Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-26NC01112
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-26NC01112 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | BLANVILLAIN |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Moselle a refusé de renouveler son titre de séjour.
Par un jugement n° 2304067 du 15 décembre 2025, le tribunal administratif de Strasbourg a redirigé les conclusions de la demande vers la décision expresse de refus de titre de séjour intervenue en cours d’instance le 2 février 2024 et a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2026, Mme B..., représentée par Me Blanvillain, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement du 15 décembre 2025 ;
2°) d’annuler la décision du 2 février 2024 ;
3°) d’enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » dans un délai déterminé, au besoin sous astreinte, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, un récépissé dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision en litige est insuffisamment motivée, ce qui révèle un défaut d’examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 9 de l’accord franco-gabonais ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mars 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- l’accord entre le gouvernement de la république française et le gouvernement de la République gabonaise relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement signé à Libreville le 5 juillet 2007 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Nancy a désigné M. Barteaux, président‑assesseur, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., ressortissante gabonaise, est entrée en France le 13 octobre 2014 munie de son passeport revêtu d’un visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention « étudiant ». Son titre de séjour a été renouvelé jusqu’au 17 novembre 2019. Après un premier refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une mesure d’éloignement prise à son encontre par le préfet du Puy-de-Dôme le 6 janvier 2022, elle a, à nouveau, sollicité le renouvellement de son titre de séjour le 21 novembre 2022. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé sur cette demande, dont elle a demandé l’annulation au tribunal administratif de Strasbourg. Mme B... fait appel du jugement du 15 décembre 2025 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg, après avoir redirigé les conclusions de la demande vers la décision expresse de refus de titre de séjour intervenue en cours d’instance le 2 février 2024, a rejeté cette demande.
2. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement (…) ».
3. En premier lieu, il ressort des mentions de la décision de refus de séjour en litige que le préfet de la Moselle a examiné la demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d’étudiant de Mme B... en rappelant l’ensemble de son parcours administratif et en appréciant le caractère réel et sérieux de ses études. Alors que l’autorité administrative n’est pas tenue de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l’étranger auquel elle refuse le séjour, la décision de refus de titre de séjour en litige comporte l’ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée. Cette motivation révèle également que le préfet de la Moselle a procédé à un examen particulier la situation de Mme B.... Par suite, les moyens tirés de l’insuffisance de motivation de la décision en litige et du défaut d’examen doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l’article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 : « Les ressortissants de chacune des Parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d’effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l’autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à l’article 4, justifier d’une attestation d’inscription ou de préinscription dans l’établissement d’enseignement où s’effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d’existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d’existence suffisants (…) ». Aux termes de l’article 12 de la même convention : « Les dispositions de la présente convention ne font pas obstacle à l’application des législations respectives des deux Parties contractantes sur l’entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention ». Enfin, l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dispose que : « L’étranger qui établit qu’il suit un enseignement en France ou qu’il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d’existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » d’une durée inférieure ou égale à un an (…) ».
5. Pour l’application des stipulations de l’article 9 de l’accord franco-gabonais, il appartient à l’autorité administrative, saisie d’une demande de renouvellement d’une carte de séjour présentée en qualité d’étudiant, d’apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études effectivement poursuivies en tenant compte de l’assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B..., entrée régulièrement en France en 2014, était inscrite en première année de licence « Mathématiques et informatique » en 2014-2015, puis en première année de licence « Economie et Gestion » en 2015-2016 et en 2016-2017, et en deuxième année de cette même licence en 2017-2018 et en 2018-2019. Il n’est pas contesté qu’elle n’a justifié d’aucune inscription au titre des années universitaires 2019-2020 et 2020-2021, avant de s’inscrire à nouveau en deuxième année de licence « Economie et Gestion » au titre des années 2021‑2022 et 2022-2023. Bien qu’elle ait validé une partie des unités d’enseignement de cette formation, lui permettant ainsi de s’inscrire en troisième année en 2023-2024, et quand bien même elle disposerait de moyens d’existence suffisants, au regard du parcours mentionné ci-dessus et alors qu’elle n’a obtenu aucun diplôme depuis 2014, le préfet n’a pas fait une inexacte application des dispositions et stipulations précitées en estimant que Mme B... ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 9 de la convention franco‑gabonaise du 2 décembre 1992 et L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté.
7. En dernier lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ».
8. Le moyen tiré d'une atteinte au droit à la vie familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant pour contester le refus de renouveler un titre de séjour en qualité d'étudiant, qui résulte seulement d'une appréciation de la réalité et du sérieux des études poursuivies, sauf dans l’hypothèse où le préfet examine d’office si la décision de refus de séjour qu’il prend porte une atteinte disproportionnée au droit de l’étranger au respect de sa vie privée et familiale. Le préfet de la Moselle n’ayant pas procédé à un tel examen d’office avant de refuser de renouveler son titre de séjour, Mme B... ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour contester la décision en litige.
9. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d’appel présentée par Mme B... est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à Me Blanvillain.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la Moselle.
Fait à Nancy, le 1er octobre 2026.
Le magistrat désigné,
Signé : S. Barteaux
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
A. Bailly
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Moselle a refusé de renouveler son titre de séjour.
Par un jugement n° 2304067 du 15 décembre 2025, le tribunal administratif de Strasbourg a redirigé les conclusions de la demande vers la décision expresse de refus de titre de séjour intervenue en cours d’instance le 2 février 2024 et a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2026, Mme B..., représentée par Me Blanvillain, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement du 15 décembre 2025 ;
2°) d’annuler la décision du 2 février 2024 ;
3°) d’enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » dans un délai déterminé, au besoin sous astreinte, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, un récépissé dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision en litige est insuffisamment motivée, ce qui révèle un défaut d’examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 9 de l’accord franco-gabonais ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mars 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- l’accord entre le gouvernement de la république française et le gouvernement de la République gabonaise relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement signé à Libreville le 5 juillet 2007 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la cour administrative d’appel de Nancy a désigné M. Barteaux, président‑assesseur, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., ressortissante gabonaise, est entrée en France le 13 octobre 2014 munie de son passeport revêtu d’un visa de long séjour valant titre de séjour portant la mention « étudiant ». Son titre de séjour a été renouvelé jusqu’au 17 novembre 2019. Après un premier refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une mesure d’éloignement prise à son encontre par le préfet du Puy-de-Dôme le 6 janvier 2022, elle a, à nouveau, sollicité le renouvellement de son titre de séjour le 21 novembre 2022. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé sur cette demande, dont elle a demandé l’annulation au tribunal administratif de Strasbourg. Mme B... fait appel du jugement du 15 décembre 2025 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg, après avoir redirigé les conclusions de la demande vers la décision expresse de refus de titre de séjour intervenue en cours d’instance le 2 février 2024, a rejeté cette demande.
2. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement (…) ».
3. En premier lieu, il ressort des mentions de la décision de refus de séjour en litige que le préfet de la Moselle a examiné la demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d’étudiant de Mme B... en rappelant l’ensemble de son parcours administratif et en appréciant le caractère réel et sérieux de ses études. Alors que l’autorité administrative n’est pas tenue de mentionner tous les éléments relatifs à la situation de l’étranger auquel elle refuse le séjour, la décision de refus de titre de séjour en litige comporte l’ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée. Cette motivation révèle également que le préfet de la Moselle a procédé à un examen particulier la situation de Mme B.... Par suite, les moyens tirés de l’insuffisance de motivation de la décision en litige et du défaut d’examen doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l’article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 : « Les ressortissants de chacune des Parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d’effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l’autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à l’article 4, justifier d’une attestation d’inscription ou de préinscription dans l’établissement d’enseignement où s’effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d’existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d’existence suffisants (…) ». Aux termes de l’article 12 de la même convention : « Les dispositions de la présente convention ne font pas obstacle à l’application des législations respectives des deux Parties contractantes sur l’entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention ». Enfin, l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dispose que : « L’étranger qui établit qu’il suit un enseignement en France ou qu’il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d’existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » d’une durée inférieure ou égale à un an (…) ».
5. Pour l’application des stipulations de l’article 9 de l’accord franco-gabonais, il appartient à l’autorité administrative, saisie d’une demande de renouvellement d’une carte de séjour présentée en qualité d’étudiant, d’apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études effectivement poursuivies en tenant compte de l’assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B..., entrée régulièrement en France en 2014, était inscrite en première année de licence « Mathématiques et informatique » en 2014-2015, puis en première année de licence « Economie et Gestion » en 2015-2016 et en 2016-2017, et en deuxième année de cette même licence en 2017-2018 et en 2018-2019. Il n’est pas contesté qu’elle n’a justifié d’aucune inscription au titre des années universitaires 2019-2020 et 2020-2021, avant de s’inscrire à nouveau en deuxième année de licence « Economie et Gestion » au titre des années 2021‑2022 et 2022-2023. Bien qu’elle ait validé une partie des unités d’enseignement de cette formation, lui permettant ainsi de s’inscrire en troisième année en 2023-2024, et quand bien même elle disposerait de moyens d’existence suffisants, au regard du parcours mentionné ci-dessus et alors qu’elle n’a obtenu aucun diplôme depuis 2014, le préfet n’a pas fait une inexacte application des dispositions et stipulations précitées en estimant que Mme B... ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 9 de la convention franco‑gabonaise du 2 décembre 1992 et L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté.
7. En dernier lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ».
8. Le moyen tiré d'une atteinte au droit à la vie familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant pour contester le refus de renouveler un titre de séjour en qualité d'étudiant, qui résulte seulement d'une appréciation de la réalité et du sérieux des études poursuivies, sauf dans l’hypothèse où le préfet examine d’office si la décision de refus de séjour qu’il prend porte une atteinte disproportionnée au droit de l’étranger au respect de sa vie privée et familiale. Le préfet de la Moselle n’ayant pas procédé à un tel examen d’office avant de refuser de renouveler son titre de séjour, Mme B... ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour contester la décision en litige.
9. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d’appel présentée par Mme B... est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à Me Blanvillain.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la Moselle.
Fait à Nancy, le 1er octobre 2026.
Le magistrat désigné,
Signé : S. Barteaux
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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