Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA04453

mardi 1 septembre 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA04453
TypeOrdonnance
Recoursplein contentieux
FormationJuge des référés
Avocat requérantCABINET ALTHEIA AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société civile immobilière MD a demandé au tribunal administratif de Montreuil de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l’exercice clos en 2017 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier au 31 décembre de la même année.

Par un jugement n° 2410667 du 27 juin 2025, le tribunal administratif de Montreuil a fixé la valeur vénale du bien cédé par la société MD à MM. Ilan et Yanis Bouzaglou à 264 600 euros TTC, a déchargé la société MD de la différence entre, d’une part, le montant de la cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui ont été mis à sa charge au titre de l’année 2017 et, d’autre part, le montant rectifié de ces impositions et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 26 août 2025, la société MD, représentée par Me Jouanin, demande à la cour qu’il soit sursis à l’exécution du jugement n° 2410667 du 27 juin 2025 du tribunal administratif de Montreuil.

Vu la requête n° 25PA04431 par laquelle la société MD demande à la cour d’annuler ce jugement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents des cours administratives d’appel (…) les présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d’une décision juridictionnelle frappée d’appel (…) ». Aux termes de l’article R. 811-17 du même code : « (…) le sursis peut être ordonné à la demande du requérant si l’exécution de la décision de première instance attaquée risque d’entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux en l’état de l’instruction ».

2. D’une part, la société MD est dépourvue d’intérêt pour demander le sursis à exécution du jugement du 27 juin 2025 en tant que celui-ci a prononcé la réduction, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l’exercice clos en 2017 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017. D’autre part, pour le surplus, le jugement par lequel un tribunal administratif rejette la demande en décharge ou en réduction d’impositions présentée par un contribuable n’entraîne, en tant que tel, aucune mesure d’exécution susceptible de faire l’objet du sursis prévu à l’article R. 811-17 du code de justice administrative.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société MD tendant à ce qu’il soit sursis à l’exécution du jugement du 27 juin 2025 du tribunal administratif de Montreuil est irrecevable et doit, par suite, être rejetée par application des dispositions précédemment citées du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



ORDONNE :


Article 1er : La requête de la société MD est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière MD.

Copie en sera adressée à la direction régionale des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris.

Fait à Paris, le 1er septembre 2026.


Le président de la 5ème chambre,
A. BARTHEZ


La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.