Droit européen — EUR-Lex
46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 043Par année
Affaire T-69/25, A GmbH (Système de capsules contenant deux composants): Arrêt du Tribunal (cinquième chambre, siégeant avec cinq juges) du 25 février 2026 (demande de décision préjudicielle du Bundesfinanzhof – Allemagne) – A GmbH/Hauptzollamt C [Renvoi préjudiciel – Union douanière – Tarif douanier commun – Classement tarifaire – Nomenclature combinée – Interprétation – Notion de produits présentés en assortiments consistant en plusieurs éléments constitutifs distincts – Note 3 de la section VI de l’annexe I du règlement (CEE) no 2658/87]
Le Tribunal de l'Union européenne a interprété la notion de « produits présentés en assortiments » au sens de la note 3 de la section VI de la nomenclature combinée. Dans cette affaire, il s'agissait de déterminer si un système de capsules contenant deux composants distincts (par exemple, une substance active et un solvant) devait être classé comme un assortiment ou comme des produits séparés. La décision précise les critères pour qualifier un conditionnement commun d'assortiment, ce qui a un impact direct sur le classement tarifaire et, par conséquent, sur les droits de douane applicables en droit français.
25 février 2026
Affaire T-73/25: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – Viva Credit/EUIPO – Viva Wallet (Viva) [Marque de l’Union européenne – Procédure de déchéance – Marque de l’Union européenne figurative Viva – Déchéance partielle – Usage sérieux de la marque – Preuve de l’usage sérieux – Article 58, paragraphe 1, sous a), et paragraphe 2, du règlement (UE) 2017/1001]
Le Tribunal de l'Union européenne, dans son arrêt du 25 février 2026, annule partiellement la décision de l'EUIPO concernant la marque figurative "Viva". Il rappelle que, pour éviter la déchéance, l'usage sérieux de la marque doit être prouvé pour chacun des produits ou services visés par l'enregistrement, et non de manière globale. Cette décision précise les conditions de preuve de l'usage sérieux au sens de l'article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2017/1001.
25 février 2026
Affaire T-485/25: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – Loco-Soft/EUIPO (Mein Autohaus) [Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne verbale Mein Autohaus – Motif absolu de refus – Caractère descriptif – Article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Loco-Soft contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "Mein Autohaus" pour des services liés à l'automobile. La marque a été considérée comme descriptive au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001, car le consommateur germanophone perçoit immédiatement l'expression comme une indication du lieu ou du type de service ("mon garage/concession automobile"), sans fonction distinctive. Cette décision confirme la rigueur de l'appréciation du caractère descriptif pour les marques composées de termes courants dans une langue de l'Union.
25 février 2026
Affaire T-465/24: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – FA/BEI (Fonction publique – Personnel de la BEI – Dispense de service – Procédure d’enquête – Réaffectation – Responsabilité – Acte faisant grief – Prescription de l’action – Délai raisonnable – Autonomie des voies de recours – Recevabilité – Devoir de sollicitude – Principe de bonne administration)
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-465/24, a statué sur un litige opposant un membre du personnel à la Banque européenne d'investissement (BEI) concernant une dispense de service, une procédure d'enquête et une réaffectation. L'arrêt clarifie les conditions de recevabilité d'un recours, notamment en matière de prescription de l'action et de délai raisonnable, tout en précisant l'autonomie des voies de recours internes à la BEI. Il rappelle également l'étendue du devoir de sollicitude et du principe de bonne administration dans le cadre des relations de travail au sein des institutions européennes.
25 février 2026
Affaire T-298/25: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – PFP Monaco/EUIPO – Stanton (BRAMANI) [Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne verbale BRAMANI – Marque de l’Union européenne verbale antérieure BRAHMA – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de PFP Monaco contre la décision de l'EUIPO, confirmant l'existence d'un risque de confusion entre la marque verbale demandée "BRAMANI" et la marque antérieure "BRAHMA" pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt rappelle les critères d'appréciation globale du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001, en soulignant la similitude visuelle et phonétique des signes en cause.
25 février 2026
Affaire T-1180/23: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – BW/Europol et Eurojust (Sky ECC I) [Coopération des autorités de police et des autres services répressifs des États membres – Service de communications cryptées Sky ECC – Prétendus traitements illicites de données à caractère personnel – Recours en annulation – Acte non susceptible de recours – Acte préparatoire – Recevabilité – Traitement de données à caractère personnel par des États membres et transfert de celles-ci à Europol – Transfert de données à caractère personnel par Europol à un État membre – Transfert de données à caractère personnel d’Eurojust à un pays tiers – Responsabilité non contractuelle – Article 50 du règlement (UE) 2016/794 – Responsabilité solidaire d’Europol et des États membres du fait de traitements illicites de données – Violation suffisamment caractérisée d’une règle de droit conférant des droits aux particuliers – Réalité du préjudice – Règlement (UE) 2018/1727 – Insuffisance de coordination par Eurojust des poursuites pénales entre un État membre et un pays tiers – Articles 71, 72, 89, 91 et 92 du règlement (UE) 2018/1725]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation dirigé contre les prétendus traitements illicites de données liés au déchiffrement du réseau Sky ECC, faute d'acte attaquable. Il a également rejeté la demande en responsabilité non contractuelle, estimant qu'aucune violation suffisamment caractérisée d'une règle de droit conférant des droits aux particuliers n'était établie, ni en ce qui concerne le transfert de données par Europol ou Eurojust, ni s'agissant d'un défaut de coordination de poursuites pénales. L'arrêt précise les conditions de la responsabilité solidaire d'Europol et des États membres sur le fondement de l'article 50 du règlement 2016/794.
25 février 2026
Affaire T-167/24: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – DG/Europol et Eurojust (Sky ECC II) [Responsabilité non contractuelle – Coopération des autorités de police et des autres services répressifs des États membres – Prétendu traitement illicite de données à caractère personnel – Méconnaissance des exigences de forme – Article 76, sous d), du règlement de procédure – Irrecevabilité partielle – Article 50 du règlement (UE) 2016/794 – Responsabilité solidaire d’Europol et des États membres du fait de traitements illicites de données – Absence de préjudice moral subi du fait d’Europol]
Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable, pour défaut de respect des exigences de forme, la demande en responsabilité non contractuelle introduite par un individu contre Europol et Eurojust, relative à un prétendu traitement illicite de ses données à caractère personnel dans le cadre de l'affaire Sky ECC. Il a précisé que, en vertu de l'article 50 du règlement 2016/794, la responsabilité solidaire d'Europol et des États membres ne peut être engagée que pour les traitements de données effectués par ces derniers, et non pour ceux imputables à Europol elle-même. En l'espèce, le Tribunal a également constaté l'absence de préjudice moral directement causé par Europol.
25 février 2026
Affaire T-437/25: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – Empreinte/EUIPO (Forme d’un tire-bouchon) [Marque de l’Union européenne – Demande de marque de l’Union européenne tridimensionnelle – Forme d’un tire-bouchon – Motif absolu de refus – Signe constitué exclusivement par la forme du produit nécessaire à l’obtention d’un résultat technique – Article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement (UE) 2017/1001 – Obligation de motivation – Examen d’office des faits – Article 94, paragraphe 1, et article 95, paragraphe 1, du règlement 2017/1001 – Droit à une bonne administration – Article 41 de la charte des droits fondamentaux – Sécurité juridique – Égalité de traitement]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Empreinte contre le refus de l'EUIPO d'enregistrer une marque tridimensionnelle représentant la forme d'un tire-bouchon. Il confirme que ce signe est exclusivement constitué par la forme du produit nécessaire à l'obtention d'un résultat technique, ce qui constitue un motif absolu de refus au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous e), ii), du règlement 2017/1001. L'arrêt rappelle que l'EUIPO n'a pas violé son obligation de motivation ni son devoir d'examen d'office des faits, et que le droit à une bonne administration, la sécurité juridique et l'égalité de traitement ont été respectés.
25 février 2026
Affaire T-297/25: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – Altendorfer/EUIPO – Haus zur Hanse (OX) [Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Enregistrement international désignant l’Union européenne – Marque figurative OX – Usage sérieux de la marque – Article 18, article 58, paragraphe 1, sous a), et article 198, paragraphe 2, du règlement (UE) 2017/1001 – Obligation de motivation – Article 94, paragraphe 1, du règlement 2017/1001]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours formé par Altendorfer contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque figurative OX pour défaut d'usage sérieux. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque de l'Union européenne, notamment pour les enregistrements internationaux, et rappelle l'étendue de l'obligation de motivation incombant à l'EUIPO. Cette décision confirme la rigueur avec laquelle les chambres de recours apprécient la démonstration de l'usage effectif sur le marché.
25 février 2026
Affaire T-72/25: Arrêt du Tribunal du 25 février 2026 – Viva Credit/EUIPO – Viva Wallet (Vivawallet) [Marque de l’Union européenne – Procédure de déchéance – Marque de l’Union européenne figurative Vivawallet – Déchéance partielle – Usage sérieux de la marque – Preuve de l’usage sérieux – Article 58, paragraphe 1, sous a), et paragraphe 2, du règlement (UE) 2017/1001]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Viva Credit contre la décision de l'EUIPO ayant prononcé la déchéance partielle de la marque figurative "Vivawallet" pour défaut d'usage sérieux. L'arrêt précise les conditions de preuve de l'usage sérieux requis par l'article 58, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2017/1001, en confirmant que les éléments fournis par le titulaire étaient insuffisants en nature et en ampleur. Cette décision rappelle l'importance pour les praticiens français de constituer des preuves tangibles et proportionnées de l'exploitation de la marque pour chaque produit ou service désigné.
25 février 2026
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 25 février 2026.#FA contre Banque européenne d'investissement.#Fonction publique – Personnel de la BEI – Dispense de service – Procédure d’enquête – Réaffectation – Responsabilité – Acte faisant grief – Prescription de l’action – Délai raisonnable – Autonomie des voies de recours – Recevabilité – Devoir de sollicitude – Principe de bonne administration.#Affaire T-465/24.
25 février 2026
Arrêt du Tribunal (première chambre) du 25 février 2026.#Edward William Batchelor contre Commission européenne.#Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Règlement (UE) 2022/1925 – Documents relatifs à la désignation en tant que contrôleur d’accès – Refus d’accès – Obligation de motivation – Exception relative à la protection des procédures juridictionnelles – Exception relative à la protection des objectifs des activités d’inspection, d’enquête et d’audit – Intérêt public supérieur – Obligation de motivation.#Affaire T-433/24.
25 février 2026
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre, siégeant avec cinq juges) du 25 février 2026.#A GmbH contre Hauptzollamt C.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Tarif douanier commun – Classement tarifaire – Nomenclature combinée – Interprétation – Notion de “produits présentés en assortiments” consistant en plusieurs éléments constitutifs distincts – Note 3 de la section VI de l’annexe I du règlement (CEE) no 2658/87.#Affaire T-69/25.
25 février 2026
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 25 février 2026.#MNFPUGs Sustainable Cashmere Market Place Srl contre Commission européenne.#Agriculture – Indications géographiques protégées – Demande d’indication géographique protégée “Монгол Тогтвортой ноолуур/Mongol Togtvortoi Nooluur” – Règlement (UE) no 1151/2012 – Champ d’application – Application de la nomenclature combinée – Erreur de droit.#Affaire T-383/24.
25 février 2026
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 25 février 2026.#Bytové družstvo so sídlom v Trnave contre Prima banka Slovensko, a.s.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Protection des consommateurs – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13 – Article 2, sous b) – Notion de consommateur – Personne morale gérante d’un immeuble ayant conclu un contrat de crédit pour le compte des copropriétaires – Non-inclusion.#Affaire C-168/25.
25 février 2026
Affaire C-125/26, Dremen: Demande de décision préjudicielle présentée par le rechtbank Den Haag, zittingsplaats Haarlem (Pays-Bas) le 24 février 2026 – GJ, DJ, également au nom de leurs enfants mineurs/Minister van Asiel en Migratie
La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle par le tribunal de La Haye (Pays-Bas) relative à l'interprétation du droit de l'Union en matière d'asile et de migration. L'affaire concerne le refus de protection internationale opposé à des ressortissants de pays tiers, agissant également pour leurs enfants mineurs, par le ministre néerlandais de l'Asile et de la Migration. La décision à venir précisera les obligations des États membres en matière d'examen des demandes d'asile et de protection des droits fondamentaux des familles.
24 février 2026
Affaire C-124/26, Pensionsversicherungsanstalt: Demande de décision préjudicielle introduite par l’Oberster Gerichtshof (Autriche) le 24 février 2026 – Pensionsversicherungsanstalt/RT
Cette affaire préjudicielle autrichienne porte sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de sécurité sociale, notamment le règlement (CE) n° 883/2004. La question centrale est de savoir si une pension de retraite peut être réduite ou suspendue en raison de revenus d'activité perçus dans un autre État membre, ce qui pourrait constituer une entrave à la libre circulation des travailleurs. La décision de la CJUE clarifiera les limites des clauses anti-cumul nationales face au principe de coordination des régimes de sécurité sociale.
24 février 2026
(Radiation): Ordonnance de la Cour du 24 février 2026 (demande de décision préjudicielle de la Pécsi Törvényszék – Hongrie) – LH e.a./Debreceni Törvényszék (Affaire C-648/25, Debreceni Törvényszék)
La Cour de justice de l'Union européenne a radié l'affaire C-648/25, introduite par une juridiction hongroise (Pécsi Törvényszék) dans le cadre d'une demande de décision préjudicielle. Cette ordonnance met fin à la procédure sans qu'aucune décision au fond n'ait été rendue, probablement en raison d'un désistement ou d'une irrecevabilité. Pour un professionnel du droit français, cette radiation signifie que la question préjudicielle posée n'a pas été tranchée par la CJUE et n'a donc pas d'effet sur l'interprétation du droit de l'Union.
24 février 2026
Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 24 février 2026.#A. A. contre C.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Vrhovno sodišče Republike Slovenije.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Crédit hypothécaire indexé sur une devise étrangère – Effets de l’annulation du contrat dans son intégralité – Possibilité, pour l’établissement bancaire, d’obtenir une rémunération pour l’utilisation de son capital par le consommateur.#Affaire C-368/25.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel slovène, précise les conséquences de l'annulation d'un contrat de crédit hypothécaire indexé sur une devise étrangère pour cause de clauses abusives. Elle confirme que, en application des articles 6 et 7 de la directive 93/13/CEE, l'établissement bancaire ne peut pas obtenir une rémunération ou un intérêt pour l'utilisation de son capital par le consommateur après l'annulation du contrat. La solution se déduit clairement de la jurisprudence antérieure de la Cour.
24 février 2026
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 24 février 2026.#RY contre Commission européenne.#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Recours en indemnité – Résiliation du contrat de travail d’un agent temporaire – Préjudices matériel et moral prétendument subis par la partie requérante – Fondement juridique du recours – Lien d’emploi de l’agent avec l’institution concernée.#Affaire C-336/25 P.
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par RY contre la Commission européenne, confirmant que le recours en indemnité pour préjudices matériel et moral résultant de la résiliation de son contrat d'agent temporaire était mal fondé. La Cour rappelle que le lien d'emploi de l'agent avec l'institution relève exclusivement du statut des fonctionnaires et du régime applicable aux autres agents de l'Union, excluant tout fondement juridique tiré de la responsabilité extracontractuelle de l'Union. Cette ordonnance, rendue sur le fondement de l'article 181 du règlement de procédure, confirme ainsi que les litiges entre un agent temporaire et son institution relèvent du contentieux de la fonction publique, et non de la responsabilité extracontractuelle.
24 février 2026