mardi 10 octobre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-21TL02882 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CACCIAPAGLIA MARIE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Montpellier de condamner la commune de Perpignan à lui verser à la somme de 3 383,88 euros pour le non-respect du délai de préavis dans le cadre de la procédure de licenciement dont il a fait l'objet, 4 035,82 euros au titre de l'indemnité légale de licenciement, 5 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles de toute nature dans les conditions d'existence subis en ce compris le préjudice de carrière, ces sommes devant être assorties des intérêts de droit et de la capitalisation de ces intérêts et de mettre à la charge de la commune de Perpignan la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à Me Cacciapaglia dans les conditions prévues par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un jugement n°1901289 du 9 février 2021, le tribunal administratif de Montpellier a condamné la commune de Perpignan à verser la somme de 900 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qu'il a subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 14 novembre 2018 et de la capitalisation des intérêts à compter du 14 novembre 2019, mis à la charge de la commune de Perpignan le versement d'une somme de 1 200 euros à Me Cacciapaglia, avocat de M. C en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle et rejeté le surplus des conclusions des parties.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 21 juillet 2021 sous le n°21MA02882 au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille, puis le 1er mars 2022 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse sous le n°21TL02882, M. A C, représenté par Me Cacciapaglia, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n°1901289 du 9 février 2021 du tribunal administratif de Montpellier ;
2°) de condamner la commune de Perpignan à lui verser la somme de 15 600 euros en réparation de tous les préjudices qu'il a subis, assortie des intérêts de droit à compter de la réception de sa réclamation préalable et de leur capitalisation pour chaque année échue ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Perpignan la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- le tribunal a entaché son jugement d'irrégularité d'une part en ne reconnaissant pas les fautes fondées sur le caractère abusif de la multitude de contrats à durée déterminée conclus et de l'illégalité du non renouvellement de son contrat, d'autre part en estimant que la conclusion et le renouvellement des contrats à durée déterminée étaient justifiés alors que la commune n'a produit aucun document justificatif et enfin en estimant que M. B n'a pas contesté l'exactitude matérielle des faits qui lui sont reprochés ;
- la commune a commis une faute en recourant abusivement, au sens de la directive du conseil de l'Union Européenne du 28 juin 1999 ainsi que des stipulations de la clause 5 de l'accord cadre annexé à la directive, à huit contrats de travail à durée déterminée à temps complet conclus successivement pour une période totale de 5 ans et 3 mois soit pour un accroissement temporaire d'activité, soit pour remplacer un titulaire indisponible alors que ce recrutement ne pouvait être regardé comme une mesure temporaire ;
- elle a commis une faute en ne respectant pas le délai de prévenance de deux mois prévu à l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 ;
- il appartient à l'autorité administrative de motiver une décision de non renouvellement sur des motifs tirés de l'intérêt du service, elle est dans le cas contraire entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il a droit au versement d'un montant de 3 383,88 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis et 4 035,82 euros brut au titre de l'indemnité légale de licenciement en application de l'article 45 du décret du 15 février 1988 et demande la réparation de son préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence par le versement d'une somme de 5 000 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er février 2022, la commune de Perpignan, représentée par Me Pierson, conclut à titre principal à l'annulation du jugement en ce qu'il retient une faute de la commune au titre du non-respect du délai de prévoyance et au rejet de la requête, à titre subsidiaire au rejet des demandes indemnitaires formées par M. C, à titre infiniment subsidiaire à la confirmation du jugement en ce qu'il cantonne à 900 euros le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence et demande qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. C en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- elle n'a pas recouru abusivement, au sens de la directive du 28 juin 1999 du Conseil, à des contrats à durée déterminée ;
- les dispositions de la directive du 28 juin 1999 ont été transposées par la loi du 26 juillet 2005 portant diverses mesures de transposition du droit communautaire, M. C ne peut s'en prévaloir ;
- les dispositions de l'article 5 de la directive du 28 juin 1999 qui posent un objectif de prévention des abus résultant de l'utilisation de contrat de travail à durée déterminée successifs n'interdisent ni de recourir à de tels contrats, ni de les renouveler ;
- le contrat conclu le 12 mars 2018 l'ayant été pour une durée déterminée inférieure à 6 mois, seul un délai de prévenance de 8 jours est exigé en application de l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 ;
- le recours à chacun des contrats est motivé et leur durée respective est conforme à celle légalement autorisée ;
- il n'y a pas eu une succession interrompue de contrats depuis le 1er mai 2016, les deux contrats conclus le 9 mai 2016 et 29 novembre 2016 l'ont été pour une durée de douze mois pour assurer un accroissement temporaire d'activité du 1er juin 2016 au 31 mai 2017, et les trois contrats conclus le 15 mai 2017, 7 décembre 2017 et 12 mai 2018 l'ont été en vue d'assurer le remplacement temporaire d'un fonctionnaire indisponible au sens de l'article 3-1 de la loi du 26 janvier 1984 ;
- le non renouvellement du contrat de M. C est justifié par l'intérêt du service.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2023, M. C, a informé la cour de son désistement d'instance et d'action.
Par un mémoire enregistré le 26 septembre 2023, la commune de Perpignan a déclaré accepter ce désistement.
M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Céline Arquié, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Michèle Torelli, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, recruté en qualité d'agent non titulaire du 1er juin 2013 au 31 octobre 2018 par contrats à durée déterminée successifs conclus avec la commune de Perpignan, a demandé au tribunal administratif de Montpellier l'indemnisation des préjudices qu'il estimait avoir subis du fait de la fin de son engagement. Par un jugement du 9 février 2021, le tribunal administratif de Montpellier a fait partiellement droit à sa demande. M. C a relevé appel de ce jugement à l'encontre duquel la commune de Perpignan a également formé un appel incident.
2. Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2023, M. C, a informé la cour de son désistement d'instance et d'action. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. La commune de Perpignan, qui a déclaré accepter ce désistement par un mémoire du 26 septembre 2023, doit être regardée comme s'étant désistée de ses conclusions incidentes et de celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E:
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M C.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions incidentes de la commune de Perpignan et de celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A C et à la commune de Perpignan.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Geslan-Demaret, présidente de chambre,
M. Teulière, premier conseiller,
Mme Arquié, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2023.
La rapporteure,
C. Arquié
La présidente,
A. Geslan-Demaret
La greffière,
M-M. Maillat
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026