LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-22TL20857

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-22TL20857

jeudi 16 juin 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-22TL20857
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantCABINET MAZAS - ETCHEVERRIGARAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. D A, ressortissant algérien, a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 30 avril 2021 par lequel le préfet de l'Aude lui a refusé un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.

Par un jugement n°2104380 du 5 novembre 2021, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 23 mars 2022 sous le n°22TL20857 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse, M. A, représenté par Me Mazas, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement

2°) d'annuler l'arrêté du préfet de l'Aude du 30 avril 2021 ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Aude de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de réexaminer sa situation en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour et ce dans un délai de 8 jours ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'application combinée des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- le jugement attaqué est irrégulier en tant que :

. il comporte des éléments erronés d'analyse des conclusions alors qu'il n'invoquait pas la question de la scolarisation mais celle du traitement médical au soutien du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant ;

. il est insuffisamment motivé en droit car il cite dans les visas un article R.51111 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile qui n'existe pas ;

. le tribunal a méconnu son office en n'enjoignant pas à l'administration de produire des éléments contredisant les moyens soulevés ;

- le refus de titre de séjour est entaché d'un vice de procédure tenant à l'erreur d'appréciation dont se trouve entaché l'avis du collège des médecins en ce qui concerne la possibilité de prise en charge en Algérie des handicaps de sa fille C ;

- le refus de titre de séjour et la décision fixant le pays de renvoi sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant pour la même raison.

Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 4 janvier 2022, le président de la cour administrative d'appel de Toulouse a désigné Mme E B pour statuer par ordonnance sur les requêtes d'appel en application de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. D A, ressortissant algérien, fait appel du jugement du tribunal administratif de Montpellier rejetant sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 avril 2021 par lequel le préfet de l'Aude lui a refusé un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel () ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

3. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, le jugement attaqué ne cite pas un article R.51111 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile, une erreur de visa n'étant au demeurant pas constitutive d'un défaut de motivation en droit. Par ailleurs, le tribunal, auquel il appartenait de se forger une conviction au vu de l'ensemble des pièces produites par les parties, n'a pas méconnu son office en n'enjoignant pas au préfet de l'Aude de produire d'autres pièces que l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration du 1er avril 2021 retenant la possibilité d'accès en Algérie à un traitement adapté aux handicaps de l'une de ses filles. Enfin, il n'a pas dénaturé ses conclusions ou ses écritures en évoquant également dans le cadre de l'appréciation de l'atteinte éventuelle à l'intérêt supérieur de l'enfant, la question de la scolarisation de sa seconde fille. Les moyens tirés de l'irrégularité du jugement attaqué sont donc manifestement infondés.

4. En second lieu, s'agissant du bien-fondé du jugement, le requérant se borne à reprendre les arguments invoqués devant le tribunal s'agissant de l'impossibilité alléguée de traitement adapté à l'état de santé de l'une de ses filles en Algérie sans apporter aucune pièce ou élément nouveau au soutien des moyens tirés du vice de procédure, de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3-1de la convention internationale sur les droits de l'enfant dont seraient entachées les décisions portant refus de titre de séjour et fixation du pays de renvoi. Par suite, il y a lieu de les écarter par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif de Montpellier aux points 4 à 6 de son jugement.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement et doit, par suite, être rejetée dans toutes ses conclusions en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité, y compris celles tendant à l'application combinée des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A, Me Sophie Mazas et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de l'Aude.

Fait à Toulouse, le 16 juin 2022.

La président-assesseure,

M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°22TL20857

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions