jeudi 18 janvier 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL01983 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BADJI OUALI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B C a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de six mois.
Par un jugement n° 2201184 du 8 juin 2022, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2023, M. B C, représenté par Me Badji Ouali, demande à la cour :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler ce jugement ;
3°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 ;
4°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de quinze jours suivant la notification de la décision de la cour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en contrepartie de sa renonciation à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- le jugement est insuffisamment motivé dès lors que les premiers juges n'ont pas effectué un examen réel et sérieux de sa situation ;
- les premiers juges ont commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'arrêté litigieux était suffisamment motivé et résultait d'un examen complet et sérieux de sa demande ;
- les premiers juges ont commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'il ne prouvait pas l'ancienneté de la vie commune avec sa compagne et que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de son enfant ;
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée au préfet de l'Hérault qui n'a pas produit de mémoire.
M. B C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant tunisien né le 1er juin 1991 et déclarant sans le justifier être entré en France en septembre 2019, a été interpellé, le 7 mars 2022, par les services de la police aux frontières en situation de travail illégal sur un chantier de construction à Cournonterral (Hérault). Le même jour, il a fait l'objet d'un arrêté du préfet de l'Hérault portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois. M. B C fait appel du jugement du 8 juin 2022 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () soit par la juridiction compétente ou son président () ". Par une décision du 20 septembre 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. B C. Ses conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle sont ainsi devenues sans objet. Il n'y a pas lieu de statuer en ce qui les concerne.
Sur la régularité du jugement :
4. En premier lieu, M. B C soutient que le jugement est irrégulier en ce que les premiers juges ont considéré que l'arrêté était suffisamment motivé et résultait d'un examen complet et sérieux de sa demande et qu'ils ont estimé, à tort, qu'il disposait d'attaches en Tunisie, entachant ainsi le jugement d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation et d'erreurs d'appréciation quant à l'atteinte portée à sa vie privée et familiale en France et à l'intérêt supérieur de son enfant. Toutefois, de tels moyens tendent à contester le bien-fondé du jugement et ne sont pas susceptibles d'affecter sa régularité.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés ". Il résulte des motifs mêmes du jugement attaqué que le tribunal administratif de Montpellier a suffisamment répondu à l'ensemble des moyens exposés en première instance. Par suite, M. B C n'est pas fondé à soutenir que le jugement attaqué serait irrégulier.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
6. L'arrêté litigieux vise les textes dont il a été fait application, en particulier la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, le préfet de l'Hérault a précisé les éléments de fait propres à la situation personnelle et administrative en France de M. B C, notamment la circonstance que l'appelant n'a pas sollicité de titre de séjour depuis son entrée en France en 2019. Il a également indiqué que l'intéressé, déclarant être en situation de concubinage, n'avait pas d'enfant à la date de la décision. En outre, l'arrêté indique que M. B C n'a pas effectué de démarches afin de régulariser sa situation administrative et a affirmé, lors de son audition, ne pas vouloir quitter la France. Enfin, l'arrêté précise que, bien que M. B C n'ait pas fait l'objet d'une précédente mesure et ne représente pas une menace à l'ordre public, une interdiction de retour d'une durée de six mois n'est pas disproportionnée dès lors que l'intéressé n'établit pas avoir fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France et ne fait état d'aucune circonstance humanitaire. En tout état de cause, le préfet n'était pas tenu de préciser l'ensemble des éléments relevant de la situation personnelle et familiale de M. B C. Par suite, alors même que le préfet de l'Hérault n'a pas précisé que le frère de M. B C résidait sur le territoire français et était français, les décisions en litige sont suffisamment motivées et, eu égard notamment à cette motivation, ne sont pas entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de M. B C.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B C, qui déclare être entré en France en septembre 2019, vit en concubinage avec une ressortissante française et que son frère de nationalité française réside en France. Toutefois, à l'exception d'une attestation de sa concubine, les pièces produites par le requérant ne permettent pas d'établir la réalité de la relation antérieurement à 2022. En outre, le mariage a eu lieu le 14 mai 2022 et les pièces du dossier ne permettent pas d'établir qu'il aurait été préparé avant la date de l'arrêté en litige du préfet de l'Hérault. La naissance de son enfant de nationalité française, le 16 février 2023, est intervenue onze mois après la date de cet arrêté. Ainsi, ces éléments sont sans incidence sur la légalité de la décision du préfet de l'Hérault qui s'apprécie à la date de son édiction. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal d'audition du 7 mars 2022, que M. B C n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Tunisie où résident ses parents et plusieurs de ses frères et sœurs. Enfin, il ressort également des pièces du dossier que M. B C, qui se prévaut d'une présence habituelle en France depuis 2019, n'a intenté aucune démarche dans le but de régulariser sa situation administrative. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet de l'Hérault lui a fait obligation de quitter le territoire français n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B C une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En deuxième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. M. B C ne peut utilement se prévaloir de la situation de son fils qui est né postérieurement à la décision en litige. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne méconnaît pas les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
11. Enfin, eu égard aux éléments de fait précédemment mentionnés au point 8, M. B C n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
14. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, M. B C n'a sollicité aucun titre de séjour depuis son entrée irrégulière sur le territoire français en 2019 et, d'autre part, il ne justifie d'aucun document d'identité ou de voyage en cours de validité. Par suite, le préfet de l'Hérault a pu valablement se fonder, pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire, sur le fait que l'intéressé risquait de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement, dès lors notamment qu'il entrait dans le champ des dispositions des 1° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, M. B C n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un tel délai méconnaîtrait les dispositions précédemment citées.
15. En troisième lieu, eu égard aux éléments de fait mentionnés précédemment aux points 8 et 14, M. B C n'est pas fondé à soutenir que la décision n'accordant pas de délai pour exécuter volontairement la mesure d'éloignement serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B C n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
18. Il ressort des pièces du dossier que M. B C ne justifie pas de circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées. En outre, dès lors que M. B C n'établit pas l'ancienneté de sa présence habituelle en France et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois n'est pas disproportionnée au regard de sa situation personnelle à la date de la décision contestée.
19. En dernier lieu, au regard des éléments de fait mentionnés aux points 8 et 18, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B C.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. B C est manifestement dépourvue de fondement. Par suite, ses conclusions aux fins d'annulation du jugement et de l'arrêté contestés doivent, en application de l'article R. 222-1 précité du code de justice administrative, être rejetées. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B C est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B C, à Me Chreifa Badji Ouali et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Fait à Toulouse, le 18 janvier 2024.
Le président de la 1ère chambre,
A. Barthez
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026