’indépendance des avocats et des destinataires de services juridiques – Nécessité – Proportionnalité.#Affaire C-295/23.
Cet arrêt de la Grande Chambre clarifie les conditions dans lesquelles une participation financière extérieure au capital d'une société d'avocats peut constituer une restriction aux libertés d'établissement et de circulation des capitaux. La Cour juge qu'une telle mesure, bien que potentiellement justifiée par la protection de l'indépendance professionnelle, doit être proportionnée et ne pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif. L'arrêt fournit ainsi des critères essentiels pour évaluer la conformité des réglementations nationales régissant les sociétés professionnelles avec le droit de l'Union.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 décembre 2024.#« Vivacom Bulgaria » EAD contre Varhoven administrativen sad et Natsionalna agentsia za prihodite.#Renvoi préjudiciel – Article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l’Union – Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Accès à un tribunal indépendant et impartial – Responsabilité d’un État membre pour des dommages causés aux particuliers par une violation du droit de l’Union – Violation par une juridiction nationale statuant en dernier ressort en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Compétence d’une juridiction statuant en dernier ressort en ayant la qualité de partie défenderesse au litige – Composition de la formation de jugement.#Affaire C-369/23.
Cet arrêt précise les conditions de la responsabilité de l'État pour violation du droit de l'Union par une juridiction suprême. La Cour estime qu'une juridiction statuant en dernier ressort peut être défenderesse dans un recours en responsabilité pour ses propres décisions, sans que cela porte atteinte à l'indépendance judiciaire. La formation de jugement ne doit pas inclure de juges ayant participé à la décision initiale litigieuse.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 19 décembre 2024.#HJ contre US et MU.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Superior de Justicia del País Vasco.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Aménagement du temps de travail – Repos journalier et hebdomadaire – Article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Directive 2003/88/CE – Articles 3, 5, 6, 16, 17, 19 et 22 – Obligation d’établir un système permettant de mesurer la durée du temps de travail effectué par les employés de maison – Dérogation – Législation nationale portant exemption de l’obligation d’enregistrement du temps de travail effectif exécuté par les employés de maison.#Affaire C-531/23.
Cet arrêt interprète la directive sur le temps de travail concernant les employés de maison. La Cour juge que les États membres ne peuvent pas les exclure totalement de l'obligation d'enregistrement du temps de travail, car cela priverait ces travailleurs de la protection des périodes de repos minimales. La dérogation prévue à l'article 17 de la directive ne permet pas une telle exemption générale.
19 décembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0596
19 décembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0601
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 19 décembre 2024.#Caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine contre TX.#Renvoi préjudiciel – Directive 2011/98/UE – Droits des travailleurs issus de pays tiers titulaires d’un permis unique – Article 12 – Droit à l’égalité de traitement – Sécurité sociale – Réglementation nationale relative à la détermination des droits aux prestations familiales – Réglementation excluant la prise en compte des enfants mineurs du titulaire du permis unique en l’absence de justification de leur entrée régulière sur le territoire national.#Affaire C-664/23.
Cet arrêt interprète l'article 12 de la directive 2011/98/UE sur le permis unique, qui garantit l'égalité de traitement en matière de sécurité sociale. La Cour juge qu'un État membre ne peut subordonner le droit aux prestations familiales pour un travailleur tiers à la justification de l'entrée régulière de ses enfants mineurs sur son territoire, lorsque cette condition n'existe pas pour les ressortissants nationaux. Cette condition constitue donc une discrimination prohibée par la directive.
19 décembre 2024
Ordonnance de rectification du 19 décembre 2024.#Jean-Marc Colombani contre Service européen pour l'action extérieure.#Rectification.#Affaire T-158/23.
Cette ordonnance rectifie une erreur matérielle dans une précédente décision du Tribunal concernant un litige entre M. Colombani et le Service européen pour l'action extérieure. Elle vise à corriger formellement le texte de la décision initiale sans en modifier le sens ou la portée juridique.
19 décembre 2024
Affaires jointes C-185/24 et C-189/24, Tudmur: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 décembre 2024 (demandes de décision préjudicielle de l’Oberverwaltungsgericht für das Land Nordrhein-Westfalen – Allemagne) – RL (C-185/24), QS (C-189/24) / Bundesrepublik Deutschland [Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 3, paragraphe 2 – Transfert du demandeur d’asile vers l’État membre responsable de l’examen de la demande de protection internationale – Article 4 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Risque de traitement inhumain ou dégradant – Moyens et niveau de preuve du risque réel de traitement inhumain ou dégradant, résultant de défaillances systémiques dans la procédure d’asile et les conditions d’accueil des demandeurs dans l’État membre responsable – Suspension, par l’État membre responsable, de la prise et de la reprise en charge des demandeurs d’asile]
Cet arrêt précise les conditions de preuve requises pour invoquer l'exception au transfert Dublin en cas de risque de traitement inhumain ou dégradant dans l'État membre responsable. La Cour indique que le demandeur d'asile doit apporter des éléments précis et actuels démontrant des défaillances systémiques concrètes, sans que la suspension des prises en charge par l'État responsable ne suffise à elle seule à établir ce risque. L'arrêt rappelle également l'obligation pour les juridictions nationales d'examiner d'office le respect de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux.
19 décembre 2024
Affaires jointes C-244/24 et C-290/24, Kaduna: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 19 décembre 2024 (demandes de décision préjudicielle du rechtbank Den Haag, zittingsplaats Amsterdam et du Raad van State – Pays-Bas) – P (C-244/24), AI, ZY, BG (C-290/24) / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid [Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées – Directive 2001/55/CE – Articles 4 et 7 – Invasion de l’Ukraine par les forces armées russes – Décision d’exécution (UE) 2022/382 – Article 2, paragraphe 3 – Faculté pour un État membre d’appliquer la protection temporaire aux personnes déplacées qui ne sont pas visées dans cette décision – Moment auquel un État membre qui a accordé la protection temporaire à de telles personnes peut mettre fin à cette protection – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Article 6 – Décision de retour – Moment auquel un État membre peut adopter une décision de retour – Séjour irrégulier]
Cet arrêt de la Grande Chambre précise les conditions d'octroi et de cessation de la protection temporaire par un État membre, au-delà du champ d'application de la décision d'exécution 2022/382 concernant l'afflux massif de personnes déplacées d'Ukraine. Il détermine notamment le moment à partir duquel un État peut mettre fin à cette protection nationale et, corrélativement, lorsqu'il est fondé à adopter une décision de retour à l'encontre d'un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier.
19 décembre 2024
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 19 décembre 2024.#P contre Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protection temporaire en cas d’afflux massif de personnes déplacées – Directive 2001/55/CE – Articles 4 et 7 – Invasion de l’Ukraine par les forces armées russes – Décision d’exécution (UE) 2022/382 – Article 2, paragraphe 3 – Faculté pour un État membre d’appliquer la protection temporaire aux personnes déplacées qui ne sont pas visées dans cette décision – Moment auquel un État membre qui a accordé la protection temporaire à de telles personnes peut mettre fin à cette protection – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Directive 2008/115/CE – Article 6 – Décision de retour – Moment auquel un État membre peut adopter une décision de retour – Séjour irrégulier.#Affaire C-244/24.
Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un État membre peut étendre la protection temporaire à des personnes non expressément visées par la décision du Conseil relative à l'afflux massif de personnes déplacées d'Ukraine, et détermine le moment à partir duquel il peut légalement mettre fin à cette protection. La Cour précise également que le séjour d'un ressortissant d'un pays tiers sous ce régime de protection étendu n'est pas irrégulier, ce qui empêche l'adoption d'une décision de retour pendant la durée de validité de cette protection.
19 décembre 2024
Affaire T-658/24: Recours introduit le 18 décembre 2024 – Warbud/Frontex
Ce recours introduit par l'entreprise Warbud contre l'agence Frontex concerne un litige contractuel relevant du droit de la commande publique européenne. L'affaire relève de la compétence du Tribunal de l'Union européenne en première instance pour examiner la légalité des actes de l'agence. Elle illustre le contrôle juridictionnel exercé sur les agences de l'UE dans l'exécution de leurs marchés publics.
18 décembre 2024
Affaire T-659/24: Recours introduit le 18 décembre 2024 – Bloom/Commission
Recours en annulation contre un acte de la Commission européenne, introduit par l'association Bloom. Le texte ouvre une procédure devant le Tribunal de l'Union européenne, qui examinera la légalité de l'acte contesté au regard du droit de l'Union.
18 décembre 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2001/55
18 décembre 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2009/13
18 décembre 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2011/95
18 décembre 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2012/34
18 décembre 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2018/131
18 décembre 2024