Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-25VE03460

mardi 1 septembre 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-25VE03460
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantMICHAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C... A... B... a demandé au tribunal administratif de Versailles d’annuler l’arrêté du 7 octobre 2024 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné.

Par un jugement n° 2409382 du 21 octobre 2025, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 20 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Michaud, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’annuler cet arrêté ;

3°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans le délai de quinze jours suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du10 juillet 1991.

Il soutient que :
- les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d’un défaut d’examen de sa situation personnelle ;
- elles sont entachées d’une erreur de droit en l’absence d’instruction de sa demande d’autorisation de travail ;
- elles sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation au regard du pouvoir général d’appréciation du préfet dès lors qu’il est inséré professionnellement à la société française ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

M. A... B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juin 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifié ;
- le code de justice administrative.

Par une décision en date du 1er septembre 2026, la présidente de la cour administrative d’appel de Versailles a désigné Mme Dorion, présidente, pour statuer par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…), après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».

M. A... B..., ressortissant tunisien né le 14 février 1994, qui déclare être entré en France le 26 décembre 2015, a présenté le 27 avril 2023 une demande de délivrance d’un titre de séjour portant la mention « salarié ». Par un arrêté du 7 octobre 2024, le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné. M. A... B... relève appel du jugement du 21 octobre 2025 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d’annulation de cet arrêté.

M. A... B..., qui ne se prévaut que de l’ancienneté de sa présence en France et de son activité salariée, reprend à l’identique en appel, sans produire aucun élément nouveau, ses moyens de première instance tirés, en ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, de leur insuffisance de motivation, du défaut d’examen de sa situation, de l’erreur manifeste d’appréciation et de l’erreur de droit dont elles seraient entachées, et de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ces moyens peuvent être écartés par les motifs du jugement attaqué, qu’il y a lieu d’adopter.

Il résulte de ce qui précède que la requête d’appel de M. A... B... est manifestement dépourvue de fondement et peut être rejetée, selon la procédure prévue au dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte et celles tendant à ce qu’il soit fait application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B....

Fait à Versailles, le 1er septembre 2026.


La magistrate désignée,

O. Dorion


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.